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Agonie du monologue dans la société française
Stourdzé Yves
SENS ET TONKA
10,00 €
Épuisé
EAN :9782845343085
Dans les années soixante-dix et quatre-Vingt, convaincu que les formes et détours du pouvoir devraient s'y révéler en modelant ces nouvelles inventions, c'est ce qu'Yves Stourdzé nommait généalogie. La grande crise du retard français en matière de téléphonie l'incita a mettre à jour le télégraphe, à fouiller plus profondément ce qui s'était fomente lors de son invention. Il put alors découvrir, qu'après la poste présente depuis le Moyen Age, le modèle du pouvoir en plate se devait alors de maîtriser ces techniques et en garder le contrôle. D'abord le télégraphe puis le téléphone. Il nous a semblé nécessaire de faire connaître le travail concernant le téléphone, le système, les ''avancées" qui éclaire enfin la crise des années soixante-dix et permettra à la société française d'être présente dans le nouvel "ordre" du monde.
Recueil de textes (articles, notes...) qu?Yves Stourdzé avait commis au fur et à mesure de ses réflexions et de ses engagements. Pour les éditeurs, " il s?agissait de continuer le voyage entamé avec cet homme pressé (savait-il qu?il avait si peu de temps ?) qu?était Yves Stourdzé. Dégager le cheminement obstiné d?une pensée qu?aucun obstacle ne rebutait, qui refaçonnait ses instruments de réflexion et ses moyens d?agir au fur et à mesure qu?ils étaient mis en défaut. Nombreux furent déconcertés par sa fascination pour les technologies et le pouvoir sans en saisir l?enjeu ? Nombreux furent ceux qui se sont interrogés sur l?atypisme d?une telle démarche. " On trouve Dans une poignée d?électrons un début de réponse.
Catalogue anniversaire des 50 ans présentant les 50 expositions programmées à cette occasion mélant histoire et prospective afin d'engager les 50 prochaines années ! Actes Sud est partenaire des Rencontres d'Arles depuis plus de 30 ans que ce soit au travers de l'édition photographique des ouvrages accompagnant ou inspirant les expositions mais aussi au travers de la collection des catalogues qui retracent une grande part de l'histoire de la photographie. Pour fêter cet anniversaire, la collection des affiches du festival démontrant 50 ans de création raphique est offerte avec ce catalogue.
Il s'agit de l'histoire d'un nouvel équipement de communication, un peu oublié. Yves Stourdzé expose les tours et détours du pouvoir afin de ne rien perdre de son contrôle sur la société française. Assurer la puissance de l'Etat en fabriquant un modèle de représentation aussi fort que la fonctionnalité de la technique, modèle qui aura de beaux jours devant lui et des échos très contemporains. La singularité de sa méthode ressemble à celle d'un archéologue sur un champ de ruines, découvrant pierre après pierre l'objet attendu de ses hypothèses et met a nu sa démarche mente de recherche. L'objet de sa recherche, sa motivation essentielle a toujours été la question sans fond du pouvoir et de la domination. C'est ce qu'il traque, dans ses actions, dans le passé, une généalogie qui a pour but d'ouvrir l'avenir. Ces hypothèses font progressivement apparaître l'exercice du pouvoir vis-à-vis de son pays, de celui où nous sommes les habitants. De manière consciente ou inconsciente, le pouvoir modèle le fonctionnel de la nouveauté technique à ce qu'Yves Stourdzé appelle une esthétique des argumentaires.
?Hautaines, arrogantes, les organisations codifient, quadrillent, centralisent. Du haut de leur puissance, elles dominent le corps social, y inscrivent leur logique et leur ordre. Elles sillonnent l'espace et le temps et ne laissent apparaître aucune zone ouverte où l'évasion soit encore possible. Si nous ne détruisons pas les organisations, elles nous briseront définitivement. Disloquer l'organisation, c'est briser les champs qu'elle innerve et nourrit, c'est inventer un temps et un espace autres, c'est dissoudre les formes de l'équivalence qui nous enserrent et nous emprisonnent, pulvériser le système de signes qui rend la vie monnayable sous forme de salaires et de marchandises, revendiquer un temps sans mode ni plein emploi. Aussi longtemps que subsistera la logique du sacrifice, l'organisation se renforcera ; elle s'écroulera comme un château de cartes, lorsque nous refuserons l'épargne de la jouissance au nom des objectifs planifiés ou des objets consommables. Y.S.
