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Derniers fragments épars pour un anarchisme sans dogmes
Ibañez Tomas
CASCADES
13,00 €
Épuisé
EAN :9782917051191
La vérité, c'est vieux comme le monde...". Cette réplique du film Les Enfants du paradis, Tomás Ibánez l'a faite sienne depuis belle lurette. L'anarchisme aussi, c'est vieux comme le monde, se disait-il déjà au temps de sa jeunesse ardente. Mai 68, qui fut un moment de révélation et de rupture, le confirma dans ses intuitions : l'anarchisme, cette école d'émancipation par excellence, devait d'abord s'émanciper de nombre de ses propres dogmes pour ne pas mourir d'obsolescence. "Néo-anarchiste" assumé et déjà relativiste, toutes les " vérités " admises du vieux corps de doctrine devaient, pensait-il, être soumises à débat. Depuis, il ne cesse de remettre le couvert en cultivant sa passion pour le braconnage et les chemins de traverse. De là à en faire un postmoderne habité par la seule manie de la déconstruction, il y aurait maldonne. Car, si Tomás Ibánez puise beaucoup de son inspiration aux concepts de Michel Foucault - dont la découverte fut certainement l'autre révélation de sa vie -, c'est pour les intégrer à cet anarchisme hétérodoxe qui est le sien et les précède. Autrement dit, ils l'aident à penser en libertaire irrévérencieux ce monde qui est le nôtre, et surtout les nouvelles résistances - aussi inattendues que contradictoires - qu'il suscite.
Résumé : Alors que certains l'avaient trop vite relégué aux oubliettes de l'histoire, l'anarchisme démontre aujourd'hui une étonnante et foisonnante vitalité, surgissant, sous de multiples formes, partout sur la planète. Cette vigueur s'explique par le fait que, réfractaire à la stagnation et à la simple répétition, la pensée libertaire a su oeuvrer à son propre renouvellement. Dans cet ouvrage, l'auteur nous invite à découvrir les raisons et les nouvelles modalités de cette résurgence, qui s'exprime notamment à travers le néoanarchisme et le postanarchisme.
Il n'y a aucun principe absolu, il n'y aucun critère qui ait des fondements fermes et définitifs ; les êtres humains ne peuvent chercher refuge dans rien qu'ils n'aient produit eux-mêmes. Il faut en finir avec la recherche de cohérences doctrinales impeccables, douter face à tout discours qui dissimule ses contradictions internes au lieu de les proclamer et regarder avec horreur les utopies qui rêvent de sociétés parfaitement harmonieuses. Subvertir les fonctionnements habituels et les usages établis, occuper les espaces, transformer les lieux de passage en lieux de rencontre et de parole, tout cela délie une créativité collective qui invente immédiatement de nouvelles manières d'étendre cette subversion et de la faire proliférer. Agiter les eaux de l'anarchisme pour qu'elles ne s'assoupissent pas dans un sommeil complaisant et ne cessent jamais d'être turbulentes. Rien ne saurait être remis au lendemain de la révolution, car elle n'est pas située dans l'avenir, elle n'a que le présent pour unique demeure et elle se produit dans chaque espace et chaque instant que l'on parvient à soustraire au système. La révolution n'est plus un but à atteindre, elle est toute dans le trajet lui-même.
Résumé : Alors que certains l'avaient trop vite relégué aux oubliettes de l'histoire, l'anarchisme démontre aujourd'hui une étonnante et foisonnante vitalité, surgissant, sous de multiples formes, partout dans le monde. Cette vigueur s'explique par le fait que, réfractaire à la stagnation et à la simple répétition, la pensée libertaire a su oeuvrer à son propre renouvellement. Dans cet ouvrage, Tomás Ibanez, professeur de philosophie à l'Université autonome de Barcelone et militant anarchiste - il est le créateur du symbole du "A cerclé" -, nous invite à découvrir les raisons et les nouvelles modalités de cette résurgence, qui se manifeste notamment dans le néo-anarchisme et le post-anarchisme.
