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ECRITS SUR L'ISLAM. Edition bilingue français-grec
DAMASCENE JEAN
CERF
40,00 €
Épuisé
EAN :9782204046763
Les circonstances historiques ont fait de Jean Damascène un témoin privilégié de la première vague de l'islamisation du Proche-Orient. Les califes de Bagdad sont tolérants ; les chrétiens, bien que divisés, restent une force, une force culturelle et spirituelle. Auprès d'eux, les conquérants apprennent beaucoup, tant pour ce qui est de l'administration que de la réflexion théologique. Et Jean, par sa famille, s'est trouvé à la croisée des relations et des échanges. De là l'intérêt des deux textes ici présentés : l' " Hérésie 100 ", tirée du Liber haeresorum, et la Controverse entre un musulman et un chrétien. Authentiques dans leur substance, ces deux textes font connaître la toute première prise de position des chrétiens face au mouvement né de l'enseignement de Mahomet. Et c'est l'auteur de la Source de la Connaissance, sorte de Somme théologique avant la lettre, qui s'engage ici dans le débat. Les temps ont changé. L'esprit de controverse n'est plus celui de Vatican II. Demeurent les questions, fondatrices du dialogue.
Gouveia Damasceno Benedita ; Aldana Clarissa ; Her
Le propos de ce livre est de démontrer la spécificité d'une culture nègre d'expression afro-brésilienne, née de l'humus d'une culture multiraciale où il est toujours problématique d'établir des barrières de race, de couleur, de nation... [...] Benedita Gouveia Damasceno a choisi le modernisme comme principal terrain de recherche. En effet, le modernisme brésilien, qui s'est affirmé lors de la Semaine d'art moderne de São Paulo, en 1922, a été la dernière strate anticolonialiste du Brésil adulte, cent ans après l'indépendance du Brésil exportateur, et non plus simple importateur de culture européenne, du Brésil inventeur révolutionnaire de nouvelles formes de poésie, révélatrices d'autres images et d'autres univers, de rythmes variés, sous-jacents à la cadence de la vie. [...] Il y a, toutefois, deux types de modernisme littéraire. Le premier, introduit par l'emblématique Semaine de São Paulo, nous semble encore immergé dans l'euphorie carnavalesque des années 20. [...] Toutefois, dans ce modernisme, la scène anthropophage brésilienne (où l'anthropophage est le sauvage cruel qui mange le Blanc pour démontrer son refus de domination, mais aussi pour en recueillir l'héritage), est encore occupée par l'Indien emblématique. [...] Le second modernisme - inauguré en 1929 par le crise de Wall Street et campé au Brésil dans le décor indigent d'un Nordeste très différent de la scène aux mille lumières de São Paulo - projette le nègre au premier plan, comme protagoniste d'une toute autre histoire brésilienne. Extraits de la préface de Luciana Stegagno Picchio
En écrivant vers 730/740 La Foi orthodoxe, Jean Damascène, le dernier des Pères de l'Église selon la tradition, ouvrait la voie aux grandes synthèses doctrinales du Moyen Âge, tant en Orient qu'en Occident. Son ?uvre, traduite en latin au XIIe siècle, sera beaucoup citée par Thomas d'Aquin dans sa Somme. D'Irénée à Maxime le Confesseur en passant par les Cappadociens et Jean Chrysostome. Jean Damascène a recueilli toute la tradition des premiers siècles chrétiens. Il synthétise cet héritage de l'Antiquité chrétienne pour le transmettre à un Orient désormais dominé par l'islam. Il est lui-même, comme son père et son grand-père, un haut fonctionnaire du califat de Damas, avant de devenir moine et prêtre en Palestine, où il composera son oeuvre théologique. Ce second volume contient la christologie, les sacrements et le culte, l'Écriture, et diverses questions anthropologiques comme le mal et la liberté, avant de s'ouvrir sur l'eschatologie.
Collection : Les Pères dans la foi 57 Comment a-t-on pu en arriver, au VIIIe s. , dans l'Orient chrétien, à s'étriper pour savoir s'il est permis de peindre des images du Christ ou d'envoyer des baisers aux icônes ? " Tu ne feras aucune image ", dit l'Ancien Testament. Cet interdit est-il toujours valable, après que le Dieu invisible s'est rendu visible en devenant homme ? L'icône est-elle une idole ? Au VIIIe s. , un empereur byzantin veut imposer par la force une religion pure de toute image. Au couvent de Mar Saba, entre Jérusalem et Bethléem, un haut fonctionnaire des impôts devenu moine, Jean Damascène, prend la défense des images et rédige la première synthèse théologique sur la question. Il joint à l'appui de sa thèse un dossier de citations patristiques, pour montrer que le culte des images, fondé sur l'Incarnation du Christ, est une des plus précieuses traditions non écrites de l'Eglise. Ce dossier, constitué des Trois Discours sur les images et du Florilège d'autorités citées, est pour la première fois ici traduit en son intégralité. Traduction d'Anne-Lise Darras-Worms Introduction théologique de Mgr Christoph Schönborn Introduction historique, notes, bibliographie, guide thématique et glossaire par M. -H. Congourdeau
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones