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Mes contemporains
Denis Maurice ; Solvès Juliette
FATA MORGANA
22,00 €
Épuisé
EAN :9782377921768
Après Ecrits sur les Nabis (2022) et La leçon des maîtres (2023), Les contemporains vient compléter une trinité qui met en lumière les écrits inédits, secrets ou oubliés de Maurice Denis. Il est l'un des peintres fondateurs du mouvement des Nabis qui, en rupture avec les représentations artistiques de l'époque, va libérer la voie vers une peinture moderne, symboliste et émancipée de toutes les règles. Plus qu'un peintre de génie, il fut aussi un grand critique et historien de l'art, produisant de nombreuses études sur les artistes et les mouvements de son époque, ceux qu'il côtoyait, admirait ou rejetait. Ce volume, plus intimiste, révèle les relations que le peintre entretenait avec ses pairs, amis et élèves. Face à ces ? gures marquantes, l'esprit de Maurice Denis fuse et balaye les thématiques, techniques et questions artistiques de son époque. Si certains de ces contemporains sont oubliés, d'autres sont restés : surgissent des ponts avec l'art de notre siècle, témoins du prolongement de certaines idées et expressions entre les générations. Les artistes d'hier et d'aujourd'hui s'inspirent et semblent se répondre.
Résumé : Maurice Denis, né en 1870, mort en 1943, est l'un des peintres fondateurs du mouvement des Nabis qui, en rupture avec les représentations artistiques de l'époque, vont libérer la voie vers une peinture moderne, symboliste et émancipée de toutes les règles qu'impose leur mimétisme. Ses tableaux sont aujourd'hui exposés dans les musées les plus prestigieux et la ferveur grandit autour de son oeuvre singulière. Ecrits sur les Nabis rassemble ses écrits théoriques sur le mouvement nabi, portraits des amis : Sérusier, Bonnard, Vuillard, Ker-Xavier Roussel, Lacombe et autres camarades s'y rencontrent. Ces textes, à la publication secrète ou oubliée, sont les re ? ets d'une époque emblématique pour l'histoire des arts, celle où la fougue des premiers avant-gardes, leurs nouvelles conceptions du monde, s'apprêtent à se répandre comme une trainée de poudre.
C'est dans le sillage de Gauguin et de Cézanne que s'épanouit l'art de Maurice Denis. Tourné vers l'avenir en renouant avec la tradition, comme le solitaire d'Aix, animé d'une foi profonde et d'un vaste idéal artistique, il aborda de la façon la plus haute l'art de peindre et devint le théoricien le plus important de son temps. Emule de Vuillard et de Bonnard, il porta le message des Nabis et fit connaître, autant par le texte que par la peinture, l'enseignement de Cézanne. Nourri de l'art des musiciens ses amis, Chausson et Debussy, ses tableaux sont admirés et recherchés par les meilleurs amateurs : André Gide acheta son Hommage à Cézanne, peint en 1900, Chtchoukine et Morosov lui commandèrent des oeuvres en même temps qu'à Matisse. Après ses dessins de 1889 pour Sagesse de Verlaine, il réalisa quatre ans plus tard un chef-d'oeuvre d'illustration avec le Voyage d'Urien d'André Gide. D'autres réussites jalonnèrent sa carrière d'illustrateur : la Vita nova de Dante, les Fioretti de saint François d'Assise. Son oeuvre de peintre se développa sous les cieux d'Italie, de Bretagne et d'Ile-de-France. Il peignit aussi de nombreux et amples décors, parfois monumentaux comme ceux du théâtre des Champs-Elysées, avec Bourdelle et Vuillard, ou de la chapelle du Prieuré à Saint-Germain-en-Laye. C'est la richesse de cette oeuvre qui donne tout son sens à ce recueil.
Même s'il considérait ses croquis sur nature comme de simples notes, le peintre Maurice Denis (1870-1943) a fait du dessin l'un de ses principaux outils de travail et a rempli de très nombreux carnets, dont presque cent cinquante sont conservés. Amoureux de l'Italie, il a parcouru la péninsule du nord au sud, sans oublier quelques autres pays du pourtour méditerranéen : Algérie, Espagne, Terre sainte, Grèce, Turquie... Autant d'escales où la lumière est une raison d'exercer son oeil et son outil. Ainsi les dessins aquarellés de Maurice Denis regorgent-ils d'arbres, de scènes et de paysages en tout genre, offrant un extraordinaire feu d'artifice de couleurs raffinées.
