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Antifascisme radical ? Sur la nature industrielle du fascisme
Cortés Sebastian
CNT - RP
8,00 €
Épuisé
EAN :9782915731354
Qu'est-ce que l'antifascisme et en quoi en existerait-il un de radical ? Pour répondre à cette question, l'auteur Sebastián Cortés revient sur la genèse du fascisme et les conditions de son apparition. "L'industrialisme a instauré le règne de la pensée séparée des actes : d'un côté des ingénieurs qui réfléchissent et décident, de l'autre ceux qui mettent en uvre concrètement leurs idées, c'est-à-dire les travailleurs". Après un exposé particulièrement documenté, il propose : "Aujourd'hui, il nous faut plus que jamais abandonner les mythes de la libération par l'automatisation des machines en général et par le numérique en particulier [... ]. Ce qui manque dans l'antifascisme aujourd'hui, c'est d'accorder ses actes à sa pensée - ce dont l'industrialisme nous a dépossédés et nous dépossède toujours - afin d'avoir une conscience globale de la société et de pouvoir prendre nos affaires en main. L'antifascisme radical pourrait ainsi constituer une véritable voie vers l'émancipation individuelle et collective".
De retour chez lui, un employé sans histoire trouve son appartement occupé, sa femme évaporée et finalement son existence complètement niée par une administration toute puissante. S'ensuit le récit insolite et angoissant d'une descente aux enfers, celle d'un réfractaire sur qui l'étau d'une gigantesque bureaucratie va se refermer. D'une rare noirceur, ce roman à la dimension étonnamment prophétique ne pouvait être écrit que par un franc-tireur de la littérature, doublé d'un authentique révolutionnaire. Il constitue un réquisitoire implacable contre le conformisme, la dissolution de l'identité, les réseaux de communication, la mutilation de la conscience... Quelque part entre Le Procès de Kafka, 1984 d'Orwell, et le film Brazil de Terry Gilliam, Le Gaffeur est l'une des grandes oeuvres qui décrivent un monde imaginaire pour nous aider à ne pas accepter le nôtre.
Résumé : "Spinoza", à quoi ça sert ? Et comment s'en servir ? En particulier, comment penser la mise à l'épreuve du rationalisme spécifique dont il est le nom ? L'objectif de ce travail est de contribuer à une réévaluation non seulement du rôle de la pratique dans la pensée de Spinoza, mais encore du système lui-même, de sa capacité à s'adapter et à communiquer avec des domaines tels que les sciences expérimentales, l'histoire, la politique ou la médecine. A travers les concepts et problèmes, tels qu'ils sont formulés dans ses textes, mais également leur utilisation contemporaine, il s'agit ici d'analyser l'articulation de la philosophie de Spinoza au champ de l'action humaine, dans ses dimensions éthique, sociale, cognitive et affective - et d'apprécier la puissance de la rationalité qui en est le fondement. Les auteurs viennent d'horizons différents : professeurs, docteurs, doctorants, étudiants ou érudits originaires de divers pays, ils proposent dans les articles ici présentés des approches variées et originales des problèmes qu'ils traitent, offrant ainsi au lecteur un aperçu de la vitalité des réflexions que suscite aujourd'hui l'oeuvre de Spinoza.
Résumé : Ce livre raconte la tragique histoire de la conquête d'un continent, l'Amérique, et de l'implacable dévastation des cultures et des peuples qui y vivaient. C'est aussi, de fait, le récit de leurs résistances, de Tûpac Amaru à l'American Indian Movement. Depuis la conquête espagnole et les faits d'armes des Cortés et autres Pizarro jusqu'à la colonisation totale de l'Amérique du Nord et l'importation des guerres du vieux continent, depuis la confiscation des terres des indiens jusqu'aux interventions militaires actuelles, le pillage et la mort n'ont cessé d'être semés par les colons européens et leurs descendants. Avidité, égoïsme, démesure, soif de conquête et volonté de puissance en constituent les causes. Les débuts de ce qu'on appellera plus tard mondialisation n'auguraient rien de bon...
Ce livre est la réédition dune célèbre brochure de lanarchiste Sébastien Faure, parue en 1898, qui correspond à une évolution très importante des milieux libertaires à légard de "lAffaire" . Au moment de sa parution, cest essentiellement le point de vue personnel de Sébastien Faure, et de quelques rares anarchistes, qui sexprime, mais ce texte va marquer limplication dune grande partie des anarchistes dans la défense de Dreyfus. Ce document est précédé par une étude dune taille de lhistorien Philippe Oriol.
En 1936, la guerre civile éclate en Espagne et, tout en faisant face à l'agression fasciste, une partie du peuple espagnol se lance dans une révolution autogestionnaire radicale : les terres aux paysans, les usines aux ouvriers, la réappropriation de l'éducation, de la presse et de la santé. Le présent ouvrage décrit ce que fut concrètement cette expérience de communisme libertaire et l'illustre notamment par le témoignage d'un paysan de la collectivité de Calanda. Le collectif Redhic, auteur de ce livre, s'attache à recueillir la mémoire de la révolution espagnole. II est notamment partie prenante du documentaire Un autre futur.
Depuis plus de deux siècles, les Etats-Unis prétendent être la "démocratie" la plus avancée et la plus stable au monde. Cependant, cette nation reste une énigme. Elle représente le pays de la liberté et, simultanément, celui où la conformité et la répression sont les plus ancrées dans la culture politique. Les Etats-Unis se sont construits grâce à une politique génocidaire, à la pratique de l'esclavage et à la répression des revendications sociales. S'ils n'ont jamais connu de régime fasciste, les lois d'exception, les persécutions politiques et les mouvements fascistes ont marqué son histoire. Car oui, le fascisme a existé aux Etats-Unis, et existe encore. L'auteur dresse la chronologie des tendances et mouvements fascistes qui jalonnent les deux cents ans de l'histoire de ce pays.
Immigré aux Etats-Unis, Joe Hill consacre sa vie à la lutte révolutionnaire pour le syndicat Industrial Workers of the World (IWW). Hobo, il va de grève en grève utilisant pour arme son talent de songwriter. Ses chansons deviennent des hymnes dans la classe prolétaire et incarnent très vite l'ensemble des IWW. En 1915, il est condamné à mort en Utah, suite à un coup monté pour lequel il est accusé de meurtre et d'un procès à charge où aucune preuve n'est établie. Joe Hill devient alors un symbole de l'oppression capitaliste et étatique. De nombreux artistes vont chanter son destin parmi lesquels, pour les plus connus par le tout public : Joan Baez, Bruce Springsteen, Tom Morello (Rage against the machine)... Franklin Rosemont écrit ici la biographie référence de Joe Hill. Mais bien plus que l'histoire du songwriter, il balaye l'ensemble des pans de la culture populaire étatsunienne : racisme, féminisme, question indienne, religion, justice, écologie... Nous faisant rencontrer nombre d'écrivains, de poètes et de dessinateurs, Rosemont remonte jusqu'aux années 70, tirant les fils de l'histoire de l'art populaire et prolétaire à travers le 20e siècle.