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Les Jeux de l'amour et du langage
Peignot Jérôme
CASCADES
14,20 €
Épuisé
EAN :9782917051054
Si le mot amour est prononcé entre eux je suis perdu ", dit le comte Mosca en voyant s'éloigner la voiture qui emporte la Sanseverina et Fabrice. Le propos de Stendhal méritait d'être analysé. Du rôle que joue l'amour dans l'apparition du langage, significatif dans le Véda comme dans les jeux de Brisset, à la valeur du silence dont témoigne la légende de Tristan et Iseut en passant par le pouvoir des mots d'amour tantriques, cet essai relève nombre des interactions de l'amour sur le langage. Chacun à sa manière, Blake, Fourier et Bataille démontrent qu'il n'est possible de dire l'amour qu'en transgressant le langage ordinaire. De leur côté, parlant d'amour, les sorcières comme les kabbalistes parlent à côté de ce qu'ils disent. A eux seuls ces décalages prouvent déjà que le langage de l'amour est une parole sacrée. Les poèmes gnostiques comme les romans de la Quête du Graal ou l'Hypérion de Hölderlin, par leur seule beauté, le confirment. Au reste, les adamites et les troubadours ne l'ont-ils pas associé à la musique des sphères ? Et si le langage lui-même n'était que le signe d'une blessure, d'une chute, le sang de l'Androgyne ?
Résumé : Jérôme Peignot raconte : un jour, alors que Blaise Cendrars se trouvait à la terrasse de Lipp, m'apercevant, il me héla. Nous sommes restés là tout un après-midi à bavarder. - Entre nous : dis-moi si c'est bien vrai tout ce que tu nous racontes, ton tour du monde et tout le saint-frusquin ? - Qu'est-ce que ça peut faire. L'essentiel est que la locomotive dégorge sa vapeur. D'où vient le charbon ? Quelle importance. La mode est à la morosité. Ils sont nombreux ceux qui dénoncent notre société en capilotade. Et si c'était de tous temps qu'on a pu faire le même constat ? Proust, Musil, Kundera... nous incitent à le croire. On subit ce qu'on écrit bien plus qu'on en décide. On se félicite de ce qu'emporté par le courant de sa plume se soit trouvé un fil d'or : cette note d'humour qui court entre ces lignes. Vaille que vaille elle s'inscrit dans la couleur du ciel.
Dans le sud du Mexique, à Oaxaca, la désobéissance civile est très près de devenir un soulèvement populaire qui, loin de s'épuiser, grandit et se radicalise jour après jour. Le mouvement a cessé d'être une lutte traditionnelle de protestation et a commencé à se transformer en un embryon de gouvernement alternatif. Les institutions gouvernementales locales sont des coquilles qui se vident chaque jour plus de toute autorité, tandis que les assemblées populaires deviennent des instances dont émane un nouveau mandat politique. Les choses vont vite et l'exemple de la commune naissante d'Oaxaca est loin de se circonscrire à sa localité. (La Jornada 25 juillet 2006.) Biographie: Georges Lapierre, auteur du Mythe de la raison, arpente le Mexique depuis de longues années. Il a tenu sur place, à chaud, cette chronique de la Commune d'Oaxaca. Son récit s'accompagne de documents inédits, d'une chronologie et d'une réflexion sur la communalité des peuples indiens qui irrigue le mouvement de transformation sociale jusqu'au c?ur de la ville.
Résumé : Sans papiers, oui mais avec tout le reste, l'humour, l'énergie, la délicatesse, les pensées, les rêves entraperçus dans ces brefs instants de côtoiement, l'intimité passagère de qui est embarqué dans la même galère. Métie Navajo saisit, raconte, regarde, les yeux bien ouverts, décrit dans sa manière rapide, haletante, zigzaguante, étincelante, voit et montre, nous fait entrer un moment dans le monde qui défile autour d'eux. "Dans une vie ancienne", comme elle dit, même si seulement trois ans ont passé, Métie Navajo marchait sur les chemins du Mexique, sur les pas d'autres hommes : Tsotiles, Tseltales, Choles du Chiapas, Zapothèques, Mixtèques, Triquis d'Oaxaca.
Résumé : "L'Etre aimé dans ce monde dissous est devenu la seule puissance qui ait gardé la vertu de rendre à la chaleur de la vie. Si ce monde n'était pas sans cesse parcouru par les mouvements convulsifs des êtres qui se cherchent l'un l'autre, s'il n'était pas transfiguré par le visage "dont l'absence est douloureuse", il aurait l'apparence d'une dérision offerte à ceux qu'il fait naître : l'existence humaine y serait présente à l'état de souvenir ou de film des pays "sauvages". Il est nécessaire d'excepter la fiction avec un sentiment irrité. Ce qu'un être possède au fond de lui-même de perdu, de tragique, la "merveille aveuglante" ne peut plus être rencontrée que sur un lit. Il est vrai que la poussière satisfaite et les soucis dissociés du monde présent envahissent aussi les chambres : les chambres verrouillées n'en demeurent pas moins, dans le vide mental presque illimité, autant d'îlots où les figures de la vie se recomposent."
S'il est présenté " officiellement" dans les ouvrages traitant de l'histoire du surréalisme comme peintre et dessinateur, Adrien Dax a toujours clairement refusé de s'inscrire dans une perspective qui se définirait comme artistique. Adrien Dax a trente-six ans lorsqu'il rejoint, en 1949, le groupe surréaliste. Autour d'André Breton, le projet a rallié nombre de jeunes gens disposés à poursuivre l'exploration des voies de la libération de l'homme, étendue à tous les aspects de sa vie. Mettre fin à l'aliénation qui domine sa réalité sociale et ouvrir largement les portes étroites de sa perception du monde et de la vie, voilà un " programme " qui n'a rien perdu de son actualité dans l'immédiat après-guerre - nous ajouterons que l'heure actuelle n'a rien résolu. Cet ouvrage propose la réunion des textes qu'Adrien Dax a donnés aux revues qui jalonnent la vie du groupe surréaliste français et à celles qui ont conjoncturellement accueilli les écrits surréalistes. Parmi ces articles, des réponses à des enquêtes, pratique assez habituelle dans la vie du groupe surréaliste, dont celle, intégrale et inédite, extrêmement éclairante, au questionnaire " Rien ou quoi ? ". Cet ensemble de textes suggère non pas une stricte réflexion théorique mais plutôt la rencontre d'une réactivité sans faille aux préoccupations successives du groupe et d'une grande érudition alliée à une curiosité toujours en alerte.