Maurice Denis, né en 1870, mort en 1943, est l'un des peintres fondateurs du mouvement des Nabis qui, en rupture avec les représentations artistiques de l'époque, va libérer la voie vers une peinture moderne et émancipée de toutes les règles. Grand critique et historien de l'art, il a produit de nombreux écrits théoriques sur les artistes et les mouvements de son époque, ceux qu'il côtoyait, qu'il admirait ou qu'il rejetait. Ce volume rassemble les portraits - écrits entre 1902 et 1939, inédits ou publiés dans de désormais introuvables revues - des ? gures qui l'ont inspiré et dont il se revendiquera toute sa vie. Les primitifs italiens, Fra Angelico et Raphaël, sont d'abord convoqués avec Poussin - fervent représentant du classicisme et autres grand amoureux de l'Italie - comme des modèles de raison, de méthode et de métier. Amaury-Duval, Manet et Renoir suivent et représentent l'émergence de la modernité au XIXe siècle. La trinité Puvis de Chavanne, Gauguin et Cézanne, contemporains de l'auteur, clôt l'ensemble et amorce la réaction à l'impressionnisme que seront les Nabis. L'ensemble est une analyse précise et brillante de leurs techniques, des contextes qui ont fondé leur création, et surtout un vibrant hommage à leur oeuvre. Préface, établissement des textes, annotations par Juliette Solvès (éditrice, chercheuse, responsable de l'édition du Catalogue raisonné des peintures de Maurice Denis.)
A la fin d?un dîner entre un banquier et l?un de ses amis, ce dernier s?interroge sur la manière dont ce «gros commerçant et accapareur notable» peut concilier l?exercice de sa profession avec de prétendues convictions anarchistes. Par le biais du dialogue socratique, ce pamphlet fustige les sophismes éhontés d?une bonne société «intellectuelle» qui se pique d?esprit révolutionnaire : la critique évoque irrésistiblement celle de la «gauche caviar».Publié pour la première fois en 1922, Le banquier anarchiste est le seul récit au sens strict dont Pessoa soit venu à bout. Il tenait à ce texte au point de le signer de son nom véritable et d?en prévoir la traduction anglaise en espérant pour lui une «carrière» européenne.
Capitale de la douleur, capitale de la merveille et de la grâce. Grâce non religieuse, mais cependant divine ? : d'un seul coup, je comprenais brutalement que le divin habitait parmi nous, que les mots autant que les monts du Liban, qui coiffaient ma rencontre adolescente avec Bounoure d'un peu d'éternité de neige, que les mots et les monts nous étaient une demeure, que le sacre était notre quotidien. La brûlure de cette gi ? e ne m'a pas quitté depuis lors et, de temps en temps, il m'arrive de toucher distraitement ma joue ? : Bounoure est mort, je vais bientôt mourir, mais sa ? èvre, la contagion de sa ? èvre est toujours là et je sais que jusqu'en ma dernière minute j'aurai vécu, dans le sillage de Bounoure, audacieusement, modestement, selon le grand exemple qu'il m'a laissé, au seuil du feu. " Dissimulée sous le transparent pseudonyme de Soliman, la voix de Salah Stétié - voix majeure de la poésie contemporaine - révèle toute la puissance émotionnelle d'un souvenir ? : celui des rencontres avec Gabriel Bounoure, grand critique de l'entre-deux guerres, qui agira à la manière d'un astre, à la fois lumière et voie.
La coquetterie littéraire n'a point sa place ici. De cette attente "avant que l'horizontalité ne l'emporte sur tout le reste" , de cette agonie d'un homme sur le point de mourir, du quotidien d'un malade sans protection dans ce qu'il a de plus désarmant, décrits avec un prosaïsme délibéré, il ne reste que l'essentiel : une odeur evanescente ou une sensation diffuse.
Ces pages (...) étaient nées, avant l'année 50, dans l'exaltation d'un premier voyage vers une ville fabuleuse : fabuleuse par l'antiquité, par l'histoire, et par l'admirable lumière, soleil ou lune, posée sur les pierres raf ? nées ou violentes d'architectures civiles, religieuses ou militaires, constituant l'un des ensembles les plus remarquables qu'il y ait à voir dans cette région de la planète. Eh bien, soit : que ces quelques pages subissent l'épreuve d'une petite édition amicale. Je les dédie au souvenir d'un temps où cette région du monde n'était pas encore ce terrible noeud insécable, où la rosée matinale savait tomber avec bonté sur les hommes et les choses de l'Orient, où le Paradis perdu ne l'était pas complètement pour un garçon de dix-huit ans qui rêvait les yeux ouverts. " Adamantins, ces premiers textes de Salah Stétié sont devenus ceux de l'espace et du temps perdus, dont ils mesurent l'empan avec vertige. Dernières traces d'une ville martyre.