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L'homme de ses rêves
Cheever John ; Devaux Laetitia
JOELLE LOSFELD
17,76 €
Épuisé
EAN :9782070787913
Ce recueil, paru aux Etats-Unis en 1994, est composé de douze nouvelles qui ont été publiées, entreles années 30 et 40, dans un large panel de magazines qui va d?obscurs revues littéraires de gauche,en passant par les quotidiens The New Republic et The Atlantic Monthly, jusqu?aux périodiques de luxe à gros tirage tels que Cosmopolitan ou Colliers. Ces histoires étonneront sans aucun doute les lecteurs qui ne connaîtraient l?oeuvre de Cheever qu?après 1947. Loin des banlieues cossues de la côte Est de États-Unis, Cheever utilise des thématiques qui ne lui sont pas habituelles et nous plonge dans un monde noir, au coeur d?une Amérique en pleine Dépression, écrasée par les grèves, où vivent chômeurs, clochards, joueurs de courses désespérés et plus généralement représentants d?une société miséreuse dans laquelle les espoirs sont vains? Malgré des thématiques et des personnages qui échappent à ce que nous connaissons de l?auteur, chacune de ses histoires (les premières qu?il a écrites) porte la marque incontestable de celui que beaucoup considèrent comme le grand maître de la nouvelle.
Je tiens ce journal parce que j'ai le sentiment d'être en danger de mort et que je n'ai aucun autre moyen de consigner mes peurs ", écrit un homme s'estimant menacé par une épouse désaxée qui assaisonne la salade avec de l'insecticide et arrose la pelouse sous l'orage (" L'Océan "). Les nouvelles de John Cheever, ce médecin de l'âme américaine qui enchanta pendant des décennies les lecteurs du prestigieux New Yorker, sont la clef de voûte de la littérature américaine de la seconde moitié du XXe siècle. Les tourments, les névroses et les défaites de l'Américain moyen y sont auscultées comme autant de signes et symptômes d'une société se désagrégeant et se renouvelant tout à la fois. Impossibilité de dire les choses et de vivre ses rêves sans compromis : tel est le fil secret qui court de l'une à l'autre de ces seize nouvelles, choisies parmi soixante qui reçurent le prix Pulitzer en 1978 et dont l'une, " Le 17 h 48 ", fut reprise et poursuivie par Raymond Carver dans le recueil Les Vitamines du bonheur.
Lemuel Sears mène une existence paisible à Manhattan. Conscient de son vieillissement, il vit dans la crainte de ne plus connaître l'amour avant de disparaître. Un jour, il se rend dans la petite ville de Janice pour patiner sur l'étang, et découvre que celui-ci est utilisé comme dépotoir. Révolté, il décide de tout mettre en oeuvre pour rendre à Janice son paysage bucolique. Amené à côtoyer les riverains, il rencontrera certaines figures du crime organisé, des politiciens véreux ainsi que quelques bonnes âmes prêtes à t'aider qui utilisent pour ce faire des méthodes pour le moins radicales... Parmi ces personnes, Sears fera la connaissance d'une jeune femme dont il tombera amoureux. On dirait vraiment le paradis, paru aux États-Unis en 1982, inédit en français, est le dernier roman de John Cheever. On y retrouve l'élégance de son style, l'humour omniprésent et l'immense tendresse qu'il porte à ses personnages. Biographie de l'auteur John Cheever (1912-1982) devient, dès les années 1930, le chef de file de l'école dite du New Yorker. Écrivain culte aux États-Unis, il est l'auteur de presque deux cents nouvelles et de cinq romans. Il est célébré par John Updike comme le meilleur styliste de sa génération, et encensé par Saut Betlow, Raymond Carver, Vladimir Nabokov ou encore Philip Roth.
Saint-Botolphs est un vieux bourg au fond d'un estuaire. Peuplée de loups de mer et de vieilles dames excentriques, la petite ville a connu ses jours de gloire au temps des grands voiliers avant de glisser dans la somnolence du déclin. Léandre Wapshot, dont le journal intime constitue une grande partie du roman, tourmenté par son épouse et l'étonnante et tyrannique tante Honora, assiste à la dislocation de son univers. Il voit ses deux fils, Moïse et Coverly, les derniers Wapshot, quitter la ville pour voir le monde et faire leurs preuves, l'un à Washington, l'autre à New York... Biographie: John Cheever a obtenu le National Book Award pour Les Wapshot, son premier roman, auquel il donnera plus tard une suite avec The Wapshot Scandai. À la fois tragique et drôle, ce récit picaresque et grivois dévoile les faux-semblants et les excentricités provinciales, la fragilité des rituels sociaux des authentiques Yankees, et inscrit cette chronique familiale dans la tradition de Trollope, Dickens et Henry James.
