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Guillaume d'Orange ou la naissance du héros médiéval
Corbellari Alain
KLINCKSIECK
35,00 €
Épuisé
EAN :9782252037966
Pourquoi les maillots de l'équipe de football des Pays-Bas sont-ils orange ? Pourquoi un fleuve d'Afrique du Sud s'appelle-t-il l'Orange ? Pourquoi les extrémistes protestants d'Ulster sont-ils dits Orangistes ? Toutes ces questions peuvent recevoir une réponse commune, qui se résume dans un nom : celui de Guillaume d'Orange. Il est vrai que le personnage a de qui tenir : son prototype historique, Guillaume de Toulouse, fut l'un des plus valeureux lieutenants de Charlemagne. Retiré du monde, il deviendra même saint Guillaume et donnera son nom au monastère de Gellone (Saint-Guilhem-le-Désert), qu'il avait fondé. La légende l'a rattaché à la ville d'Orange, près de laquelle il aurait livré la mythique bataille des Aliscamps, en compagnie de son neveu Vivien, qui, comme Roland, meurt tragiquement au combat, et de son beau-frère le bon géant Rainouart. Colérique et généreux, brave entre les braves et roi du déguisement, moine et soldat, amoureux passionné de la belle Guibourc et pourfendeur inlassable de Sarrasins, Guillaume, le " marquis au court nez ", que l'on reconnaît à son fameux coup de poing et à son rire tonitruant, reste l'un des héros les plus complexes et les plus attachants du Moyen Age.
Cingria trouvait les troubadours "urgents dans notre culture". C'est assez dire qu'il l'est lui-même plus encore. Charles-Albert Cingria a la réputation d'un auteur génial mais trop dispersé pour être lisible. Ami de Ramuz, collaborateur de la NRF, maître à penser de nombreux écrivains contemporains, il a pourtant développé, au-delà de l'apparence éclatée de sa production, une poétique d'une très forte cohérence, mélange résolument "antimoderne" (donc "moderne en liberté" comme dit Antoine Compagnon) de passion pour les troubadours, d'amour de la musique et de goût immodéré "tout simplement pour ce qui existe". On retrace ici son parcours, de son enfance dorée à sa vie vagabonde de semi-clochard parisien, en insistant sur le destin d'une oeuvre qui, quel que soit l'angle sous lequel on la prend, est une source constante d'émerveillement. La collection Presto remet dans la lumière des personnages ou des thèmes suisses, illustres ou méconnus. Son ambition ? Offrir la synthèse la plus efficace possible (d'où le nom de la collection) sur les sujets les plus divers, mais en visant le public le plus large possible. Tous les titres ne compteront que 64 pages, avec les illustrations.
?L'amour courtois est une notion qui fait rêver l'Occident depuis presque un millénaire. Bien que contestée par certains, qui voudraient lui substituer la formule plus idiomatique de fin'amor, c'est cette expression qui est choisie ici pour subsumer toutes les variétés du sentiment amoureux qui ont été développées dans la littérature des XIIe et XIIIe siècles. A la fois initiation pour le grand public et essai de théorisation à nouveau frais des diverses formes médiévales de l'amour, parmi lesquelles la fin 'amor voisine avec la bone amor et la fole amor, le présent ouvrage s'efforce de retracer jusqu'à nos jours l'histoire de ces conceptions, leurs origines, leurs éclipses, mais également leurs résurgences sous l'égide du romantisme, du surréalisme ou de la psychanalyse, car, comme le disait Rimbaud, "l'amour est à réinventer, on le sait".
Les histoires de la critique littéraire ne manquent pas, mais l'originalité du présent volume est de montrer que les médiévistes ont pris une part prépondérante et souvent insoupçonnée dans l'élaboration de ses modèles. Le concept de cet ouvrage est nouveau : basé sur l'expérience de l'auteur, qui travaille sur ces questions et les enseigne depuis trente ans, il consiste à proposer une histoire de la critique littéraire vue du point de vue du médiévisme : on n'y trouvera donc pas toutes les écoles critiques, mais la plupart ont quand même pu y trouver place, soit que les médiévistes — au sens large du terme — les aient inventées ou infléchies de manière décisive, soit que la littérature ou l'art du Moyen Age aient offert à des méthodes qui a priori ne les sollicitaient pas des exemples susceptibles d'en éclairer et d'en consolider les principes.
Si, comme le voulait Schelling, " l'architecture est une musique figée ", au XXe siècle nul n'a su mieux montrer qu'Honegger que la musique était une architecture en mouvement. Arthur Honegger (1892-1955) est, de tous les compositeurs suisses, celui dont le rayonnement au XXe siècle a été le plus grand. Célèbre dès le triomphe en 1921, au Théâtre du Jorat, du Roi David, qui a donné une vie nouvelle au genre de l'oratorio, il s'est illustré dans tous les genres musicaux, mais plus spécialement dans les grandes fresques lyriques et chorales (Antigone, Nicolas de Flue, Jeanne au bûcher, La Danse des Morts) et dans la musique symphonique : ses 5 symphonies sont parmi les plus marquantes du répertoire moderne, et des pages comme Pacific 231 ou Rugby ont su faire dialoguer la musique avec la modernité de notre civilisation. Compositeur à la fois profondément lyrique et architectonique, Honegger anime ses oeuvres d'un souffle qui est la marque des plus grands.
Des débuts de la littérature américaine jusqu'au XXe siècle, les écrivains et les intellectuels américains éprouvèrent le besoin de visiter l'Europe pour évaluer la civilisation dont ils étaient séparés et se situer par rapport à elle. Ils croyaient à l'infériorité intellectuelle de l'Amérique et pensaient que leur éducation ne serait complète que lorsqu'ils auraient pris contact avec une civilisation plus ancienne. La tendance à l'expatriation de l'intelligentsia américaine trouve donc son origine dans les liens traditionnels et culturels qui rattachaient le Nouveau Monde au Vieux Monde.