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Petite histoire de la littérature médiévale
Corbellari Alain
PRESSES INVERSE
24,99 €
Épuisé
EAN :9782940718085
Près d'un siècle après la mort de Joseph Bédier, la littérature médiévale a encore bien des secrets à nous livrer. Saviez-vous que le sénéchal Keu était un fameux mélomane ? Que les chansons de geste existaient en version pour sourds et malentendants ? Que Jehan Froissart, le chroniqueur de la Guerre de Cent Ans, vouait une admiration sans bornes à Boris Vian ? Toutes ces révélations, et bien d'autres encore, sont exposées dans cette Petite histoire, dans le plus pur style des grands savants médiévistes et sans le moindre souci de vraisemblance. Alain Corbellari, professeur de littérature française médiévale aux universités de Neuchâtel et de Lausanne, est aussi un musicologue confirmé et un maître du pastiche. Parmi ses écrits les plus récents, on compte Moyen Age et critique littéraire (Presses Universitaires de Vincennes, Saint-Denis 2021) et Frank Martin : un lyrisme intranquille (EPFL Press, Lausanne 2021).
Peut-on imaginer une anthologie littéraire conjoignant les xve et xvie siècles ? Ne croit-on pas savoir que le premier de ces deux siècles appartient au Moyen Age et le second à la Renaissance ? Pourtant, ce qui pourrait apparaître comme un défi, voire comme une provocation aux yeux de certaines et de certains, est assumé ici comme une proposition herméneutique censée éclairer d'un jour nouveau et pertinent notre histoire littéraire. Que l'on parle de " long Moyen Age ", avec Jacques Le Goff, ou de " longue Renaissance " en tenant compte du fait que le xve siècle débute dans la littérature française par la " querelle de la Rose " qui est déjà un authentique débat d'humanistes, on aimerait montrer ici que l'on ne passe pas brutalement entre 1500 et 1550 d'un monde à l'autre, et que parler des préfigurations d'un âge nouveau ou des survivances d'un âge ancien n'a pas grand sens sur deux siècles. Bien au contraire, l'unité de la langue (le " moyen français "), mais aussi des conditions de vie difficiles liées aux guerres et aux épidémies, sont des faits avérés. En tentant d'offrir à la lecture à la fois des textes originaux, mais aussi des exemples particulièrement représentatifs de la production littéraire de cette période, le présent parcours articule une cinquantaine de monographies allant d'une femme, Christine de Pizan, à une autre, Marie de Gournay. Ménageant des ponts entre les époques, il propose des rappels thématiques et des aperçus sur la réception moderne d'une littérature dont la capacité à nous étonner et à nous émerveiller n'est pas encore épuisée. Professeur aux universités de Lausanne et de Neuchâtel, Alain Corbellari a une formation de médiéviste. Il s'est également fait l'historien de sa discipline (par ses travaux, en particulier, sur Joseph Bédier) et n'a cessé de réfléchir sur les rapports du Moyen Age et de la Modernité.
Résumé : Pourquoi les maillots de l'équipe de football des Pays-Bas sont-ils orange ? Pourquoi un fleuve d'Afrique du Sud s'appelle-t-il l'Orange ? Pourquoi les extrémistes protestants d'Ulster sont-ils dits Orangistes ? Toutes ces questions peuvent recevoir une réponse commune, qui se résume dans un nom : celui de Guillaume d'Orange. Il est vrai que le personnage a de qui tenir : son prototype historique, Guillaume de Toulouse, fut l'un des plus valeureux lieutenants de Charlemagne. Retiré du monde, il deviendra même saint Guillaume et donnera son nom au monastère de Gellone (Saint-Guilhem-le-Désert), qu'il avait fondé. La légende l'a rattaché à la ville d'Orange, près de laquelle il aurait livré la mythique bataille des Aliscamps, en compagnie de son neveu Vivien, qui, comme Roland, meurt tragiquement au combat, et de son beau-frère le bon géant Rainouart. Colérique et généreux, brave entre les braves et roi du déguisement, moine et soldat, amoureux passionné de la belle Guibourc et pourfendeur inlassable de Sarrasins, Guillaume, le " marquis au court nez ", que l'on reconnaît à son fameux coup de poing et à son rire tonitruant, reste l'un des héros les plus complexes et les plus attachants du Moyen Age.
