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L'ESSOR TECHNOLOGIQUE ET L'IDEE DE PROGRES
DAGOGNET
ARMAND COLIN
18,25 €
Épuisé
EAN :9782200015428
Une approche plurielle Une instrumentation pratique Un index, des clés et repères permettant une maîtrise immédiate des notions et des auteurs. Une problématique soutenue L'évolution de la technique se caractérise par une succession d'inventions dont certaines marquent une étape fondamentale de l'histoire du monde, de l'horloge mécanique au XVIIe siècle à l'électronique et la biotechnologie au XXe siècle. Cependant, bien qu'indissociable de l'idée d'essor de l'humanité, elle suscite maintes critiques et réactions technophobes. Ce livre, qui recherche les causes d'une telle hostilité, tente de saisir l'essence même de la technique, savant mélange de théorie et d'ingéniosité mécanologique. Il y sera mis en évidence la manière dont la technique travaille à renouveler le monde, à nous délivrer de la servitude, à favoriser une universalité culturelle et à substituer au savoir-faire empirique une science des machines et des matériaux. On reviendra sur les défaillances de nos réalisations modernes (Tchernobyl...), plus pour dénoncer la déficience des structures sociales et morales qui en sont la cause que pour démontrer les dangers du progrès, car technique et éthique ne se disjoignent pas. Un outil didactique et préparatoire Un cours structuré regroupant l'essentiel des savoirs. Une liste sélective des sujets proposés ou susceptibles de l'être. Des sujets traités : problématiques, organisation des acquis. Les références bibliographiques essentielles renvoi à la bibliographie fondamentale.
Après l'atome, le gène. Pour la seconde fois en une génération, l'humanité se croit menacée par ses propres créations. Mais alors qu'hier les scientifiques invitaient les politiques à la retenue, ce sont aujourd'hui les politiques qui demandent de la retenue aux scientifiques. Avec le même résultat, le refoulement de l'interdit : au secret défense risque de s'ajouter le travail scientifique au noir. Philosophe et docteur en médecine, professeur à Lyon, puis à Paris I, François Dagognet a consacré son oeuvre épistémologique aux sciences fondamentales. Il s'engage ici avec rigueur et au péril de nos préjugés dans les controverses suscitées par les biotechnologies, pour s'adresser à tous ceux que déconcertent ces nouveaux pouvoirs de l'homme sur l'homme et qui voudraient comprendre avant de juger. Il montre comment notre culture, d'Aristote aux écologistes, en sacralisant le naturel opposé à l'artificiel comme le bien au mal, constitue un obstacle dont il convient de se débarrasser pour juger rationnellement les nouvelles techniques biologiques. Un tel jugement doit être fondé sur les principes mêmes de la vie. François Dagognet déduit ces principes d'une analyse des maillons essentiels de la chaîne du vivant (synthèse du sucre par les plantes, structure de l'ADN - sucre porteur du message génétique - et lois de l'hérédité de Mendel). C'est à partir de ces principes, scientifiques et non plus moraux, qu'il sépare le bon grain de l'ivraie biotechnologique. Dans un plaidoyer éloquent pour une politique de la vie, il expose les idées directrices d'une biopolitique visant l'intérêt général, qu'il souhaite voir supplanter la bioéthique de comité où la confrontation des intérêts particuliers n'aboutit qu'à des compromis bancals. La maîtrise du vivant a pour enjeu que le droit au bonheur ne soit plus un vain mot. G. J.
L'automatisation des tâches, le remplacement et la transformation des support ont bouleversé l'antique problème de la moisson des données, celui de la Mémoire culturelle. Il ne suffit pas de collecter, il faut classer et soumettre à une grille d'appréhension, qu'on ne cesse pas d'affiner, toutes les informations recueillies. Après quoi, de cette savante " mise en forme " jailliront des conclusions : ce traitement qualificatif permet déjà de régénérer le savoir. A partir d'exemples, l'auteur tente de dégager et d'illustrer ce " triplet " a) enregistrer ou capter ; b) concentrer et organiser et c) améliorer et transfigurer des messages. L'art lui-même est touché, autant que la science ou la société, par cette méthode générale de la Collection. Ainsi, le Musée, malgré ses détracteurs, ne sert pas à récapituler le passé, mais précisément à empêcher son retour, à indiquer les chemins explorés qu'on ne peut plus emprunter. S'il nous montre la vie étincelante d'hier, il nous incite moins à la ressusciter qu'à la prolonger. Finalement cette discipline, qui crée de l'information à partir d'elle-même, rassemblée et ramassée, est appelée à tout révolutionner, autant le savoir que la vie des hommes. On s'est appliqué à ne pas trop manquer ce rendez-vous avec la modernité.
