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POUR UNE POIGNEE D'ELECTRONS
YVES STOURDZE
SENS ET TONKA
32,50 €
Épuisé
EAN :9782345842569
?Recueil de textes (articles, notes...) qu'Yves Stourdzé avait commis au fur et à mesure de ses réflexions et de ses engagements. Pour les éditeurs, « il s'agissait de continuer le voyage entamé avec cet homme pressé (savait-il qu'il avait si peu de temps ?) qu'était Yves Stourdzé. Dégager le cheminement obstiné d'une pensée qu'aucun obstacle ne rebutait, qui refaçonnait ses instruments de réflexion et ses moyens d'agir au fur et à mesure qu'ils étaient mis en défaut. Nombreux furent déconcertés par sa fascination pour les technologies et le pouvoir sans en saisir l'enjeu ? Nombreux furent ceux qui se sont interrogés sur l'atypisme d'une telle démarche. » On trouve Dans une poignée d'électrons un début de réponse. Édition de Marie Thonon-Jacobin & Jean-François Blondeau-Patissier
Il s'agit de l'histoire d'un nouvel équipement de communication, un peu oublié. Yves Stourdzé expose les tours et détours du pouvoir afin de ne rien perdre de son contrôle sur la société française. Assurer la puissance de l'Etat en fabriquant un modèle de représentation aussi fort que la fonctionnalité de la technique, modèle qui aura de beaux jours devant lui et des échos très contemporains. La singularité de sa méthode ressemble à celle d'un archéologue sur un champ de ruines, découvrant pierre après pierre l'objet attendu de ses hypothèses et met a nu sa démarche mente de recherche. L'objet de sa recherche, sa motivation essentielle a toujours été la question sans fond du pouvoir et de la domination. C'est ce qu'il traque, dans ses actions, dans le passé, une généalogie qui a pour but d'ouvrir l'avenir. Ces hypothèses font progressivement apparaître l'exercice du pouvoir vis-à-vis de son pays, de celui où nous sommes les habitants. De manière consciente ou inconsciente, le pouvoir modèle le fonctionnel de la nouveauté technique à ce qu'Yves Stourdzé appelle une esthétique des argumentaires.
Dans les années soixante-dix et quatre-Vingt, convaincu que les formes et détours du pouvoir devraient s'y révéler en modelant ces nouvelles inventions, c'est ce qu'Yves Stourdzé nommait généalogie. La grande crise du retard français en matière de téléphonie l'incita a mettre à jour le télégraphe, à fouiller plus profondément ce qui s'était fomente lors de son invention. Il put alors découvrir, qu'après la poste présente depuis le Moyen Age, le modèle du pouvoir en plate se devait alors de maîtriser ces techniques et en garder le contrôle. D'abord le télégraphe puis le téléphone. Il nous a semblé nécessaire de faire connaître le travail concernant le téléphone, le système, les ''avancées" qui éclaire enfin la crise des années soixante-dix et permettra à la société française d'être présente dans le nouvel "ordre" du monde.
?Douze textes qu'Yves Stourdzé a écrits dans diverses circonstances : études, professionnelles (préparation d'interventions, notes d'intention, "de service") ou écriture "plus personnelle". Il faut les lire en contrepoint d'autres textes dits plus "maîtrisés" ? que nous les avons par ailleurs publiés. Ils sont, à nos yeux, l'expression radicale et la démonstration de la nécessaire non-séparation (jamais) de la pensée et de l'action. En tant que tels ils sont une belle leçon de cohérence entre le vouloir et le pouvoir. Ils témoignent, aussi, du possible d'être libre dans un espace-temps de contraintes. Ils sont la preuve qu'une indépendance de l'écriture au service d'une exigence imaginaire dans une structure institutionnelle au service simplement du plus grand nombre est possible.
?Un des premiers grands textes sur les bonheurs et les abîmes de l'informatique. Sans réelle mise en garde mais d'une parole toutefois prononcée, Yves Stourdzé nous avertit dès les premières pages que " nous nous promenons aujourd'hui dans les ruines de notre avenir "... " où l'on rencontre d'un côté la miniaturisation, le microprocesseur et les manipulateurs enzymatiques ; de l'autre la navette spatiale, la bombe à neutrons... où l'on voit que, dans l'entre-deux, nous circulons à tâtons, pendant que s'élaborent des mémoires collectives, banques et bases de données, et que s'établissent les réseaux interconnectés dont les terminaux, comme autant de bouches avides, renouent avec le modèle ancien des voracités et des appétits... où l'on distingue partout des groupes qui s'agglomèrent, puis renouent avec un passé insolite, faisant leurs des passions transversales, des spécificités passagères et des stocks de signes orphelins... où l'on saisit que reproduire signifie désormais créer directement des ruines, des débris, des éclats et des nuisances... où l'on constate alors le mixage des temporalités, l'instabilité des corps... et où l'on se met à parcourir l'archéologie comme un thème de science-fiction...(Y.S.) "
?S'opposant à la thèse selon laquelle l'utopie s'éteindrait en 1848, M. Abensour s'emploie à discerner trois formes de l'utopie : le socialisme utopique, le néo-utopies et ce qu'il appelle le nouvel esprit utopique qui persiste après 1848 jusqu'à nos jours. Nous assistons, contre toute attente, à un renouveau de l'utopie, ce qui donne à la pensée du nouvel esprit utopique de l'auteur tout son sens et toute son actualité.
Ecrit du mois de mars 1999 au mois de mars 2000 - d'où son titre -, cet ouvrage constitué de courtes satires fait référence à la cruauté et à l'absurdité de l'Homme désarmé, malgré tout, face à son propre désarroi. Tu lui dirais alors noblement oui de l'estocade tu meurs c'est beau et le taureau sonderait fier le regard qui ternit le souffle qui s'éteint sous le ciel imparable du soleil sévillan il couperait alors les oreilles et la queue - les couilles du héros en bouquet dans sa bouche séchantes - de ces trophées muni dans son enclos enfin ferait le signe de la croix...
Sous le titre La Tentation du paysage, il sera question d'une figure essentielle du temps sous la forme de l'image même de l'immuable : la campagne, le monde rural. Celui-ci y étant abordé hors de tout lyrisme nostalgique. [...] Il en sera question comme d'une figure sans cesse recommencée et toujours réadaptée de l'inertie originelle, figure qui, sous la forme du paysage apparaît alors comme une expérience de la conscience de nous et du monde où se trouvent indissociablement mêlés l'inertie et la vitesse, le même et le distinct, le perdu et le retrouvé ; figure plus proche de nous sans doute que jamais de l'Eternel Retour.
Bivouac : spectacle de rue - dix ans de parcours dans le monde entier - est une création de la Générik Vapeur. Une histoire simple, 16 comédiens qui se multiplient à l'envi jusqu'à grossir la troupe de 20 voire 50, voire une centaine de personnages supplémentaires, 102 bidons, 4 musiciens... Et la fin d'une journée ordinaire en centre ville, quand, soudain, sur étendard sonore, un déboulé de petits hommes et femmes bleus... " ils prennent la ville à revers et détournent les rues, les fontaines, les bancs publics et les statues. Ils cherchent un lieu qui leur ressemblent, une pyramide, quelque part, signalétique du rassemblement puis du dépassement. Ils s'évanouissent comme ils sont arrivés, dans la musique. "