De Kaamelott à Game of Thrones, des jeux de rôles aux fêtes médiévales qui fleurissent dans les moindres bourgs du Vieux (et même du Nouveau) Monde, l'imaginaire médiéval est omniprésent dans l'Occident contemporain. Mais on se doute que cela n'a pas toujours été le cas. Oscillant sans cesse entre sa légende "rose" (les troubadours, l'amour courtois, le preux chevalier) et sa légende "noire" (les guerres féodales, la peste, les culs de basse-fosse), le Moyen Age a connu à travers le temps des éclipses et des renouveaux spectaculaires dont ce livre dresse le tableau, envisageant tout aussi bien la réception érudite que la réception profane d'une période qui s'est elle-même pensée en termes de "renaissances" successives. A se demander si cette appellation même de Moyen Age n'est pas un fantôme après lequel on court toujours en vain.
Si, comme le voulait Schelling, " l'architecture est une musique figée ", au XXe siècle nul n'a su mieux montrer qu'Honegger que la musique était une architecture en mouvement. Arthur Honegger (1892-1955) est, de tous les compositeurs suisses, celui dont le rayonnement au XXe siècle a été le plus grand. Célèbre dès le triomphe en 1921, au Théâtre du Jorat, du Roi David, qui a donné une vie nouvelle au genre de l'oratorio, il s'est illustré dans tous les genres musicaux, mais plus spécialement dans les grandes fresques lyriques et chorales (Antigone, Nicolas de Flue, Jeanne au bûcher, La Danse des Morts) et dans la musique symphonique : ses 5 symphonies sont parmi les plus marquantes du répertoire moderne, et des pages comme Pacific 231 ou Rugby ont su faire dialoguer la musique avec la modernité de notre civilisation. Compositeur à la fois profondément lyrique et architectonique, Honegger anime ses oeuvres d'un souffle qui est la marque des plus grands.
Fleuron de la littérature scatologique de salon du XVIIIe siècle, L'Art de péter, de Pierre-Thomas-Nicolas Hurtaut paraît en 1751 à l'adresse fictive de Florent-Q, rue Pet-en-Gueule, au Soufflet, en Westphalie. Dans cet ouvrage flatulent, Hurtaut (1719-1791) parodie avec virtuosité les traités scientifiques de son temps. On découvrira ainsi toute une taxonomie des pets classifiés notamment selon leurs propriétés olfactives et auditives mais aussi grâce à de précieuses sources littéraires, à l'instar de Priape et les sorcières d'Horace. Au terme de ces pages pleines de matières, vous serez à même de distinguer un pet de demoiselle, un pet de maçon ou celui d'un géographe.
Ce recueil de poèmes lestes, sélectionnés avec grande facétie, présente un visage moins connu et pourtant si savoureux du grand Clément Marot (1496-1544), si réputé chez nous, en terre protestante, pour ses traductions des Psaumes. Grâce à une orthographe modernisée, on goutera aux saveurs de Ballades, épigrammes, Chansons et épitaphes aussi osées qu'impertinentes. Le recueil s'ouvre sur les Blasons du beau et du lait tétin et se conclut avec l'épitaphe d'Alix qui fut "âen culetis la plus experteâ" .
