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MEMOIRES POUR L'AVENIR. VERS UNE METHODOLOGIE DE L'INFORMATIQUE
DAGOGNET
VRIN
31,01 €
Épuisé
EAN :9782711601677
L'automatisation des tâches, le remplacement et la transformation des support ont bouleversé l'antique problème de la moisson des données, celui de la Mémoire culturelle. Il ne suffit pas de collecter, il faut classer et soumettre à une grille d'appréhension, qu'on ne cesse pas d'affiner, toutes les informations recueillies. Après quoi, de cette savante " mise en forme " jailliront des conclusions : ce traitement qualificatif permet déjà de régénérer le savoir. A partir d'exemples, l'auteur tente de dégager et d'illustrer ce " triplet " a) enregistrer ou capter ; b) concentrer et organiser et c) améliorer et transfigurer des messages. L'art lui-même est touché, autant que la science ou la société, par cette méthode générale de la Collection. Ainsi, le Musée, malgré ses détracteurs, ne sert pas à récapituler le passé, mais précisément à empêcher son retour, à indiquer les chemins explorés qu'on ne peut plus emprunter. S'il nous montre la vie étincelante d'hier, il nous incite moins à la ressusciter qu'à la prolonger. Finalement cette discipline, qui crée de l'information à partir d'elle-même, rassemblée et ramassée, est appelée à tout révolutionner, autant le savoir que la vie des hommes. On s'est appliqué à ne pas trop manquer ce rendez-vous avec la modernité.
Une approche plurielle Une instrumentation pratique Un index, des clés et repères permettant une maîtrise immédiate des notions et des auteurs. Une problématique soutenue L'évolution de la technique se caractérise par une succession d'inventions dont certaines marquent une étape fondamentale de l'histoire du monde, de l'horloge mécanique au XVIIe siècle à l'électronique et la biotechnologie au XXe siècle. Cependant, bien qu'indissociable de l'idée d'essor de l'humanité, elle suscite maintes critiques et réactions technophobes. Ce livre, qui recherche les causes d'une telle hostilité, tente de saisir l'essence même de la technique, savant mélange de théorie et d'ingéniosité mécanologique. Il y sera mis en évidence la manière dont la technique travaille à renouveler le monde, à nous délivrer de la servitude, à favoriser une universalité culturelle et à substituer au savoir-faire empirique une science des machines et des matériaux. On reviendra sur les défaillances de nos réalisations modernes (Tchernobyl...), plus pour dénoncer la déficience des structures sociales et morales qui en sont la cause que pour démontrer les dangers du progrès, car technique et éthique ne se disjoignent pas. Un outil didactique et préparatoire Un cours structuré regroupant l'essentiel des savoirs. Une liste sélective des sujets proposés ou susceptibles de l'être. Des sujets traités : problématiques, organisation des acquis. Les références bibliographiques essentielles renvoi à la bibliographie fondamentale.
La Philosophie s'est plus souciée du "sujet" (l'intérieur) que de "l'objet" (l'extérieur): elle a même craint que celui-ci, envahissant, ne se retourne sur celui-là et le déforme ou le contamine. Ici on marche en sens contraire; on ose contester l'un des fondements du savoir philosophique; on essaie d'abattre le mur qui abrite le champ culturel. Après tout, il n'y a rien qui ne puisse être remis en cause et nous tentons d'en profiter. Ne craignons pas cette démolition! Le sujet n'est d'ailleurs susceptible d'être rencontré que dans les "produits", du même coup, valorisés: ils enferment le travail, la création (leur style) et ils ne cessent aussi d'évoluer. On va jusqu'à reconnaître les bienfaits de l'Usine, le lieu de la fabrication illimitée, capable désormais de transformer même les liens sociaux. On discerne aussi, dans l'Art contemporain, des procédures industrielles. Partout, on vise une critique de "la critique de la société de consommation". On la défend contre ceux qui l'ont stigmatisée sans relâche. On se refuse aux lamentations habituelles
On a tenté de dresser le tableau des caractéristiques multiples, changeantes et souvent contradictoires de la matière, afin de réouvrir le procès qu'on lui a toujours intenté : ainsi, ou bien elle s'offre à toutes les influences qu'elle subit, d'où sa passivité et son inconsistance, sa non-substantialité, ou bien elle résiste, mais on lui reprochera son insensibilité et sa ténacité obtuse. Corrélativement, on a voulu reprendre les analyses argumentées des philosophes à son sujet : celles des Anciens (Platon, Aristote, Epicure et Lucrèce), celles de l'âge classique (principalement les Cartésiens), celles du monde du XVIIIe (les Newtoniens), celles des modernes (le matérialisme dialectique même), sans oublier celles de ceux qui ont cru l'atteindre à travers des expériences-limites du moi, dans la résistance à l'effort, au cœur de l'oubli ou de l'habitude. Troisième moment de l'analyse, on a souhaité mettre en lumière comment la technologie des actuels matériaux, de même que l'art le plus contemporain, renouvelaient entièrement la conception du substrat. Une révolution s'accomplit sous nos yeux : l'histoire au présent des sciences expérimentales et la métamorphose de la plasticité permettent d'en prendre la mesure. Du coup, on ne peut plus reprendre les vieux énoncés du réquisitoire. Deux conséquences s'en dégagent : outre l'urgence de ce que nous appelons la " rematérialisation ", la -guerre sans merci qu'on déclare ouvertement ici à l'un des piliers de la métaphysique, le dualisme qui éloigne l'une de l'autre, pour de nombreuses raisons, l'intellectualité et la matérialité. On apprend au contraire à les lier inséparablement. Comment envisager cette possible réconciliation ?
Deux opérateurs - le nombre et le lieu - se trouvent à l'origine de l'essentiel de notre culture, du devenir des sciences expérimentales, des techniques, des arts, des villes et même de la vie civile des citoyens. Le nombre - un mot peut-être mal choisi - signifie ici la quantité et le lieu renvoie là où tout se concentre (l'opposé de la dispersion). Est sans cesse réfutée la philosophie - tout particulièrement celle de Jean-Jacques Rousseau - qui prône le non-enfermement, la singularité, le non-enracinement, le vagabondage ou même le vécu émotionnel. Est examinée en détail l'importance des deux facteurs, précédemment cités, qui se renforcent l'un l'autre ; sont mis en évidence les bienfaits des rassemblements, aussi bien ceux des objets que des êtres en général ou même des individus, aussi bien le pouvoir des Institutions (Musées, Archives, Hôpitaux, Bibliothèques, Banques de données) que celui des techniques diverses du ramassage, de la collecte et de la concentration. Il convient, en conséquence, de s'initier à la logique distributive, à celle qui comprime et transmet, ou à la technique ordinatrice qui promeut aussi l'invention mais à travers l'inventaire.
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.
Ce livre n'est pas un exposé de la métaphysique cartésienne, mais s'attache à la pensée qui l'anime et qui cherche en elle son expression. Ce mot "expression" introduit un premier postulat : une philosophie n'a de sens que par référence à une certaine vision du monde dont précisément elle veut être l'expression. A l'origine il y a un esprit qui regarde l'univers, l'homme, Dieu et qui s'étonne de les voir comme on ne les a encore jamais vus. Qui dit "expression" dit donc volonté de communication. La vision du monde - c'est le second postulat - n'est en aucune façon une sorte d'essence intemporelle et elle ne peut être séparée de son "environnement" historique. Ainsi tout texte a deux contexte : l'ensemble ordonné d'idées duquel il tient son sens et un certain dialogue qu'il doit rendre propice à la transmission de ce sens.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.