Bivouac : spectacle de rue - dix ans de parcours dans le monde entier - est une création de la Générik Vapeur. Une histoire simple, 16 comédiens qui se multiplient à l'envi jusqu'à grossir la troupe de 20 voire 50, voire une centaine de personnages supplémentaires, 102 bidons, 4 musiciens... Et la fin d'une journée ordinaire en centre ville, quand, soudain, sur étendard sonore, un déboulé de petits hommes et femmes bleus... " ils prennent la ville à revers et détournent les rues, les fontaines, les bancs publics et les statues. Ils cherchent un lieu qui leur ressemblent, une pyramide, quelque part, signalétique du rassemblement puis du dépassement. Ils s'évanouissent comme ils sont arrivés, dans la musique. "
Pendant que l'écologie radicale, arc-boutée à ses préceptes de rigueur, tente de résister, pendant que le Green business s'organise pour récupérer le marché bio, une troisième voie, sans nom, et qu'ici j'appelle "L'alternative ambiante", naît des rumeurs entremêlées analyses contradictoires, bilans de catastrophe, prédictions hasardeuses mais aussi de véritables constats, d'expériences et de recherches sérieuses. L'alternative ambiante regarde du côté de la décroissante sans y adhérer tout à fait, se détourne du Green business jugé excessif et, plutôt que d'espérer un quelconque salut venant des élus de la République, se place dans l'expectative en interrogeant les incidences possibles de l'Effet papillon. Oui, le jardin est planétaire, plus personne ne peut en douter mais tous ceux dont l'esprit alerté mesure les dimensions d'une si ample question se demandent comment on devient jardinier dans ce jardin-là. Aucune réponse ne parvient formulée d'un bloc. L'humanité incrédule, tour à tour endormie par les médias et réveillée par la crise, tente de nouvelles pistes de vie en terrain inconnu. Tout est à inventer, tout semble nouveau".
Abensour était un homme de l'égalité, un homme du conflit pour mieux établir un lien d'égalité. Dans n'importe quel entretien qu'il vous accordait, il s'arrangeait toujours pour rétablir l'égalité, vous poser une question, vous dire qu'il ne connaissait pas telle référence à laquelle vous aviez lait allusion, tandis que c'est vous qui étiez demandeur de ses références et de ses réflexions. Il récusait le paradigme de l'ordre pour celui du lien, tant dans les rencontres individuelles que dans la communauté politique. C'était son tété Spinoziste : plutôt qu'un pouvoir sur les hommes, valoriser un pouvoir entre les hommes et avec les hommes, parce qu'il augmente la puissance d'agir." (P. V] "Qu'est ce qu'une bonne rencontre, à l'opposé du malencontre, sinon l'événement heureux ou se forme entre les hommes un nouveau lien, un nouveau tissu relationnel tel que ce tissu augmente aussitôt la puissance collective d'agir, la puissance d'agir de concert ? " M. A.
Faut pas prendre les enfants du cardinal pour des enfants du Bon Dieu ! Connectez-vous sur CM-Free, le premier syndicat virtuel ! Joyeux Noël ! Et ce mardi 15 décembre 1998 à 11 h 30, la bombe explose. CM-Free était sur tous les écrans. J'entendais des bribes de paroles, " d'où ça peut venir ? ", " Ça vient de l'extérieur ", " oh putain... ", " Georges c'est le pseudo du mec ", " Ils y vont pas de main morte ", " ils ont raison sur toute la ligne ", " ils sont sûrement plusieurs ", c'est super ! ". J'entrai dans la cafétéria raide comme un automate. Elle était vide. J'allumai une cigarette et m'efforçai de respirer calmement.