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Nuages
Clément Gilles
SENS ET TONKA
20,00 €
Épuisé
EAN :9782845342958
Nuages a pris son origine sur un journal de bord tenu du 18 septembre au 18 octobre 2004 sur un cargo porte-conteneurs, le Monteverde, oui, depuis Hambourg joint Valparaiso en trente-deux jours. Nuages aborde les relations entretenues entre le jardinier et le ciel. Le climat couvre la planète d'un seul élan, Gaia, la Terre, notre maison qui fonctionne comme un seul et unique être vivant. Nuages est la relation du voyage et du ciel autour d'une figure, Jean-Baptiste Lamarck, qui fut le premier à sérier les nuages et à leur donner un nom, le premier à concevoir une liaison intime entre les êtres vivants, les milieux, les climats, l'espace et le temps. Le premier a nous donner les clefs du mécanisme de l'évolution et à en fixer les bases.
Résumé : Les mots apparurent. Ils se multiplièrent, crûrent, s'enflèrent. Certains devinrent gênants pour les uns et/ou pour les autres, pas toujours d'accord sur le sens à leur donner, sur leurs usages et utilités. Ils remplirent le disque dur de l'existence, devinrent parfois étouffants. Alors un Grand moralisateur décide d'en effacer certains, il créa, pour ce faire, l'effaceur. La tâche n'est pas sans risque.
Ensemble, nous décidons que la Terre est un seul et petit jardin". Cette proposition de Gilles Clément, initiateur du jardin en mouvement et du jardin planétaire, bouleverse, à l'aube du troisième millénaire, la réflexion sur l'homme et son environnement. En embrassant la planète tout entière, enclos autonome et fragile, Gilles Clément appelle à mieux comprendre avant d'intervenir, à observer pour agir, à faire avec plutôt que contre la nature. Dans cette promenade, il nous entraîne au "Jardin des connaissances", où les sciences croisent l'art, l'imaginaire, les mythes et les légendes, dans un espace de verdure et de poésie. Diversité, mouvement, assemblage entre les êtres vivants: la nature offre les richesses de son paysage à l'homme- jardinier. A celui-ci d'organiser son territoire et d'y ménager la vie selon sa culture et à son échelle. Prélever sans appauvrir, consommer sans dégrader, produire sans épuiser, vivre sans détruire, c'est possible. Le "Jardin des expériences" le raconte et dit comment le jardinier, citoyen planétaire, agit localement, au nom et en conscience de la planète.
Pendant que l'écologie radicale, arc-boutée à ses préceptes de rigueur, tente de résister, pendant que le Green business s'organise pour récupérer le marché bio, une troisième voie, sans nom, et qu'ici j'appelle "L'alternative ambiante", naît des rumeurs entremêlées analyses contradictoires, bilans de catastrophe, prédictions hasardeuses mais aussi de véritables constats, d'expériences et de recherches sérieuses. L'alternative ambiante regarde du côté de la décroissante sans y adhérer tout à fait, se détourne du Green business jugé excessif et, plutôt que d'espérer un quelconque salut venant des élus de la République, se place dans l'expectative en interrogeant les incidences possibles de l'Effet papillon. Oui, le jardin est planétaire, plus personne ne peut en douter mais tous ceux dont l'esprit alerté mesure les dimensions d'une si ample question se demandent comment on devient jardinier dans ce jardin-là. Aucune réponse ne parvient formulée d'un bloc. L'humanité incrédule, tour à tour endormie par les médias et réveillée par la crise, tente de nouvelles pistes de vie en terrain inconnu. Tout est à inventer, tout semble nouveau".
