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La dernière visite. L'impératrice Eugénie à Fontainebleau (été 1914)
Chilot Etienne ; Mitterrand Frédéric
CHARMOISET
14,00 €
Épuisé
EAN :9782372890007
Le 10 juillet 1914, devant les grilles du château de Fontainebleau, une petite dame âgée, toute vêtue de noir, courbée mais à l'allure digne, descend d'une automobile. L'impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III, s'apprête à visiter dans le plus strict anonymat l'une des résidences les plus fastueuses qu'elle ait occupée une cinquantaine d'années plus tôt. En l'absence du conservateur du musée, le brigadier Arthur Vincent, historien érudit du pays de Fontainebleau, se voit confier une mission extraordinaire : assurer à cette auguste voyageuse la visite des lieux. Conscient de l'événement exceptionnel qu'il vient de vivre, aussitôt la visite achevée, le brigadier prend la plume afin d'en garder intact le souvenir et d'en laisser un témoignage précis. Soutenue par une documentation riche et inédite illustrant les souvenirs émouvants évoqués par l'impératrice, La dernière visite nous invite à vivre un des moments uniques de l'histoire de France : une personnalité historique, symbole en son temps de grâce et de majesté, déambule avec modestie et mélancolie dans le palais qui a été sa demeure. Contemplant ces intérieurs où voisinaient mobilier en bois doré des frères Jacob et canapés confortables garnis à capitons, cabinets précieux et tableaux de chasse, témoins d'une époque où évoluaient dames en crinolines et hommes en habit, l'impératrice Eugénie se remémore les splendeurs et les tristesses du passé, mais regarde aussi vers l'avenir au moment où le monde s'apprête à rentrer dans le premier grand conflit mondial.
En plein coeur du pays traditionnel du Gâtinais, Montacher-Villegardin est situé sur l'ancien territoire des Sénons, à l'extrémité occidentale de la région Bourgogne-Franche-Comté. Remontant à l'Antiquité, l'histoire des deux villages qui composent cette commune est intimement liée à la voie romaine de Sens à Orléans, dit Chemin de César, qui les traverse. Niché dans la vallée du Lunain, un affluent du Loing qui l'arrose, Montacher fit l'objet de fouilles archéologiques révélant des traces d'habitat néolithique ainsi que la présence de thermes gallo-romains. Tout comme Villegardin, Montacher fut sous l'Ancien Régime un fief entouré de multiples châteaux aux terres convoitées par les conseillers des rois et des ducs, dont un certain Guyonnet de Vertron historiographe du Roi-Soleil. Malgré les dommages causés par la guerre de Cent Ans, la Fronde mais surtout la Seconde Guerre mondiale, les deux villages surent se reconstruire. Unifiée depuis 1965, Montacher-Villegardin est aujourd'hui l'une des plus vastes et non moins charmante commune du nord de l'Yonne. Grâce à l'archéologie, la photographie, les documents d'archives et la mémoire des habitants, ce village dévoile enfin son histoire et un riche passé.
A la frontière de l'ancienne province de Bourgogne, aux marches de la région Centre-Valde-Loire et aux confins de l'Ile-de-France, voici la commune de Piffonds, traversée par la route menant de Villeneuve-sur-Yonne, son chef-lieu de canton, à Courtenay, la ville la plus proche. Au milieu du village situé sur un large plateau du Gâtinais médian, à proximité d'un des plus grands noeuds autoroutiers de France, se remarquent les bâtiments incroyablement conservés d'une vaste forteresse médiévale : le château de Piffonds. La construction de cette ancienne résidence secondaire des princes de Courtenay remonte au xiiie siècle. Ainsi, parmi les personnages illustres qui en furent propriétaires, il est possible d'évoquer Pierre II de Courtenay, empereur latin de Constantinople, Antoine de Chabannes, homme de guerre un moment compagnon de Jeanne d'Arc, ou bien encore François de Montlezun, gouverneur de la Bastille ayant eu sous ses ordres d'Artagnan. Malgré les multiples vicissitudes de l'Histoire, le château est toujours debout et abrite aujourd'hui en partie la mairie de la commune de Piffonds
Aux portes de la Bourgogne, le village de Vallery possède un des seuls jardins Renaissance laissé en l'état en France. Créés au xvie siècle en contrebas du château pour lequel ils ont été conçus, les jardins de Vallery sont attribués à Pierre Lescot, l'architecte de la Cour carrée du Louvre et sont considérés comme l'une des premières réalisations de jardin d'agrément sur le modèle italien de la Renaissance. Connus par les gravures d'Androuet du Cerceau et admirés par les rois et les grands personnages de l'Histoire, les jardins de Vallery constituèrent le fleuron du château appartenant à cette époque aux princes de Condé avant que ces derniers ne s'installent définitivement à Chantilly. Leur long déclin n'en a pas pour autant effacé de la mémoire collective leur passé prestigieux. Très endommagés par les aléas de l'histoire et du climat mais maintenus dans leur topographie d'origine, ils conservent de fort beaux éléments promis à terme à une restauration exemplaire et subtile. Propriétaire de ce patrimoine local unique, la Communauté de Communes du Gâtinais en Bourgogne, forte des études nécessaires issues des nombreuses fouilles archéologiques, peut désormais s'engager dans la remise en état des dispositions historiques de ce lieu mythique et le reconsidérer, en ce début du XXIe siècle, comme une étape touristique et culturelle majeure, à équidistance des châteaux de la Loire et de Fontainebleau.