Cheever John ; Mainard Dominique ; Lévy-Paoloni Fl
Comme les deux recueils de nouvelles précédemment parus au Serpent à Plumes - Insomnies et L'Ange sur le pont - Déjeuner de famille nous donne à voir l'univers des banlieues cossues de la côte est des États-Unis, les cocktail-parties, les plaisirs de la chair portés à une hauteur presque spirituelle, mais aussi la mélancolie, le mal-être, dont souffrent presque tous les personnages de Cheever, en quête de quelque chose qu'ils ne savent nommer mais dont l'absence leur est insupportable. John Cheever (1912-1982) fut le chef de file de l'école dite du New Yorker. Il s'inscrit dans la longue lignée de ceux qui, de Sherwood Anderson à J. D. Salinger et Raymond Carver, ont fait leur thème majeur de la difficulté d'exister, de la solitude viscérale de l'homme et de l'impossibilité de vivre ses rêves sans compromis.
Ce texte de La Belgique a été établi d'après les films des spectacles qu'a réalisés Bernard Dartigues en 1994, lors de leurs dernières représentations au Théâtre de l'Athénée. Comme celui de L'âge d'or, première partie du Roman d'un acteur, il est très différent de ce qu'il était aux premières. Il n'a cessé d'évoluer au cours des multiples représentations. Ce que je livre aujourd'hui est le produit et le résultat de cette espèce d'expérimentation littéraire, cet atelier d'écriture naturel que ces dernières ont constitué, en dehors de leur aspect purement théâtral, éphémère et ludique. Je me suis appliqué à rester au plus près du texte filmé, c'est-à-dire "oral", en le nettoyant parfois, mais le moins possible. La seule liberté d'écriture que je me suis donnée est celle des didascalies ; je voulais vraiment que le lecteur "voie" ce que je voyais quand je jouais. Ce que je vois quand je joue. On dit souvent du théâtre que c'est un "art vivant" ; jamais peut-être cette définition n'aura été plus appropriée qu'ici. Philippe Caubère
Résumé : Charlie est affublé d'un surnom particulier, gamal, qui vient du vieil irlandais et qui signifie idiot, retardé. Bien qu'étant un adolescent un peu spécial, Charlie est pourtant tout sauf stupide. Poussé par son psychiatre, le Dr. Quinn, qui lui a conseillé d'écrire mille mots par jour, Charlie relate, dans son journal, les événements traumatisants qu'il a vécus. Mais il ne sait pas par où commencer, il n'est pas certain non plus de vouloir revivre l'histoire horrible de ses deux meilleurs amis, Sinéad et James. Charlie rechigne à la tâche, il n'arrive pas à écrire, ne voulant pas retomber dans un passé douloureux, encore présent. Où commence réellement son histoire ? Quand Sinéad l'a défendu devant tous leurs camarades pour la première fois ? Quand elle, est tombée amoureuse de James, brisant ainsi le coeur de tous les autres garçons de la classe ? Ou quand Charlie a été accusé d'un crime qu'il n'a pas commis ? La narration extrêmement intelligente et pleine d'humour de l'auteur rend le personnage de Charlie très attachant, malgré l'histoire tragique qu'il nous raconte.
Les Editions Joëlle Losfeld poursuivent, avec La tragédie de Lurs, la publication des inédits et des introuvables de Jean Meckert, alias Jean Amila. En 1952, Meckert est envoyé à Lurs par le journal France Dimanche pour couvrir ce qui deviendra un des faits divers les plus retentissants du siècle : l'affaire Dominici. Deux ans plus tard, Meckert revient sur cette expérience et examine le rôle tenu par les médias dans le développement de l'affaire. Entre faits bruts et récit à scandale, il tente d'analyser le travail de journaliste et livre son propre point de vue sur des faits qui, cinquante ans plus tard, continuent de susciter des commentaires et d'alimenter des fictions.
Je prépare le disque laser et j'entends le ronronnement d'un moteur. J'ai laissé la porte ouverte, tout est éteint. J'entends la porte qui s'ouvre, je ferme les yeux, les pas s'approchent et une main se pose sur mon épaule. Je lui dis : "Dis-moi simplement deux ou trois mots pour que je reconnaisse ta voix". Il prend le foulard, il me bande les yeux. Il me dit : "Lève-toi, marche, mets-toi à genoux, croise les jambes, décroise les jambes, écarte les jambes, tends la main". " Martine Vantses a rencontré ces femmes qui cherchent un homme par minitel ou par petites annonces. Nulle part ailleurs dans la société le sexe de la femme ne se dit aussi crûment, aussi clairement. Prises par la panique du manque et la peur de ne plus plaire, ces femmes expriment le féminin dans ce qu'on a l'habitude de dissimuler : l'obsession d'un homme à tout prix, le rêve d'un homme qui réparerait, et font l'expérience de "l'impossible rencontre" . A travers ces témoignages, l'auteur analyse les raisons pour lesquelles les femmes reproduisent majoritairement les mêmes insatisfactions que leurs aînées.