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Traité succinct de l'art involontaire. 2e édition revue et augmentée
Clément Gilles
SENS ET TONKA
14,50 €
Épuisé
EAN :9782845342354
Extrait Pour qui veut bien regarder, tout fait art. La nature, la ville, l'homme, le paysage, l'air du temps, ce qu'on appelle humeur et sur toute chose enfin, la lumière. Par ailleurs, chacun connaît l'art des artistes, celui qui porte signature. Peintres, sculpteurs, musiciens, écrivains, cinéastes, danseurs etc. sont convoqués sur la question de l'art à propos de laquelle, on le sait, il y a toujours beaucoup à dire. Il existe cependant une plage indéfinie où se croisent le champ brut de la nature - les circonstances - et le territoire authentifié de l'homme. Ce terrain de rencontre produit des figures à la fois éloignées et proches de l'art suivant les définitions que l'on en donne. Pour ma part je considère comme art involontaire le résultat heureux d'une combinaison imprévue de situations ou d'objets organisés entre eux selon des règles d'harmonie dictées par le hasard. Cet art peu estimé, car non prémédité, flotte à la surface des choses. Il est sans poids puisque la société ne lui en donne pas. C'est un art sans statut, sans discours, à ce point dépourvu de message qu'on peut le lire, enfin, pour ce qu'il représente - une figure du hasard - sans obligation de le porter au-delà de ses propres limites. C'est un art démuni, privé d'actions et d'opportunes missions; il se dérobe au politique, se montre à la hâte et disparaît aussitôt. Privé de consistance utile, personne ne peut le tourner à son profit car il n'appartient à personne. C'est un état d'être éphémère et subtil. Une lumière parfois. Avant tout c'est un regard. Cet art, on s'en doute, est privé d'auteur identifiable. Le poids de la signature en moins, une oeuvre tout à coup prend de la légèreté, s'offre seule et propose à qui veut bien l'endosser une paternité d'estime. À force de rencontrer et de collectionner les images de l'art involontaire à travers le monde, j'ai fini par les regrouper en huit catégories distinctes : commodité pour aborder la question (le nombre des catégories pouvant augmenter ou diminuer à volonté). Ensuite je les ai ordonnées selon une progression qui va de la plus grande distraction de l'homme sur son territoire à l'ébauche d'un dispositif construit, parfois même à une tentative d'accès à l'oeuvre. Mais dans tous les cas l'oeuvre est atteinte par inadvertance dans la seule et imprévisible mise en scène des circonstances de la vie. Personne ne songerait à la déloger de cet emplacement fragile et anonyme. C'est pourquoi les exemples choisis ne montrent jamais les prodiges de la seule nature, la splendeur des sites sauvages pérennes et fantastiques, grandioses et touristiques. Non, il s'agit plutôt d'accidents mineurs et furtifs, à la rencontre des mondes vivants de la nature et de cette foule qui partout tente une existence : petits arrangements sans conséquence ou gestes aventureux, trace imprévue de l'homme sur terre.
Ensemble, nous décidons que la Terre est un seul et petit jardin". Cette proposition de Gilles Clément, initiateur du jardin en mouvement et du jardin planétaire, bouleverse, à l'aube du troisième millénaire, la réflexion sur l'homme et son environnement. En embrassant la planète tout entière, enclos autonome et fragile, Gilles Clément appelle à mieux comprendre avant d'intervenir, à observer pour agir, à faire avec plutôt que contre la nature. Dans cette promenade, il nous entraîne au "Jardin des connaissances", où les sciences croisent l'art, l'imaginaire, les mythes et les légendes, dans un espace de verdure et de poésie. Diversité, mouvement, assemblage entre les êtres vivants: la nature offre les richesses de son paysage à l'homme- jardinier. A celui-ci d'organiser son territoire et d'y ménager la vie selon sa culture et à son échelle. Prélever sans appauvrir, consommer sans dégrader, produire sans épuiser, vivre sans détruire, c'est possible. Le "Jardin des expériences" le raconte et dit comment le jardinier, citoyen planétaire, agit localement, au nom et en conscience de la planète.