Dessiner le jardin planétaire? Projet fou, démesuré, aux limites du possible. Telle est pourtant l'entreprise à laquelle Thomas, le peintre retiré dans sa propriété close de Saint-Sauveur et son ami le Voyageur ont décidé de s'atteler. Parcourant les terres australes, des Andes chiliennes à l'Australie, le Voyageur envoie à Thomas des données que celui-ci interprète. Observations des plantes, animaux, reliefs, horizons, ciels nourrissent leur relation épistolaire poétique et savante. Peu à peu se dessine une nouvelle vision, dans le surprenant chatoiement de leur évolution, de la nature et du monde dont l'homme ne serait plus le centre, mais le scribe et le gardien. Avec ce récit lumineux et sensible, Gilles Clément, paysagiste de renommée internationale, initiateur de la notion de "jardin en mouvement" réhabilitant la friche comme laboratoire et lieu de liberté, nous propose à la fois un traité de géographie vagabonde, une forme inédite de pédagogie encyclopédique et le roman à énigme d'une vérité sans cesse différée. L'un de ces livres rares et précieux qui surprennent par la magie de leur style et l'inattendu de leurs considérations.
?Recueil de textes (articles, notes...) qu'Yves Stourdzé avait commis au fur et à mesure de ses réflexions et de ses engagements. Pour les éditeurs, « il s'agissait de continuer le voyage entamé avec cet homme pressé (savait-il qu'il avait si peu de temps ?) qu'était Yves Stourdzé. Dégager le cheminement obstiné d'une pensée qu'aucun obstacle ne rebutait, qui refaçonnait ses instruments de réflexion et ses moyens d'agir au fur et à mesure qu'ils étaient mis en défaut. Nombreux furent déconcertés par sa fascination pour les technologies et le pouvoir sans en saisir l'enjeu ? Nombreux furent ceux qui se sont interrogés sur l'atypisme d'une telle démarche. » On trouve Dans une poignée d'électrons un début de réponse. Édition de Marie Thonon-Jacobin & Jean-François Blondeau-Patissier
A mon réveil il ne fait pas encore jour. Le trottoir donne une certaine légèreté au sommeil. Le moteur des véhicules devient peu à peu mélodieux, mais les rires et hurlements incessants achèvent la douceur du rêve. Le bitume et sa réalité aux émanations d'urine séchée, se chargent de me tenir éveillé. A cinq heures du matin, le carton et son parfum puant me rendent malade. Mon odeur mêlée aux effluves du carton, en produit une troisième, insoutenable. Je me lève et marche. Alors que le jour point, d'autres dorment, usant les mêmes cartons fétides, les mêmes pieds les effleurent, les mêmes yeux les offensent. Je suis seul à les observer, seul à les percevoir."
Faut pas prendre les enfants du cardinal pour des enfants du Bon Dieu ! Connectez-vous sur CM-Free, le premier syndicat virtuel ! Joyeux Noël ! Et ce mardi 15 décembre 1998 à 11 h 30, la bombe explose. CM-Free était sur tous les écrans. J'entendais des bribes de paroles, " d'où ça peut venir ? ", " Ça vient de l'extérieur ", " oh putain... ", " Georges c'est le pseudo du mec ", " Ils y vont pas de main morte ", " ils ont raison sur toute la ligne ", " ils sont sûrement plusieurs ", c'est super ! ". J'entrai dans la cafétéria raide comme un automate. Elle était vide. J'allumai une cigarette et m'efforçai de respirer calmement.
Bivouac : spectacle de rue - dix ans de parcours dans le monde entier - est une création de la Générik Vapeur. Une histoire simple, 16 comédiens qui se multiplient à l'envi jusqu'à grossir la troupe de 20 voire 50, voire une centaine de personnages supplémentaires, 102 bidons, 4 musiciens... Et la fin d'une journée ordinaire en centre ville, quand, soudain, sur étendard sonore, un déboulé de petits hommes et femmes bleus... " ils prennent la ville à revers et détournent les rues, les fontaines, les bancs publics et les statues. Ils cherchent un lieu qui leur ressemblent, une pyramide, quelque part, signalétique du rassemblement puis du dépassement. Ils s'évanouissent comme ils sont arrivés, dans la musique. "