Du début à la fin, ce livre s'oppose à une philosophie de la profondeur que nous ne pourrions pas atteindre, par définition - puisqu'elle se cache ou du moins disparaît sous l'épaisseur de ce qui l'abrite. Il sera montré qu'il s'agit là d'une erreur, voire d'un mythe (en faveur de la " belle âme ") ; seront pris en compte les moyens d'appréhender le dehors et notamment de discerner en lui ce que le dedans croyait dérober. Les corps matériels, les vivants aussi et le psychisme seront tout à tour observés (la lecture des surfaces) ; on usera d'instruments susceptibles d'éclairer l'" apparaître ". " Je suis ce que je donne à voir ", Freud lui-même n'a pas manqué d'appliquer cette méthode : il retient les moindres gestes, les action manquées, les prétendues maladresses. La maladie mentale - la désorganisation de l'ego - passe par une corporéité ostensiblement et visiblement déréglée. Nous proposons une conception du " corps sémaphorique " : il porte en haut de lui-même (le visage, la face) de nombreux signes qu'il convient de capter et d'interpréter.
Nul ne lira un Traité aussi surprenant que le Traité des animaux de Condillac publié en 1755, un an après le Traité des sensations. Dans un premier temps, il s'agit pour Condillac de sauver son propre système : puisque la sensation définit la base de la connaissance et du psychisme, comme l'animal en bénéficie (il voit comme nous), il faut lui réserver ce que l'homme en retire, et en conséquence, écarter les théories qui rabaissent l'animal (réduit à une pure machine). Le second moment institue la comparaison entre l'homme et l'animal et défend l'idée d'une continuité entre eux : l'animal est susceptible de juger, de penser, de représenter, etc. C'est grâce au langage (les signes d'institution) que l'homme va pouvoir prolonger et dépasser l'animalité qui ne peut tabler sur des signes naturels - cris et gestes faiblement communicatifs. Il faudra un long temps pour que soit emprunté pareil chemin (les Lorez, les von Frisch entre autres) et encore ces biologistes ne sont-ils allés qu'à la moitié du parcours condillacien. Le Traité des animaux est donc un texte prémonitoire et décisif : il n'est plus nécessaire d'abaisser l'animal, afin d'élever l'homme, cesse l'opposition entre eux.
Résumé : En 1949, quand les communistes s'emparent du pouvoir après deux décennies de guerre civile, la Chine était l'un des pays les plus pauvres de la planète. Aujourd'hui, la République Populaire de Chine est la deuxième puissance commerciale du monde et la seule à pouvoir contester l'hégémonie américaine. Ce manuel décrit et explique cette ascension fulgurante. Il livre une analyse de la Chine des "années Mao", marquées par la construction des bases de sa puissance retrouvée ainsi que parla catastrophe de la grande famine du Grand Bond en avant et le chaos de la Révolution culturelle. Il expose ensuite le processus complexe et contradictoire de la réforme de Deng Xiaoping, avec ses éclatants succès et leurs revers - montée des inégalités, disparités régionales, corruption et violation des libertés, arrogance vis à vis des Etats voisins... Enfin, il dépeint la Chine actuelle de Xi Jinping, qui semble amorcer une nouvelle étape dans son développement en s'affirmant à l'avant-garde de l'actuelle révolution du numérique et de l'intelligence artificielle, pour le meilleur mais aussi pour le pire.
Résumé : L'ouvrage décrit les principales caractéristiques psychopathologiques des psychoses, puis dégage leurs spécificités : délires chroniques (paranoïa), schizophrénies, psychoses aiguës, "psychoses thymiques" (mélancolie, manie, folie maniaco-dépressive). L'approche psychopathologique, soutenue par les auteurs, comporte deux niveaux complémentaires : la description des maladies et de leurs aspects psychologiques, la formulation des théories explicatives psychologiques des troubles. Ce livre s'adresse aux étudiants de psychologie, mais aussi aux travailleurs sociaux et aux professionnels de santé.
Résumé : Cet ouvrage de synthèse sur les Mérovingiens propose aux étudiants un panorama du monde franc du Ve au VIIIe siècle. L'auteur s'est inspiré de sa pratique de cours sur ce sujet et a eu à coeur de replacer chaque analyse d'ensemble dans son contexte chronologique précis, afin que les grandes explications "sociétales" s'incarnent dans la réalité du temps et que les évènements deviennent intelligibles. Pour décrire une période riche et souvent mal connue, ce manuel s'appuie sur les sources, la cartographie et propose un tableau clair et concis de la spécificité mérovingienne. Il présente les grandes figures (Clovis, Dagobert, Charles Martel, Pépin le Bref...), les structures du pouvoir, l'organisation de la société, laïque et religieuse, la constitution du Regnum Francorum...
Résumé : Les institutions romaines présentent un paradoxe : elles appartiennent à un passé très ancien et qui nous paraît bien étranger, alors que rares sont les Etats et les organisations sociales, aujourd'hui encore, où n'existent pas des organes ou des fonctions, voire des pratiques, qui en sont directement issus. C'est la raison pour laquelle, sans doute, elles nous semblent si familières alors même qu'elles sont mal connues et souvent redoutées des étudiants. Ce manuel se propose de remédier à cette lacune en offrant une analyse claire, au fait des découvertes les plus récentes et inscrite dans la longue durée, afin de montrer en quoi l'histoire des institutions romaines se confond avec celle de Rome et de son Empire, et de comprendre la raison de leur remarquable postérité.