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La foi orthodoxe. 45-100, édition français-grec
DAMASCENE JEAN
CERF
43,00 €
Épuisé
EAN :9782204095457
En écrivant vers 730/740 La Foi orthodoxe, Jean Damascène, le dernier des Pères de l'Église selon la tradition, ouvrait la voie aux grandes synthèses doctrinales du Moyen Âge, tant en Orient qu'en Occident. Son ?uvre, traduite en latin au XIIe siècle, sera beaucoup citée par Thomas d'Aquin dans sa Somme. D'Irénée à Maxime le Confesseur en passant par les Cappadociens et Jean Chrysostome. Jean Damascène a recueilli toute la tradition des premiers siècles chrétiens. Il synthétise cet héritage de l'Antiquité chrétienne pour le transmettre à un Orient désormais dominé par l'islam. Il est lui-même, comme son père et son grand-père, un haut fonctionnaire du califat de Damas, avant de devenir moine et prêtre en Palestine, où il composera son oeuvre théologique. Ce second volume contient la christologie, les sacrements et le culte, l'Écriture, et diverses questions anthropologiques comme le mal et la liberté, avant de s'ouvrir sur l'eschatologie.
Collection : Les Pères dans la foi 57 Comment a-t-on pu en arriver, au VIIIe s. , dans l'Orient chrétien, à s'étriper pour savoir s'il est permis de peindre des images du Christ ou d'envoyer des baisers aux icônes ? " Tu ne feras aucune image ", dit l'Ancien Testament. Cet interdit est-il toujours valable, après que le Dieu invisible s'est rendu visible en devenant homme ? L'icône est-elle une idole ? Au VIIIe s. , un empereur byzantin veut imposer par la force une religion pure de toute image. Au couvent de Mar Saba, entre Jérusalem et Bethléem, un haut fonctionnaire des impôts devenu moine, Jean Damascène, prend la défense des images et rédige la première synthèse théologique sur la question. Il joint à l'appui de sa thèse un dossier de citations patristiques, pour montrer que le culte des images, fondé sur l'Incarnation du Christ, est une des plus précieuses traditions non écrites de l'Eglise. Ce dossier, constitué des Trois Discours sur les images et du Florilège d'autorités citées, est pour la première fois ici traduit en son intégralité. Traduction d'Anne-Lise Darras-Worms Introduction théologique de Mgr Christoph Schönborn Introduction historique, notes, bibliographie, guide thématique et glossaire par M. -H. Congourdeau
Résumé : Les circonstances historiques ont fait de Jean Damascène un témoin privilégié de la première vague de l'islamisation du Proche-Orient. Les califes de Bagdad sont tolérants ; les chrétiens, bien que divisés, restent une force, une force culturelle et spirituelle. Auprès d'eux, les conquérants apprennent beaucoup, tant pour ce qui est de l'administration que de la réflexion théologique. Et Jean, par sa famille, s'est trouvé à la croisée des relations et des échanges. De là l'intérêt des deux textes ici présentés : l' " Hérésie 100 ", tirée du Liber haeresorum, et la Controverse entre un musulman et un chrétien. Authentiques dans leur substance, ces deux textes font connaître la toute première prise de position des chrétiens face au mouvement né de l'enseignement de Mahomet. Et c'est l'auteur de la Source de la Connaissance, sorte de Somme théologique avant la lettre, qui s'engage ici dans le débat. Les temps ont changé. L'esprit de controverse n'est plus celui de Vatican II. Demeurent les questions, fondatrices du dialogue.
Damasceno Fonseca Claudia ; Mello e Souza Laura de
L'arrivée au Brésil de la famille royale portugaise des Bragance, en 1808, fait du pays le premier et unique siège d'une monarchie européenne sur le sol américain. Désormais largement ouverte aux Européens, l'exploration du Brésil va profondément renouveler les savoirs géographiques et naturalistes, les goals artistiques ou les intérêts économiques. Savants, peintres, architectes, techniciens, hommes de lettres et de sciences parcourent les terres méconnues de l'Amazonie pour en défricher les mystères, amassent documents, objets et images, laissent des témoignages écrite et collectent des spécimens végétaux et animaux qu'Os envolent en Europe, aux bibliothèques et aux musées d'histoire naturelle en formation. Sur le Vieux Continent, les revues et les journaux publient également leurs articles marqués par les régimes de savoir propres à la civilisation européenne. En suivant deux des figures-clés de ce "moment 1816", le naturaliste Auguste de Saint-Hilaire et l'homme des livres Ferdinand Denis - ainsi Que leurre interlocuteurs brésiliens ou européens , ce livre réunit des spécialistes internationaux en un dialogue interdisciplinaire entre le Brésil et la France. Il réexamine les dynamiques politiques Impériales oui ont orienté les rapports entre le Brésil et le monde à partir du XIXe siècle et dont les traits sont toujours vivants aujourd'hui.
En écrivant vers 730/740 « La Foi orthodoxe », Jean Damascène, le dernier des Pères de l'Église selon la tradition, ouvrait la voie aux grandes synthèses doctrinales du Moyen Âge, tant en Orient qu'en Occident. Son œuvre, traduite en latin au XIIe siècle, sera beaucoup citée par Thomas d'Aquin dans sa « Somme ». D'Irénée à Maxime le Confesseur en passant par les Cappadociens et Jean Chrysostome, Jean Damascène a recueilli toute la tradition des premiers siècles chrétiens. Il synthétise cet héritage de l'Antiquité chrétienne pour le transmettre à un Orient désormais dominé par l'islam. Il est lui-même, comme son père et son grand-père, un haut fonctionnaire du califat de Damas, avant de devenir moine et prêtre en Palestine, où il composera son œuvre théologique. Ce premier volume contient la théologie proprement dite (Dieu trinité), la cosmologie et l'anthropologie.
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.