Résumé : Les mots apparurent. Ils se multiplièrent, crûrent, s'enflèrent. Certains devinrent gênants pour les uns et/ou pour les autres, pas toujours d'accord sur le sens à leur donner, sur leurs usages et utilités. Ils remplirent le disque dur de l'existence, devinrent parfois étouffants. Alors un Grand moralisateur décide d'en effacer certains, il créa, pour ce faire, l'effaceur. La tâche n'est pas sans risque.
Pendant que l'écologie radicale, arc-boutée à ses préceptes de rigueur, tente de résister, pendant que le Green business s'organise pour récupérer le marché bio, une troisième voie, sans nom, et qu'ici j'appelle "L'alternative ambiante", naît des rumeurs entremêlées analyses contradictoires, bilans de catastrophe, prédictions hasardeuses mais aussi de véritables constats, d'expériences et de recherches sérieuses. L'alternative ambiante regarde du côté de la décroissante sans y adhérer tout à fait, se détourne du Green business jugé excessif et, plutôt que d'espérer un quelconque salut venant des élus de la République, se place dans l'expectative en interrogeant les incidences possibles de l'Effet papillon. Oui, le jardin est planétaire, plus personne ne peut en douter mais tous ceux dont l'esprit alerté mesure les dimensions d'une si ample question se demandent comment on devient jardinier dans ce jardin-là. Aucune réponse ne parvient formulée d'un bloc. L'humanité incrédule, tour à tour endormie par les médias et réveillée par la crise, tente de nouvelles pistes de vie en terrain inconnu. Tout est à inventer, tout semble nouveau".
Nuages a pris son origine sur un journal de bord tenu du 18 septembre au 18 octobre 2004 sur un cargo porte-conteneurs, le Monteverde, oui, depuis Hambourg joint Valparaiso en trente-deux jours. Nuages aborde les relations entretenues entre le jardinier et le ciel. Le climat couvre la planète d'un seul élan, Gaia, la Terre, notre maison qui fonctionne comme un seul et unique être vivant. Nuages est la relation du voyage et du ciel autour d'une figure, Jean-Baptiste Lamarck, qui fut le premier à sérier les nuages et à leur donner un nom, le premier à concevoir une liaison intime entre les êtres vivants, les milieux, les climats, l'espace et le temps. Le premier a nous donner les clefs du mécanisme de l'évolution et à en fixer les bases.
?Recueil de textes (articles, notes...) qu'Yves Stourdzé avait commis au fur et à mesure de ses réflexions et de ses engagements. Pour les éditeurs, « il s'agissait de continuer le voyage entamé avec cet homme pressé (savait-il qu'il avait si peu de temps ?) qu'était Yves Stourdzé. Dégager le cheminement obstiné d'une pensée qu'aucun obstacle ne rebutait, qui refaçonnait ses instruments de réflexion et ses moyens d'agir au fur et à mesure qu'ils étaient mis en défaut. Nombreux furent déconcertés par sa fascination pour les technologies et le pouvoir sans en saisir l'enjeu ? Nombreux furent ceux qui se sont interrogés sur l'atypisme d'une telle démarche. » On trouve Dans une poignée d'électrons un début de réponse. Édition de Marie Thonon-Jacobin & Jean-François Blondeau-Patissier
A mon réveil il ne fait pas encore jour. Le trottoir donne une certaine légèreté au sommeil. Le moteur des véhicules devient peu à peu mélodieux, mais les rires et hurlements incessants achèvent la douceur du rêve. Le bitume et sa réalité aux émanations d'urine séchée, se chargent de me tenir éveillé. A cinq heures du matin, le carton et son parfum puant me rendent malade. Mon odeur mêlée aux effluves du carton, en produit une troisième, insoutenable. Je me lève et marche. Alors que le jour point, d'autres dorment, usant les mêmes cartons fétides, les mêmes pieds les effleurent, les mêmes yeux les offensent. Je suis seul à les observer, seul à les percevoir."
?S'opposant à la thèse selon laquelle l'utopie s'éteindrait en 1848, M. Abensour s'emploie à discerner trois formes de l'utopie : le socialisme utopique, le néo-utopies et ce qu'il appelle le nouvel esprit utopique qui persiste après 1848 jusqu'à nos jours. Nous assistons, contre toute attente, à un renouveau de l'utopie, ce qui donne à la pensée du nouvel esprit utopique de l'auteur tout son sens et toute son actualité.