L'empreinte négative de La main, posée sur les parois de La préhistoire, nous situe aux premiers temps de la peinture. Nous ne sommes pas confrontés à une quelconque redécouverte de formes archaïques, mais au mouvement par lequel s'instaure le recours à l'image. Cette trace rend visible la relation première de l'individu à la peinture. Il s'agit d'un geste dans l'image qui nous convie à repenser les implications plastiques du commencement. Quels effets de sens recouvre à sa création le signe de la main négative, dès lors qu'il instaure dans et par l'art un dialogue avec l'imaginaire, c'est-à-dire génère une activité de représentation ? A quelle source puise-t-on quand, par exemple, le signe de ta main perdure dans nos outils informatiques comme emblème iconique d'une action immédiate et à distance ?
A l'appel des zapatistes du Chiapas, du Congrès indigène du Mexique et de la communauté yaqui de Vicam se sont réunis pour s'écouter et se connaître, du 11 au 14 octobre 2007, près de six cents femmes et hommes, délégués par soixante-six peuples vivant dans douze pays du continent appelé Amérique par ses conquérants. Récits d'humiliation et d'exploitation, de résistance et de rébellion, toutes d'émotion et de dignité, leurs paroles ouvrent un chemin d'émancipation.
Dans le sud du Mexique, à Oaxaca, la désobéissance civile est très près de devenir un soulèvement populaire qui, loin de s'épuiser, grandit et se radicalise jour après jour. Le mouvement a cessé d'être une lutte traditionnelle de protestation et a commencé à se transformer en un embryon de gouvernement alternatif. Les institutions gouvernementales locales sont des coquilles qui se vident chaque jour plus de toute autorité, tandis que les assemblées populaires deviennent des instances dont émane un nouveau mandat politique. Les choses vont vite et l'exemple de la commune naissante d'Oaxaca est loin de se circonscrire à sa localité. (La Jornada 25 juillet 2006.) Biographie: Georges Lapierre, auteur du Mythe de la raison, arpente le Mexique depuis de longues années. Il a tenu sur place, à chaud, cette chronique de la Commune d'Oaxaca. Son récit s'accompagne de documents inédits, d'une chronologie et d'une réflexion sur la communalité des peuples indiens qui irrigue le mouvement de transformation sociale jusqu'au c?ur de la ville.
Dans les montagnes du Sud-Est mexicain, une brèche s'est ouverte sur une scène inamovible depuis des siècles. Le 1er janvier 1994, San Cristobal de Las Casas et six autres villes du Chiapas ont reçu une secousse terrible, les Indiens s'étaient rebellés et ils marchaient là. De longues tresses abondantes se répandaient sur les chemises café de l'uniforme, sous la casquette. Des pantalons noirs et des bottes. C'étaient les insurgées; elles avaient le regard sûr, non plus le regard fuyant ou suppliant de l'Indienne dans la ville. Vêtues de l'uniforme vert et café, elles se regroupaient comme leurs companeros, jeunes et habillés comme elles, avec des armes, comme elles, indiens Finalement, comme elles : "Nous sommes des soldats de l'Armée zapatiste de libération nationale. Nous luttons pour notre peuple, pour que la situation s'améliore."
Christian Ferrer est argentin, sociologue et essayiste. Il est né en 1960 et enseigne la philosophie à la faculté de sciences sociales de Buenos Aires. Il a publié en Argentine et en Espagne des essais sur le langage libertaire, sur la violence technique, une anthologie de la pensée anarchiste. "Ce n'est pas l'image du fleuve qui collerait à l'anarchisme, mais plutôt celle du geyser, ou de l'inondation, de l'alluvion, de la rivière souterraine, du débordement, de la trombe marine, de la vague qui emporte tout, de la tête d'orage".