Bottarelli Alice ; Cadoret Stéphanie ; Rytz Marilo
Résumé : Une fable fantastique, engagée et subtilement féministe, sur la nature, et l'avenir de l'humanité. Un beau livre illustré pour s'évader et réfléchir ? ! 1868. Des scientifiques, des exploratrices et des aventuriers embarquent dans un sous-marin épique aux allures steam-punk pour une folle expédition au coeur du Pacifique. Jamie, Margareth et Magnus, trois membres de cet équipage hétéroclite s'apprêtent ainsi à découvrir les secrets insoupçonnés des abysses de l'océan. écrit entre 2020 et 2024 par trois jeunes autrices franco-suisses et enrichi des dessins de l'une d'entre elles, le Voyage du Nautiscaphe est non seulement un hommage aux grands récits d'aventures, mais surtout une fable fantastique, engagée et subtilement féministe, sur la nature, l'écologie et l'avenir de l'humanité. Au rythme des mots et des couleurs de la mer, on plonge dans l'imaginaire uchronique de ces trois autrices polymorphes, Alice Bottarelli (Prix Gorges Nicoles 2022), Stéphanie Cadoret (Dr. en histoire du cinéma et réalisatrice de films d'animation) et Marilou Rytz (Prix du jeune écrivain de langue française en 2021). Présentation du roman 1868. Une équipe de scientifiques, d'exploratrices et d'aventuriers entreprennent une expédition folle au coeur du Pacifique. A bord d'un sous-marin fantastique, un peu steam-punk, à la cheminée gigantesque, cet équipage hétéroclite s'apprête à découvrir des secrets insoupçonnés dans les abysses. Un voyage coloré par les notes et dessins du zoologue sur la faune et la flore, par les émerveillements d'une jeune fille échappant à sa condition de lady pour vivre la folie du grand large, par les extases de la mécano face aux beautés techniques du sous-marin et de sa cheminée... Le tout façonne une parodie joyeuse et admirative des récits à la Jules Verne - dont nous rendons hommage au fameux éditeur, Pierre-Jules Hetzel. Cette plongée dans la fosse des Nouvelles-Hébrides à bord du Nautiscaphe est d'abord le fruit d'une écriture collective, une mise en commun d'imaginaires. Une soirée de jeu de rôle a servi d'invitation à l'écriture et a donné un premier souffle à l'intrigue et aux différents personnages. De cette base résolument ludique et pop, il a fallu extraire et conserver les idées les plus folles, et leur donner forme. Vient alors une seconde phase d'écriture structurée par des intentions littéraires concrètes. Les autrices rejouent, à destination d'un public adulte, le plaisir des premières lectures d'aventures, auxquelles se mêlent les frissons du surnaturel. Le ton évoque plusieurs styles du XIXe siècle (récits de voyage, littérature fantastique, romans populaires et grandes sagas romanesques) ainsi que les codes académiques (notes de bas de pages qui éclairent ou brouillent le texte, commentaires réflexifs qui se répondent et s'entrechoquent). La dimension humoristique et badine se veut une retranscription de l'aventure vécue par les participantes et participants, mais surtout un témoignage de l'amour de la langue et des histoires. Alice Bottarelli, Stéphanie Cadoret et Marilou Rytz ont bénéficié à l'été 2023 d'une résidence littéraire à la Fondation Jan Michalski pour l'écriture et la littérature, où elles ont mis au point le manuscrit définitif du Voyage du Nautiscaphe. Voyager dans les profondeurs du Pacifique à bord du Nautiscaphe, un projet littéraire au long cours porté par plusieurs voix. @ Fondation Jan Michalski
Hypatie, née vers 350 et morte assassinée en 415, fut une figure majeure de la vie culturelle et politique d'Alexandrie. Elle y dispensa un enseignement éclectique alliant le néoplatonisme à un intérêt pour les mathématiques. Son meurtre, instigué par le patriarche Cyrille, en fait la victime d'une rivalité politique opposant l'évêque au préfet de la ville, qu'Hypatie conseillait. Leconte de Lisle (1818-1894) consacre deux de ses Poèmes antiques à cette philosophe, qu'il campe en figure tragique et en martyre de la science. L'étude, la paix, le recueillement, n'ont plus leur place, lorsque "? sous leur barbe hideuse et leur robe en lambeaux, les hommes du désert sortent de leurs tombeaux ? ". Tirage limité à 120 exemplaires numérotés