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La leçon des maîtres
Denis Maurice ; Solvès Juliette
FATA MORGANA
24,00 €
Épuisé
EAN :9782377921478
Maurice Denis, né en 1870, mort en 1943, est l'un des peintres fondateurs du mouvement des Nabis qui, en rupture avec les représentations artistiques de l'époque, va libérer la voie vers une peinture moderne et émancipée de toutes les règles. Grand critique et historien de l'art, il a produit de nombreux écrits théoriques sur les artistes et les mouvements de son époque, ceux qu'il côtoyait, qu'il admirait ou qu'il rejetait. Ce volume rassemble les portraits - écrits entre 1902 et 1939, inédits ou publiés dans de désormais introuvables revues - des ? gures qui l'ont inspiré et dont il se revendiquera toute sa vie. Les primitifs italiens, Fra Angelico et Raphaël, sont d'abord convoqués avec Poussin - fervent représentant du classicisme et autres grand amoureux de l'Italie - comme des modèles de raison, de méthode et de métier. Amaury-Duval, Manet et Renoir suivent et représentent l'émergence de la modernité au XIXe siècle. La trinité Puvis de Chavanne, Gauguin et Cézanne, contemporains de l'auteur, clôt l'ensemble et amorce la réaction à l'impressionnisme que seront les Nabis. L'ensemble est une analyse précise et brillante de leurs techniques, des contextes qui ont fondé leur création, et surtout un vibrant hommage à leur oeuvre. Préface, établissement des textes, annotations par Juliette Solvès (éditrice, chercheuse, responsable de l'édition du Catalogue raisonné des peintures de Maurice Denis.)
L'amour de l'Italie aura été une des plus fortes passions de ma vie d'artiste et de ma vie intérieure". L'aveu est de taille. Lorsqu'il débarque en Sicile en 1921, le peintre Maurice Denis (1870-1943), pose le pied sur la terre italienne pour la huitième fois. Arrivé d'Afrique du Nord avec l'une de ses filles, il vient s'y consoler d'un grand deuil. Maurice Denis a profondément aimé ce pays. Carnets de voyage en Italie peut être regardé comme un récit pittoresque - c'est bien le mot - de ses passages dans diverses villes, mais aussi une leçon d'histoire de l'art à travers l'étude de grands maîtres de la peinture. Assurément, ces Carnets sont ceux d'un peintre qui sait, qui aime écrire, et la chose est rare.
Se rappeler qu'un tableau — avant d'être un cheval de bataille, une femme nue, ou une quelconque anecdote — est essentiellement une surface plane recouverte de couleurs en un certain ordre assemblées. "
Amblard Paule ; Denis Maurice ; Tourneboeuf Patric
Certains chemins naissent de ruines. Un jour, Maurice Denis poussa la porte d'un vieil hôpital, un bâtiment délabré qui n'attendait plus personne. Nous étions en 1914, au début de la guerre. Le peintre était déjà un artiste reconnu. Le chemin de Croix que Maurice Denis a réalisé dans la chapelle de ce vieil hôpital est à hauteur de nos regards. Cette approche très particulière, propice à la méditation, nous plonge dans l'histoire comme si nous en faisions partie. Quand la création se confond avec la vie, elle interroge chaque aspect de nos quotidiens. Emotions, souffrance, découvertes du c?ur, ce chemin est le nôtre. La contemplation de l'oeuvre de Maurice Denis nous transforme, nous appelant à devenir plus vastes et plus humbles, plus lumineux et moins comptables de nos choix. Plus rigoureux aussi sur la voie de l'Amour. A présent, entrons dans la chapelle et mettons nos pas dans ceux d'un homme nommé Jésus qui vient d'être arrêté. Chaque station sera un dévoilement, un enseignement de cet Amour. Il est et je suis le chemin. Eternité.
Résumé : Initialement publié en 1893 à l'apogée de la période symboliste d'André Gide, ce récit poétique aux multiples facettes suit le pélerinage d'Urien et ses compagnons : une aventure emplie d'ambiguïté où les paysages traversés vont altérer profondément les sentiments de ces mystérieux navigateurs. Allégorie du Moi en quête d'un idéal, ils subiront, une épreuve après l'autre, les tourments qui jalonnent aussi bien les mers que l'existence humaine. L'ombre de l'ironie chère aux yeux de l'auteur plane sur ce voyage obscur et semé d'embûche. Notre publication s'inspire de la typographie de l'édition originale et reproduit à l'exact les lithographies de Maurice Denis qui l'ornaient. C'est que, par cette collaboration, Le voyage d'Urien est un des premiers "livres de dialogue" où les visions oniriques de l'artiste répondent au récit ciselé de l'auteur. Une préface de Pierre Masson, professeur de littérature française et spécialiste de l'oeuvre gidienne, vient compléter l'ensemble.
Au coeur de cette Agonie d'une civilisation vue à travers un poème épique, Simone Weil, se penche sur ces évènements qui contribuèrent à l'écrasement de la civilisation d'oc et en donne une lecture personnelle, mêlée de mysticisme et de ré? exions philosophiques inédites qui portent en elles un caractère profondément politique et social que rien ne sépare de notre présent ? : "La terreur est une arme à un seul tranchant. Elle a toujours bien plus de prise sur ceux qui songent à conserver leur liberté et leur bonheur que sur ceux qui songent à détruire et à écraser ? ; l'imagination des premiers est bien plus vulnérable, et c'est pourquoi, la guerre étant, avant tout, affaire d'imagination, il y a presque toujours quelque chose de désespéré dans les luttes que livrent des hommes libres contre des agresseurs".
A la fin d?un dîner entre un banquier et l?un de ses amis, ce dernier s?interroge sur la manière dont ce «gros commerçant et accapareur notable» peut concilier l?exercice de sa profession avec de prétendues convictions anarchistes. Par le biais du dialogue socratique, ce pamphlet fustige les sophismes éhontés d?une bonne société «intellectuelle» qui se pique d?esprit révolutionnaire : la critique évoque irrésistiblement celle de la «gauche caviar».Publié pour la première fois en 1922, Le banquier anarchiste est le seul récit au sens strict dont Pessoa soit venu à bout. Il tenait à ce texte au point de le signer de son nom véritable et d?en prévoir la traduction anglaise en espérant pour lui une «carrière» européenne.
Dans cette nouvelle inédite d'Henri Thomas, le personnage échappe à son auteur et au carcan de l'intrigue pour vagabonder parmi les souvenirs que lui remémorent le ciel maussade et la mer grise de la petite ville côtière où il séjourne et à travers les fantasmes que lui inspirent la tenancière de l'hôtel et ses voisins de chambre.