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Fragments épars pour un anarchisme sans dogmes
Ibañez Tomas
CASCADES
15,30 €
Épuisé
EAN :9782917051078
Il n'y a aucun principe absolu, il n'y aucun critère qui ait des fondements fermes et définitifs ; les êtres humains ne peuvent chercher refuge dans rien qu'ils n'aient produit eux-mêmes. Il faut en finir avec la recherche de cohérences doctrinales impeccables, douter face à tout discours qui dissimule ses contradictions internes au lieu de les proclamer et regarder avec horreur les utopies qui rêvent de sociétés parfaitement harmonieuses. Subvertir les fonctionnements habituels et les usages établis, occuper les espaces, transformer les lieux de passage en lieux de rencontre et de parole, tout cela délie une créativité collective qui invente immédiatement de nouvelles manières d'étendre cette subversion et de la faire proliférer. Agiter les eaux de l'anarchisme pour qu'elles ne s'assoupissent pas dans un sommeil complaisant et ne cessent jamais d'être turbulentes. Rien ne saurait être remis au lendemain de la révolution, car elle n'est pas située dans l'avenir, elle n'a que le présent pour unique demeure et elle se produit dans chaque espace et chaque instant que l'on parvient à soustraire au système. La révolution n'est plus un but à atteindre, elle est toute dans le trajet lui-même.
Le présent ouvrage compare différents traitements de l'espace dramatique et scénique selon une logique diachronique, tout en confrontant deux sphères culturelles à la fois proches et distinctes, voisines et rivales. Il s'appuie sur un corpus "canonique" qui, tout au long d'une période allant du XVIe au XXe siècle, érige progressivement en norme un espace théâtral sémiotisé et ce, en France comme en Espagne. Le théâtre, media de masse efficace, contrôlé quoique intrinsèquement incontrôlable, fut une préoccupation constante pour les pouvoirs publics des deux côtés des Pyrénées. Sur la scène et à sa périphérie gravitent des enjeux sociétaux et politiques fondamentaux pour deux jeunes nations européennes. Les textes réunis abordent ces questions autour de deux pôles temporellement et esthétiquement opposés : celui de la genèse d'un espace théâtral en voie de normalisation (XVIe-XVIIe siècles) et celui de la consolidation mais aussi de la remise en cause - à travers la notion de hors-scène - du modèle aristotélicien (XIXe-XXe siècles).
Résumé : Alors que certains l'avaient trop vite relégué aux oubliettes de l'histoire, l'anarchisme démontre aujourd'hui une étonnante et foisonnante vitalité, surgissant, sous de multiples formes, partout dans le monde. Cette vigueur s'explique par le fait que, réfractaire à la stagnation et à la simple répétition, la pensée libertaire a su oeuvrer à son propre renouvellement. Dans cet ouvrage, Tomás Ibanez, professeur de philosophie à l'Université autonome de Barcelone et militant anarchiste - il est le créateur du symbole du "A cerclé" -, nous invite à découvrir les raisons et les nouvelles modalités de cette résurgence, qui se manifeste notamment dans le néo-anarchisme et le post-anarchisme.
Ibañez Raphaël ; Cormier Jean ; Catinchi Philippe-
Résumé : Les Yeux dans les yeux, c'est le témoignage exceptionnel du capitaine de l'équipe de France de rugby qui rend compte de sa Coupe du monde, dans un journal qui fourmille d'anecdotes et fait vivre l'aventure de l'intérieur. Les Yeux dans les yeux, c'est l'image forte de ce formidable défi relevé contre la meilleure équipe du monde, les All Blacks, lors d'un quart de finale de légende joué à Cardiff le 6 octobre 2007. Dès le fameux haka, les regards des joueurs tricolores avaient donné le ton. Leur capitaine, Raphaël Ibanez, allait mener le XV de France à la bataille comme on entre en mêlée. Les Yeux dans les yeux, c'est l'expression de la parole libre de Raphaël Ibanez. Il livre ici son approche du rôle de leader d'un groupe parti à la conquête de la récompense suprême. Un homme que l'on découvre toujours présent, attentif, à l'écoute de ses coéquipiers. Un homme plus soucieux de victoire pour son équipe que de sa propre image personnelle. Les Yeux dans les yeux, c'est la preuve qu'un sportif de très haut niveau peut réussir la performance de rester compétitif pendant des mois, animé par son courage, sa ténacité, son engagement sans failles et une honnêteté exemplaire. Les Yeux dans les yeux, c'est une façon de se parler à soi-même pour comprendre les enjeux humains et sportifs liés à une grande compétition, tout en laissant une trace pour les futurs capitaines qui y puiseront de riches enseignements. Les Yeux dans les yeux, ce sont deux yeux bleus qui invitent à ne pas tricher.
