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Le Moyen Age à travers les âges
Corbellari Alain
LIVREO ALPHIL
14,00 €
Épuisé
EAN :9782889500260
De Kaamelott à Game of Thrones, des jeux de rôles aux fêtes médiévales qui fleurissent dans les moindres bourgs du Vieux (et même du Nouveau) Monde, l'imaginaire médiéval est omniprésent dans l'Occident contemporain. Mais on se doute que cela n'a pas toujours été le cas. Oscillant sans cesse entre sa légende "rose" (les troubadours, l'amour courtois, le preux chevalier) et sa légende "noire" (les guerres féodales, la peste, les culs de basse-fosse), le Moyen Age a connu à travers le temps des éclipses et des renouveaux spectaculaires dont ce livre dresse le tableau, envisageant tout aussi bien la réception érudite que la réception profane d'une période qui s'est elle-même pensée en termes de "renaissances" successives. A se demander si cette appellation même de Moyen Age n'est pas un fantôme après lequel on court toujours en vain.
?L'amour courtois est une notion qui fait rêver l'Occident depuis presque un millénaire. Bien que contestée par certains, qui voudraient lui substituer la formule plus idiomatique de fin'amor, c'est cette expression qui est choisie ici pour subsumer toutes les variétés du sentiment amoureux qui ont été développées dans la littérature des XIIe et XIIIe siècles. A la fois initiation pour le grand public et essai de théorisation à nouveau frais des diverses formes médiévales de l'amour, parmi lesquelles la fin 'amor voisine avec la bone amor et la fole amor, le présent ouvrage s'efforce de retracer jusqu'à nos jours l'histoire de ces conceptions, leurs origines, leurs éclipses, mais également leurs résurgences sous l'égide du romantisme, du surréalisme ou de la psychanalyse, car, comme le disait Rimbaud, "l'amour est à réinventer, on le sait".
Résumé : Pourquoi les maillots de l'équipe de football des Pays-Bas sont-ils orange ? Pourquoi un fleuve d'Afrique du Sud s'appelle-t-il l'Orange ? Pourquoi les extrémistes protestants d'Ulster sont-ils dits Orangistes ? Toutes ces questions peuvent recevoir une réponse commune, qui se résume dans un nom : celui de Guillaume d'Orange. Il est vrai que le personnage a de qui tenir : son prototype historique, Guillaume de Toulouse, fut l'un des plus valeureux lieutenants de Charlemagne. Retiré du monde, il deviendra même saint Guillaume et donnera son nom au monastère de Gellone (Saint-Guilhem-le-Désert), qu'il avait fondé. La légende l'a rattaché à la ville d'Orange, près de laquelle il aurait livré la mythique bataille des Aliscamps, en compagnie de son neveu Vivien, qui, comme Roland, meurt tragiquement au combat, et de son beau-frère le bon géant Rainouart. Colérique et généreux, brave entre les braves et roi du déguisement, moine et soldat, amoureux passionné de la belle Guibourc et pourfendeur inlassable de Sarrasins, Guillaume, le " marquis au court nez ", que l'on reconnaît à son fameux coup de poing et à son rire tonitruant, reste l'un des héros les plus complexes et les plus attachants du Moyen Age.
Les deux textes ici réunis sont incontestablement les deux chansons de geste les plus drôles que nous a laissées le Moyen Age. Le Voyage de Charlemagne s'inscrit dans le cycle des aventures légendaires du grand empereur d'Occident, mais son traitement est peu canonique : tenant à la fois du pèlerinage (à Jérusalem) et de la visite de courtoisie (chez l'empereur de Constantinople), l'expédition culmine dans un concours de rodomontades (les fameux "gabs") que les Francs ne pourront remporter qu'avec l'aide d'un ange bien disposé à leur égard. Audigier est, pour sa part, une parodie scatologique à la fois de la chanson de geste et du roman d'éducation courtois ; sans référent littéraire précis, ce récit débridé échappe au genre épique pour illustrer une vision du monde renversé proche de l'esprit du fabliau. Au delà de leurs différences, la réunion de ces deux textes nous paraît faire sens : ils cultivent tous deux la brièveté, caractère en soi peu compatible avec le déploiement épique, s'en prennent violemment à des figures d'autorité et permettent de s'interroger sur les marges de ce "haut genre" par excellence qu'est la chanson de geste médiévale. On trouvera ici, complétées par un important dossier de textes qui documentent la genèse et la postérité des deux récits jusqu'à nos jours, la première traduction d'Audigier en français moderne et la première présentation bilingue du Voyage de Charlemagne.
