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Prismes de l'amour courtois
Corbellari Alain
EUD
9,00 €
Épuisé
EAN :9782364412767
?L'amour courtois est une notion qui fait rêver l'Occident depuis presque un millénaire. Bien que contestée par certains, qui voudraient lui substituer la formule plus idiomatique de fin'amor, c'est cette expression qui est choisie ici pour subsumer toutes les variétés du sentiment amoureux qui ont été développées dans la littérature des XIIe et XIIIe siècles. A la fois initiation pour le grand public et essai de théorisation à nouveau frais des diverses formes médiévales de l'amour, parmi lesquelles la fin 'amor voisine avec la bone amor et la fole amor, le présent ouvrage s'efforce de retracer jusqu'à nos jours l'histoire de ces conceptions, leurs origines, leurs éclipses, mais également leurs résurgences sous l'égide du romantisme, du surréalisme ou de la psychanalyse, car, comme le disait Rimbaud, "l'amour est à réinventer, on le sait".
Résumé : Après sa Petite histoire de la littérature médiévale à la manière de Pierre Desproges, Alain Corbellari est de retour avec de nouvelles facéties littéraires. Vous découvrirez dans ce volume comment tout est littérature française, même Dante - calembours à l'appui ; et vous appren- drez également, dans un étourdissant essai sur la Renaissance, tout sur les pets d'Erasme et la tête de More, sans oublier l'influence du rugby sur les Essais de Montaigne. Pour réjouir les amatrices et amateurs de bons mots, une Bibliographie anagrammatique vient compléter le volume. De quoi animer vos soirées de jeux littéraires des plus exquis !
Peut-on imaginer une anthologie littéraire conjoignant les xve et xvie siècles ? Ne croit-on pas savoir que le premier de ces deux siècles appartient au Moyen Age et le second à la Renaissance ? Pourtant, ce qui pourrait apparaître comme un défi, voire comme une provocation aux yeux de certaines et de certains, est assumé ici comme une proposition herméneutique censée éclairer d'un jour nouveau et pertinent notre histoire littéraire. Que l'on parle de " long Moyen Age ", avec Jacques Le Goff, ou de " longue Renaissance " en tenant compte du fait que le xve siècle débute dans la littérature française par la " querelle de la Rose " qui est déjà un authentique débat d'humanistes, on aimerait montrer ici que l'on ne passe pas brutalement entre 1500 et 1550 d'un monde à l'autre, et que parler des préfigurations d'un âge nouveau ou des survivances d'un âge ancien n'a pas grand sens sur deux siècles. Bien au contraire, l'unité de la langue (le " moyen français "), mais aussi des conditions de vie difficiles liées aux guerres et aux épidémies, sont des faits avérés. En tentant d'offrir à la lecture à la fois des textes originaux, mais aussi des exemples particulièrement représentatifs de la production littéraire de cette période, le présent parcours articule une cinquantaine de monographies allant d'une femme, Christine de Pizan, à une autre, Marie de Gournay. Ménageant des ponts entre les époques, il propose des rappels thématiques et des aperçus sur la réception moderne d'une littérature dont la capacité à nous étonner et à nous émerveiller n'est pas encore épuisée. Professeur aux universités de Lausanne et de Neuchâtel, Alain Corbellari a une formation de médiéviste. Il s'est également fait l'historien de sa discipline (par ses travaux, en particulier, sur Joseph Bédier) et n'a cessé de réfléchir sur les rapports du Moyen Age et de la Modernité.
Près d'un siècle après la mort de Joseph Bédier, la littérature médiévale a encore bien des secrets à nous livrer. Saviez-vous que le sénéchal Keu était un fameux mélomane ? Que les chansons de geste existaient en version pour sourds et malentendants ? Que Jehan Froissart, le chroniqueur de la Guerre de Cent Ans, vouait une admiration sans bornes à Boris Vian ? Toutes ces révélations, et bien d'autres encore, sont exposées dans cette Petite histoire, dans le plus pur style des grands savants médiévistes et sans le moindre souci de vraisemblance. Alain Corbellari, professeur de littérature française médiévale aux universités de Neuchâtel et de Lausanne, est aussi un musicologue confirmé et un maître du pastiche. Parmi ses écrits les plus récents, on compte Moyen Age et critique littéraire (Presses Universitaires de Vincennes, Saint-Denis 2021) et Frank Martin : un lyrisme intranquille (EPFL Press, Lausanne 2021).
Résumé : Pourquoi les maillots de l'équipe de football des Pays-Bas sont-ils orange ? Pourquoi un fleuve d'Afrique du Sud s'appelle-t-il l'Orange ? Pourquoi les extrémistes protestants d'Ulster sont-ils dits Orangistes ? Toutes ces questions peuvent recevoir une réponse commune, qui se résume dans un nom : celui de Guillaume d'Orange. Il est vrai que le personnage a de qui tenir : son prototype historique, Guillaume de Toulouse, fut l'un des plus valeureux lieutenants de Charlemagne. Retiré du monde, il deviendra même saint Guillaume et donnera son nom au monastère de Gellone (Saint-Guilhem-le-Désert), qu'il avait fondé. La légende l'a rattaché à la ville d'Orange, près de laquelle il aurait livré la mythique bataille des Aliscamps, en compagnie de son neveu Vivien, qui, comme Roland, meurt tragiquement au combat, et de son beau-frère le bon géant Rainouart. Colérique et généreux, brave entre les braves et roi du déguisement, moine et soldat, amoureux passionné de la belle Guibourc et pourfendeur inlassable de Sarrasins, Guillaume, le " marquis au court nez ", que l'on reconnaît à son fameux coup de poing et à son rire tonitruant, reste l'un des héros les plus complexes et les plus attachants du Moyen Age.
Souvent admirés pour leur esthétique, les châteaux néogothiques de Bourgogne n'avaient suscité qu'un faible intérêt universitaire jusqu'à présent. Ce paradoxe est aujourd'hui dépassé, les styles "néo" ne sont plus objets de mépris mais d'un vif intérêt de la part des historiens de l'art. Dans cet ouvrage, l'étude approfondie du château de La Rochepot est renforcée par celle d'une trentaine d'édifices, célèbres ou méconnus, mais tous remarquables par la qualité architecturale qui leur a été donnée entre 1820 et 1940. Ce livre atteste non seulement de la valeur artistique de ces châteaux mais il les replace également dans un contexte national et local de longue durée, pour mieux saisir les nouveautés et les continuités, les originalités et les conformismes. Ainsi, au gré de riches archives et de nombreuses illustrations, c'est un moment très riche de l'histoire bourguignonne qui apparaît dans ses oeuvres et ses différents protagonistes.
La psychomécanique du langage, fondée par G Guillaume (1883-1960), a longtemps suscité des études consacrées à l'histoire des langues (en particulier du français), et a parfois été tenue pour une linguistique fondamentalement diachronique. Cependant, aucune synthèse n'avait encore été consacrée à l'exposition des conceptions guillaumiennes de la diachronie et du changement linguistique. La linguistique diachronique suscitant un regain d'intérêt sans cesse croissant, c'est cette lacune que le présent ouvrage vise à combler, en réunissant l'ensemble des propositions théoriques de Guillaume relatives à la diachronie. S'il présente la diachronie telle qu'elle est développée dans le cadre conceptuel de la psychomécanique du langage, l'ouvrage vise également à confronter cette théorie aux propositions du paradigme du changement linguistique, et à mesurer ainsi les points d'accord et les singularités de chacune de ces deux approches de l'histoire de la langue.