Depuis plus de mille ans, le château de Blois domine de son éperon rocheux la Loire, ce grand fleuve sauvage qui arrose ce vaste et fertile pays surnommé le "jardin de la France". Fondé par les comtes de Blois, l'édifice évoque le destin de sept rois et dix reines qui ont fait l'histoire de France. Celle de l'Europe s'est écrite en ses murs. Le futur roi Louis XII y est né. François Ier et Marie Stuart y ont résidé. Jeanne d'Arc, Léonard de Vinci et Charles Quint y ont été reçus. Enfin, les reines Anne de Bretagne, Claude de France et Catherine de Médicis y ont rendu leur dernier soupir. Préféré au château d'Amboise, il devient l'épicentre de la vie politique et culturelle du royaume de France à la Renaissance, avant qu'il ne soit supplanté par celui de Chambord et que la cour ne quitte le Val de Loire pour l'Ile de France. Classée monument historique, l'ancienne résidence favorite des rois de France n'a cependant rien perdu de sa superbe. Par la diversité des styles architecturaux qu'il a conservés, le château de Blois demeure un monument clef pour la compréhension de l'évolution de l'architecture française au fil des siècles. Quant à ses jardins, en grande partie disparus, seuls subsistent aujourd'hui le pavillon Anne de Bretagne, l'Orangerie et la maison du gardien du jeu de Paume, derniers témoins de leur splendeur passée. Nonobstant l'époque et l'ampleur de sa construction, le château de Blois peut être comparé à celui de Versailles, édifié par le fait du prince, hors les murs de la capitale, par les meilleurs architectes de son temps et orné de magnifiques jardins. A tous ces titres et par sa situation, il représente la porte d'entrée principale pour la découverte et la compréhension de tous les autres châteaux de la Loire. Situé en région Centre-Val de Loire, le château de Blois appartient aujourd'hui à sa cité, qui a reçu le label "Villes d'art et d'histoire" l'obligeant plus que jamais à prendre soin de ce patrimoine exceptionnel et à considérer cet édifice majestueux comme un témoignage unique de l'histoire.
Tricard François ; Durand M. ; Saulnier-Pernuit Ly
A la fin du XIIe siècle, un jeune anglais d'Abingdon, Edme, a uni en lui la culture de l'université de Paris et celle d'Oxford. Archevêque de Cantorbéry, il a rencontré avec le roi d'Angleterre les mêmes difficultés que Thomas Becket. La spiritualité de saint Bernard et celle de saint François lui ont permis de surmonter toutes ses épreuves. Son oeuvre principale, le Miroir de l'Eglise, est typique de la mystique anglaise. A travers les conflits se préparait avec Henri VIII le brexit de l'Eglise d'Angleterre avec Rome. Mais les liens créés par les cisterciens de Pontigny sont restés solides. Sans cesse le culte de ce saint qui aimait la France n'a cessé de porter des fruits d'entente et de paix jusqu'en Amérique. L'abbaye de Pontigny s'honore de deux grands patronages : celui de la Vierge Marie, chère aux Cisterciens, et celui de saint Edme, Edmund d'Abingdon, archevêque de Cantorbéry, mort en 1240 et dont le corps, suivant ses dernières volontés, repose dans l'église abbatiale de Pontigny. A travers ce nouvel ouvrage, Monseigneur Tricard met en valeur la place éminente de saint Edme dans l'histoire intellectuelle du Moyen Age, et démontre la notoriété et la diffusion de son culte, tant en France qu'à l'étranger.
