Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
LE JARDIN PLANETAIRE. Reconcilier l'homme et la nature
Clément Gilles
ALBIN MICHEL
26,05 €
Épuisé
EAN :9782226111524
Ensemble, nous décidons que la Terre est un seul et petit jardin". Cette proposition de Gilles Clément, initiateur du jardin en mouvement et du jardin planétaire, bouleverse, à l'aube du troisième millénaire, la réflexion sur l'homme et son environnement. En embrassant la planète tout entière, enclos autonome et fragile, Gilles Clément appelle à mieux comprendre avant d'intervenir, à observer pour agir, à faire avec plutôt que contre la nature. Dans cette promenade, il nous entraîne au "Jardin des connaissances", où les sciences croisent l'art, l'imaginaire, les mythes et les légendes, dans un espace de verdure et de poésie. Diversité, mouvement, assemblage entre les êtres vivants: la nature offre les richesses de son paysage à l'homme- jardinier. A celui-ci d'organiser son territoire et d'y ménager la vie selon sa culture et à son échelle. Prélever sans appauvrir, consommer sans dégrader, produire sans épuiser, vivre sans détruire, c'est possible. Le "Jardin des expériences" le raconte et dit comment le jardinier, citoyen planétaire, agit localement, au nom et en conscience de la planète.
Je ne me serais pas intéressé au blanc s'il n'apparaissait constamment comme une anomalie du paysage, tantôt le valorisant, tantôt le dégradant. " Dans la nature, le blanc n'existe pas ". Il n'existe pas de blanc au sens nettoyant du terme (laver plus blanc). C'est une chance. Mais il existe une infinité de tons clairs, répartis sur les supports les plus divers. On peut en établir une liste. Elle se présente dans l'ordre alphabétique des catégories identitaires du blanc dans le paysage d'aujourd'hui. Le blanc intervient alors de façon massive, occupant tout le regard et, même s'il s'agit d'un phénomène temporaire ? le ciel, l'écume, la neige ? il peut identifier un territoire durablement.
Résumé : " Le monde des pierres. Mon père parlait aux pierres. Je les ai reposées là où mon père les a prises, dans les déserts, sur les volcans, au fond des mers. J'ai beaucoup voyagé. Je suis fatigué. Il y a si longtemps que je n'ai pas dormi. " Un homme atteint un village de haute montagne, à Bali, là où ne parviennent jamais les étrangers. Il est là pour y apporter la dernière pierre de la collection de son père disparu et y découvrir l'énigme de sa naissance. Un récit singulier et envoûtant, hanté par la musique des pierres, la présence des morts, la quête d'une origine à assigner à chaque être et à chaque chose, la recherche du sens et le vertige de la perte.
Extrait Pour qui veut bien regarder, tout fait art. La nature, la ville, l'homme, le paysage, l'air du temps, ce qu'on appelle humeur et sur toute chose enfin, la lumière. Par ailleurs, chacun connaît l'art des artistes, celui qui porte signature. Peintres, sculpteurs, musiciens, écrivains, cinéastes, danseurs etc. sont convoqués sur la question de l'art à propos de laquelle, on le sait, il y a toujours beaucoup à dire. Il existe cependant une plage indéfinie où se croisent le champ brut de la nature - les circonstances - et le territoire authentifié de l'homme. Ce terrain de rencontre produit des figures à la fois éloignées et proches de l'art suivant les définitions que l'on en donne. Pour ma part je considère comme art involontaire le résultat heureux d'une combinaison imprévue de situations ou d'objets organisés entre eux selon des règles d'harmonie dictées par le hasard. Cet art peu estimé, car non prémédité, flotte à la surface des choses. Il est sans poids puisque la société ne lui en donne pas. C'est un art sans statut, sans discours, à ce point dépourvu de message qu'on peut le lire, enfin, pour ce qu'il représente - une figure du hasard - sans obligation de le porter au-delà de ses propres limites. C'est un art démuni, privé d'actions et d'opportunes missions; il se dérobe au politique, se montre à la hâte et disparaît aussitôt. Privé de consistance utile, personne ne peut le tourner à son profit car il n'appartient à personne. C'est un état d'être éphémère et subtil. Une lumière parfois. Avant tout c'est un regard. Cet art, on s'en doute, est privé d'auteur identifiable. Le poids de la signature en moins, une oeuvre tout à coup prend de la légèreté, s'offre seule et propose à qui veut bien l'endosser une paternité d'estime. À force de rencontrer et de collectionner les images de l'art involontaire à travers le monde, j'ai fini par les regrouper en huit catégories distinctes : commodité pour aborder la question (le nombre des catégories pouvant augmenter ou diminuer à volonté). Ensuite je les ai ordonnées selon une progression qui va de la plus grande distraction de l'homme sur son territoire à l'ébauche d'un dispositif construit, parfois même à une tentative d'accès à l'oeuvre. Mais dans tous les cas l'oeuvre est atteinte par inadvertance dans la seule et imprévisible mise en scène des circonstances de la vie. Personne ne songerait à la déloger de cet emplacement fragile et anonyme. C'est pourquoi les exemples choisis ne montrent jamais les prodiges de la seule nature, la splendeur des sites sauvages pérennes et fantastiques, grandioses et touristiques. Non, il s'agit plutôt d'accidents mineurs et furtifs, à la rencontre des mondes vivants de la nature et de cette foule qui partout tente une existence : petits arrangements sans conséquence ou gestes aventureux, trace imprévue de l'homme sur terre.