Les pièces de Molière ont-elles été écrites par Corneille ? Celles de Shakespeare par Florio ? Les poèmes d'Homère par une femme ? Cet ouvrage explore ces opinions littéraires hétérodoxes qui, au-delà de la simple mystification, dérivent vers le complotisme. Les pièces de Molière ont-elles été écrites par Corneille ? Les poèmes d'Homère par une femme ? Ceux de Louise Labé par un collectif d'écrivains lyonnais ? Ces opinions hétérodoxes sur la littérature courent toutes le risque d'être taxées de complotisme car elles postulent que l'on nous a sciemment caché la vérité dès l'époque où ces oeuvres ont été écrites. Cependant, des complots littéraires ont bel et bien existé : de fausses chartes ont été écrites au Moyen Age pour justifier les prétentions temporelles de l'Eglise, des auteurs de l'époque romantique ont falsifié des sources pour satisfaire le désir de racines de leurs contemporains, et Romain Gary a bien inventé Emile Ajar pour sa satisfaction personnelle. Ce livre interroge les pratiques, mais aussi les théories qui, de l'apparemment inoffensive mystification jusqu'au complot avéré, s'ingénient à mettre en question nos croyances littéraires. Les cas qui y sont étudiés nous font bien comprendre que l'excuse voulant que tout cela ne soit "que de la littérature" ne tient pas toujours face aux dangers de déstabilisation du savoir et de désinformation galopante qui caractérisent notre époque.
Je pense que de nombreuses constructions de notre époque n'ont pas été bien comprises" notait l'architecte Robert Meystre lors de l'entretien qu'il nous a accordé au printemps 2020. Ce trente-huitième numéro des Cahiers de l'Institut neuchâtelois se donne ainsi pour but de faire découvrir et déchiffrer l'architecture moderne et contemporaine du canton de Neuchâtel grâce à une série de regards croisés. Architectes, historiens de l'architecture et photographes en livrent chacun leur vision par le biais d'entretiens, d'articles thématiques et de photographies. Une abondante illustration inédite agrémente le discours qui associe aspects techniques, historiques, pratiques et humains. Le livre contient plus de 200 images.
J'ai jamais voulu être infirmière ! Je voulais pas avoir une blouse, être dans un hôpital, faire des prises de sang... Rien ne semblait prédisposer Madame Maceira à devenir infirmière. Voilà pourtant 15ans quelle exerce cette profession avec passion en psychiatrie. Mais sans blouse, sans faire de prises de sang, et loin de l'hôpital. Elle n'est donc pas une infirmière comme les autres. Mais qui sont donc ces autres infirmières ? Existe-t-il une infirmière type ? Est-ce nécessairement une femme qui, touchée par une vocation précoce, exerce dans un hôpital au chevet des patients ? En répondant à ces questions, les auteurs dressent un portrait totalement inédit de la profession qui rompt avec son apparente homogénéité. S'appuyant sur plusieurs dizaines d'entretiens et près de 3000 questionnaires, ils révèlent l'existence d'un espace infirmier fortement différencié et hiérarchisé, dans lequel les différents points de vue professionnels sont étroitement liés aux positions occupées. A l'heure où la profession se trouve confrontée à des enjeux majeurs (pénurie de personnel, vieillissement de la population, rationalisation des soins, académisation des formations et développement de la recherche), ce livre constitue un outil de compréhension précieux pour tous les professionnels de santé et les étudiants. En mobilisant la théorie des champs de Pierre Bourdieu, il contribue plus largement au renouvellement de l'analyse sociologique des professions. Postface de Patrice Pinell
C'est bien". Ce 15 avril 1945, Ruth Fayon est libérée par la 2e armée britannique. Elle a survécu à l'horreur de l'extermination des juifs par les nazis. Mais l'adolescente juive originaire de Tchécoslovaquie n'a pas la force de se réjouir. Elle est clouée sur sa paillasse puante du camp de Bergen-Belsen où les nazis, en pleine débandade l'ont déportée avec sa mère et sa soeur. Ruth, 16 ans, est à bout de force. Elle ne peut que lâcher ces quelques mots avant de sombrer dans le coma. "Je ne pesais plus que 30 kilos", raconte aujourd'hui cette Genevoise d'adoption dans un témoignage exceptionnel qui retrace son parcours dans l'enfer de la Shoah. Theresienstadt, Birkenau, Hambourg et Bergen-Belsen... Celle qui est née à Karlsbad en 1928 est passée par les pires camps de concentration et d'extermination du régime hitlérien. Autre document exceptionnel : une photographie de Ruth Fayon prise par une garde SS.
Aujourd'hui, le monde entier s'offre à travers le polar". Ce que l'on appelle couramment le polar, sous ses formes diverses qui vont des plus classiques, le récit à énigmes et le roman noir, aux plus hybrides - thrillers politico-judiciaires, ethniques, histoires de meurtriers en série, à la limite de l'enquête clinique ou du récit d'horreur - est devenu le genre littéraire le plus populaire, le plus transversal et le plus "mondialisé" . Le paradoxe de ces récits, parfois traduits en de nombreuses langues, est leur enracinement dans une réalité sociale, culturelle, historique la plupart du temps très spécifique et très localisée. Ce "lieu" peut être plus fantasmatique que géographique. Cet ouvrage rassemble des études ciblées sur différentes traditions géoculturelles d'Europe, d'Asie, d'Afrique et des Amériques. Les spécialistes qui ont contribué à ce volume analysent l'articulation entre la spécificité de ces traditions ou de ces "ambiances " et le caractère transfrontalier des procédés littéraires mis en oeuvre, qui correspond à l'horizon d'attente de la fiction criminelle.