Résumé : " Si le mot amour est prononcé entre eux je suis perdu ", dit le comte Mosca en voyant s'éloigner la voiture qui emporte la Sanseverina et Fabrice. Le propos de Stendhal méritait d'être analysé. Du rôle que joue l'amour dans l'apparition du langage, significatif dans le Véda comme dans les jeux de Brisset, à la valeur du silence dont témoigne la légende de Tristan et Iseut en passant par le pouvoir des mots d'amour tantriques, cet essai relève nombre des interactions de l'amour sur le langage. Chacun à sa manière, Blake, Fourier et Bataille démontrent qu'il n'est possible de dire l'amour qu'en transgressant le langage ordinaire. De leur côté, parlant d'amour, les sorcières comme les kabbalistes parlent à côté de ce qu'ils disent. A eux seuls ces décalages prouvent déjà que le langage de l'amour est une parole sacrée. Les poèmes gnostiques comme les romans de la Quête du Graal ou l'Hypérion de Hölderlin, par leur seule beauté, le confirment. Au reste, les adamites et les troubadours ne l'ont-ils pas associé à la musique des sphères ? Et si le langage lui-même n'était que le signe d'une blessure, d'une chute, le sang de l'Androgyne ?
Dans les montagnes du Sud-Est mexicain, une brèche s'est ouverte sur une scène inamovible depuis des siècles. Le 1er janvier 1994, San Cristobal de Las Casas et six autres villes du Chiapas ont reçu une secousse terrible, les Indiens s'étaient rebellés et ils marchaient là. De longues tresses abondantes se répandaient sur les chemises café de l'uniforme, sous la casquette. Des pantalons noirs et des bottes. C'étaient les insurgées; elles avaient le regard sûr, non plus le regard fuyant ou suppliant de l'Indienne dans la ville. Vêtues de l'uniforme vert et café, elles se regroupaient comme leurs companeros, jeunes et habillés comme elles, avec des armes, comme elles, indiens Finalement, comme elles : "Nous sommes des soldats de l'Armée zapatiste de libération nationale. Nous luttons pour notre peuple, pour que la situation s'améliore."
Je n'ai jamais désespéré de la révolution autogestionnaire en tant que révolution de la vie quotidienne. Maintenant moins que jamais. J'ai la conviction qu'outrepassant les barricades de la résistance et de l'autodéfense les forces vives du monde entier s'éveillent d'un long sommeil. Leur offensive, irrésistible et pacifique, balaiera tous les obstacles dressés contre l'immense désir de vivre que nourrissent ceux qui, innombrables, naissent et renaissent chaque jour. La violence d'un monde à créer va supplanter la violence d'un monde qui se détruit. Nous n'avons été jusqu'à ce jour que des hybrides, mi-humains mi-bêtes sauvages. Nos sociétés ont été de vastes entrepôts où l'homme, réduit au statut d'une marchandise, également précieuse et vile, était corvéable et interchangeable. Nous allons inaugurer le temps où l'homme va assumer sa destinée de penseur et de créateur en devenant ce qu'il est et n'a jamais été: un être humain à part entière.
S'il est présenté " officiellement" dans les ouvrages traitant de l'histoire du surréalisme comme peintre et dessinateur, Adrien Dax a toujours clairement refusé de s'inscrire dans une perspective qui se définirait comme artistique. Adrien Dax a trente-six ans lorsqu'il rejoint, en 1949, le groupe surréaliste. Autour d'André Breton, le projet a rallié nombre de jeunes gens disposés à poursuivre l'exploration des voies de la libération de l'homme, étendue à tous les aspects de sa vie. Mettre fin à l'aliénation qui domine sa réalité sociale et ouvrir largement les portes étroites de sa perception du monde et de la vie, voilà un " programme " qui n'a rien perdu de son actualité dans l'immédiat après-guerre - nous ajouterons que l'heure actuelle n'a rien résolu. Cet ouvrage propose la réunion des textes qu'Adrien Dax a donnés aux revues qui jalonnent la vie du groupe surréaliste français et à celles qui ont conjoncturellement accueilli les écrits surréalistes. Parmi ces articles, des réponses à des enquêtes, pratique assez habituelle dans la vie du groupe surréaliste, dont celle, intégrale et inédite, extrêmement éclairante, au questionnaire " Rien ou quoi ? ". Cet ensemble de textes suggère non pas une stricte réflexion théorique mais plutôt la rencontre d'une réactivité sans faille aux préoccupations successives du groupe et d'une grande érudition alliée à une curiosité toujours en alerte.