En plein coeur du pays traditionnel du Gâtinais, Montacher-Villegardin est situé sur l'ancien territoire des Sénons, à l'extrémité occidentale de la région Bourgogne-Franche-Comté. Remontant à l'Antiquité, l'histoire des deux villages qui composent cette commune est intimement liée à la voie romaine de Sens à Orléans, dit Chemin de César, qui les traverse. Niché dans la vallée du Lunain, un affluent du Loing qui l'arrose, Montacher fit l'objet de fouilles archéologiques révélant des traces d'habitat néolithique ainsi que la présence de thermes gallo-romains. Tout comme Villegardin, Montacher fut sous l'Ancien Régime un fief entouré de multiples châteaux aux terres convoitées par les conseillers des rois et des ducs, dont un certain Guyonnet de Vertron historiographe du Roi-Soleil. Malgré les dommages causés par la guerre de Cent Ans, la Fronde mais surtout la Seconde Guerre mondiale, les deux villages surent se reconstruire. Unifiée depuis 1965, Montacher-Villegardin est aujourd'hui l'une des plus vastes et non moins charmante commune du nord de l'Yonne. Grâce à l'archéologie, la photographie, les documents d'archives et la mémoire des habitants, ce village dévoile enfin son histoire et un riche passé.
Officiellement le fils d'un employé et d'une lingère du palais des Tuileries sous le Second Empire, Arthur Hugenschmidt était aussi considéré par la rumeur comme le fils de l'empereur Napoléon III et de la sulfureuse comtesse de Castiglione. En l'absence de preuves, plusieurs historiens ont, en termes définitifs, voulu tordre le cou à cette rumeur. A partir d'archives totalement inédites, l'auteur revient sur cette histoire. Il raconte comment l'impératrice Eugénie, après la mort de son fils Louis-Napoléon, a désiré connaître le jeune Arthur dont on lui avait dit qu'il ressemblait étrangement au prince impérial. Il relate comment le jeune homme a été envoyé aux Etats-Unis pour y effectuer ses études d'odontologie et de dentisterie. Il révèle comment il a noué une relation de proximité avec la comtesse de Castiglione qui l'appelait "l'Enfant". Il explique enfin comment, devenu un dentiste réputé sur la place de Paris, Hugenschmidt noua des relations d'amitié avec de nombreuses personnalités et comment en 1918-1919, il joua le rôle d'intermédiaire entre l'impératrice Eugénie et Clemenceau pour aider ce dernier à récupérer des documents importants qui l'aidèrent à négocier le retour de l'Alsace dans le giron français. L'auteur, au fil du récit, s'interroge enfin sur les sentiments de cet homme qui, tout en restant fidèle à ses parents Hugenschmidt, dut assumer sa proximité avec l'impératrice Eugénie et le regard de ses amis Georges Clemenceau, Gaston Doumergue, Robert de Montesquiou, Lucien Daudet qui voyaient en lui le fils de Napoléon III.
Résumé : Quelle destinée que celle de l'impératrice Eugénie, nièce par alliance de Napoléon, qui trouva refuge, ironie de l'Histoire, chez la "perfide Albion" puis termina sa vie sur la Côte d'Azur face au nid de l'Aigle ! De Grenade à Paris, des Tuileries à Saint-Cloud, de Fontainebleau à Compiègne, de Chislehurst à Farnborough, de Biarritz au cap Martin, de Suez à Ceylan, de la Méditerranée à l'Atlantique... l'existence d'Eugénie de Guzmán ne fut qu'un long voyage à travers le monde et le temps. Celle qui ne supportait pas qu'on l'appelât "l'ex-impératrice Eugénie" , affirmait encore au soir de sa vie : "Je peux bien être l'ex-impératrice des Français, mais je suis toujours l'impératrice Eugénie". Quelques jours avant les fêtes de Noël 1915, le plus fidèle et incorruptible serviteur de l'impératrice, Franceschini-Pietri, rendait son dernier souffle. Dès lors, c'est à Félix de Baciocchi- Adorno, dévoué? et discret comme son oncle, que revint la tache de secrétaire des commandements de l'auguste exilée. Conscient d'avoir été le témoin intime et privilégié? d'un personnage historique devenu légendaire, ce dernier secrétaire particulier de l'impératrice décide, dans les années 1950, de prendre la plume afin de retracer l'existence de la dernière souveraine de France. Dans ce voyage "à la recherche du temps perdu" , le comte Baciocchi relate avec précision les moments clefs et les dernières années de la vie de l'impératrice Eugénie à la lumière de documents, lettres et souvenirs inédits. Le centenaire de la mort de l'impératrice Eugénie offre l'occasion de la publication de ce témoignage extraordinaire, illustré par de rares clichés photographiques.