Dans cet ouvrage, Gilles Clément développe une observation des cycles d'apparition des organisations structurelles et spatiales du " jardin ", ? l'ordre, l'entropie, la reconquête, la friche, le climax et le vagabondage ?, mettant en évidence la non stabilité d'un espace-temps apparemment stable. D'où le terme de " mouvement ", indiquant la variation propre aux végétaux, qui inspire le paysagiste qu'est G. Clément : au lieu de cantonner les plantes afin d'organiser une création, il laisse les plantations " redessiner " en permanence le jardin.
Résumé : En 195 aphorismes, les Yoga-Sutras de Patanjali codifient l'enseignement d'une pratique traditionnelle plusieurs fois millénaire. C'est l'esprit même du Yoga qui se trouve ici décrit, résumé en une série de remarques lapidaires et lumineuses. Vrai traité de connaissance de soi, cet ouvrage est l'un des textes majeurs de l'humanité. Son message, transcendant les siècles, se révèle bien plus que moderne : essentiel.
L'esprit du Zen fut introduit au Japon chez un peuple dont la guerre était l'occupation habituelle. Ce fut le génie du Zen de transformer les techniques brutales de la guerre en arts qui ne se souciaient plus seulement de l'efficacité guerrière mais de la recherche de soi-même. Le sabre, l'arc et la flèche, instruments de mort devinrent des supports de méditation. Sous cette influence naquit le Bushido, code d'honneur, discipline chevaleresque qui recommande le désintéressement et le mépris de la mort. Tant et si bien que le Zen fut cette voie d'éveil, appelé "la religion des samouraïs." En termes vifs et imagés, parfois même en s'amusant, Maître Deshimaru répond aux questions de ses disciples, sans jamais leur faire oublier que Zen et arts martiaux sont l'apprentissage de la vie et la mort.
Poème mystique de 700 versets, inséré dans la grande épopée anonyme du Mahabharata, La Bhagavad-Gîtâ, "le chant du Seigneur", est considérée comme la "Bible de l'Inde". Le dieu Krishna, avatar de Vishnu (voir Mythes et dieux de l'Inde), prenant la forme d'un conducteur de char, expose ici, au jeune guerrier Arjuna, une doctrine portant sur l'action, la discrimination, la connaissance et la dévotion. La présente traduction est de Camille Rao et, Jean Herbert, indianiste bien connu, qui est aussi le préfacier. Le volume comprend un glossaire, un index et des "définitions psychologiques" importantes. Parmi les innombrables commentaires écrits sur ce texte, celui de Shri Aurobindo (1872-1950) offre l'intérêt du regard d'un homme qui se retira de la vie publique après une carrière politique ardente pour rechercher une religion synthétique universelle. Fondateur, en 1926, d'un ashram dont il fut le gourou très influent jusqu'à sa mort, il a su adapter la pensée indienne à la vie moderne. Formé en Occident, il rend ici accessible pour nous ce grand trésor spirituel. --Colette-Rebecca Estin