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Socio-philosophie des technologies numériques. Ethique, société, organisations
Chardel Pierre-Antoine ; Feenberg Andrew
ECOLE DES MINES
29,00 €
Épuisé
EAN :9782356718693
Bien des opportunités et des tensions se font ressentir d'un point de vue existentiel depuis que les technologies numériques ont investi nos vies. Nous évoluons, en effet, dans un monde de fluidité télé-communicationnelle, d'accès à l'information et de libération de la parole, tandis que des régimes de captation de l'attention et de surveillance s'accentuent toujours davantage. Interroger - d'un point de vue à la fois sociologique et philosophique - ce que la métamorphose numérique fait à la coexistence nécessite donc de se tenir au plus près des ambivalences qui lui sont inhérentes ; ceci afin de mieux cerner des conditions de possibilité d'un déploiement des technologies numériques qui soit éthiquement plus soutenable qu'il ne l'est aujourd'hui. Un enjeu important qui ressort de cet ouvrage est l'ambition d'affirmer un attachement à certaines valeurs éthiques - telles que le libre-arbitre, la responsabilité ou l'autonomie - en les comprenant, non plus comme des principes abstraits, mais comme des expériences existentielles à part entière, engageant un pluralisme de compétences et de pratiques techniques, scientifiques ou artistiques. Il s'agit par-là d'ouvrir la voie d'une socio-philosophie des temps hypermodernes, au sein desquels nous devons impérativement apprendre à mieux vivre. En postface : un entretien avec Andrew Feenberg, titulaire de la Chaire de recherche canadienne en philosophie de la technique à la Simon Fraser University de Vancouver (Canada).
Bretesché Sophie ; Chardel Pierre-Antoine ; Dartig
Les organisations émergentes (start-up, plateformes...), tout autant que les grandes entreprises et les institutions publiques qui se digitalisent, jouent un rôle crucial dans le développement de l'économie ainsi que dans l'évolution de nombre de réalités sociétales. La métamorphose numérique a donné naissance à quelques "global leaders" bien connus (Apple, Google, etc.) qui sont désormais des catalyseurs importants et souvent indispensables de l'innovation dans le domaine du numérique. Mais cela, pour le meilleur comme pour le pire. Ces modes de développement économique favorisent le primat de la valorisation financière et de la flexibilité court terme, souvent au détriment des équilibres sociaux, des impacts écologiques et des aspirations de plus en plus fortes en termes d'éthique. Si l'éthique se voit ainsi directement mise en question dans ces jeux de tension qui caractérisent la "nouvelle économie", de telles interrogations demeurent encore trop dissociées d'un nécessaire travail de déconstruction des représentations économiques et sociales dominantes. Vis-à-vis de tels défis, un enjeu important du présent ouvrage est de souligner que c'est au sein des grandes transitions industrielles qu'une part de notre avenir se voit préfigurée. L'économie des plateformes mérite à cet égard une analyse critique approfondie. C'est à cette condition que de nouveaux horizons de sens pourront s'ouvrir, ceci aussi bien à l'échelle des échanges économiques que d'un grand nombre de réalités sociales et politiques.
Résumé : Les technologies digitales ont activé des transformations radicales dans nos échanges sociaux, nos pratiques professionnelles, notre quotidien. Nos objets technologiques communicants nous font participer à une nouvelle construction collective en produisant chaque jour sa matière première : les données. Une nouvelle réalité se dessine ainsi. Quels sont ses effets sur notre perception du monde, nos imaginaires, nos représentations ? Quelles exigences éthiques, esthétiques et politiques sont en jeu ? Au fil de ses investigations, cet ouvrage élabore un espace critique appliqué aux innovations digitales pour sensibiliser concepteurs et utilisateurs du numérique à la question de la production de sens. Comment aborder ce contexte en tant que designers graphiques et numériques ? Quelle production de signes peut rendre sensible et visible cette réalité ? Comment une donnée devient-elle une information ? Quelles formes proposer pour les outils numériques qui les véhiculent ? Le design peut-il concourir à ré-humaniser nos pratiques digitales ? Fruit d'une collaboration entre l'Ecole supérieure d'art et de design de Reims et deux écoles de l'Institut Mines-Télécom, l'ouvrage aborde cette étude des relations entre les hommes et les données ? ou datalogie ? de manière transdisciplinaire, en engageant conjointement les sciences humaines et la création : la philosophie et l'esthétique, le design graphique et numérique, les sciences de l'ingénieur, les sciences du langage, l'économie et la géographie.
Cet ouvrage n'entend pas fonder une improbable macropolitique deleuzo-guattarienne mais souhaite plutôt explorer la présence d'une dimension micropolitique affirmative chez ces deux penseurs. Les chercheurs français et étrangers, dont les contributions sont ici réunies, abordent ainsi la dimension politique des arts, du cinéma et de la littérature en visant à souligner des formes de résistance au présent à l'heure où le globalitarisme économique et technologique induit un inévitable appauvrissement de la subjectivité individuelle et collective : " Nous ne manquons pas de communication, au contraire nous en avons trop, nous manquons de création ". Un enjeu éthico-politique de taille, retentissant autant chez Gilles Deleuze que chez Félix Guattari, consiste par conséquent à analyser les transformations de la subjectivité et de l'être-ensemble dans le cadre des mutations en cours, et à rendre compte des dynamiques de subversion nomadisantes, autant dans leur forme politique qu'esthétique, que les nouveaux régimes de domination viennent paradoxalement et indirectement produire.
Chardel Pierre-Antoine ; Reber Bernard ; Kemp Pete
Né à Tokyo en 1922, Tomonobu Imamichi est l'un des grands philosophes japonais contemporains. Spécialiste de philosophie antique et d'esthétique, il s'est engagé depuis plusieurs décennies dans l'élaboration d'un dialogue entre les traditions extrême-orientales et occidentales dont est née la notion d'éco-éthique. II s'agit par cette notion d'ouvrir la réflexion éthique et esthétique à la nouveauté technologique comme au risque environnemental. Plus profondément, l'éco-éthique dessine la possibilité d'une relation renouvelée des hommes à la planète, relation conçue comme le prolongement d'un juste rapport à autrui. Si des philosophes occidentaux contemporains tels que Paul Ricoeur, Raymond Klibanskv ou Mikel Dufrenne ont rencontré la pensée de Tomonobu Imamichi, celle-ci est encore très peu connue du grand public francophone. Le présent ouvrage entend, pour la première fois en langue française, mettre en lumière l'originalité de l'éco-éthique.
Pellerin François ; Cahier Marie-Laure ; Grandjean
Comment travaillera-t-on dans l'usine du futur ? Quel sera le rôle des opérateurs de production ? Comment ceux-ci seront-ils formés pour maîtriser les nouvelles compétences requises ? Comment les usines adapteront-elles leur organisation ? A partir des témoignages d'une vingtaine de dirigeants et d'experts, cette note identife et analyse des pratiques inspirantes d'entreprises manufacturières de tailles variées en matière d'organisation du travail et de gestion des compétences. L'usine évolue vers une organisation apprenante, combinant développement de l'autonomie des opérateurs, rationalisation des processus (lean manufacturing) et intégration de technologies avancées. L'ouvrage propose un chemin de performance fondé sur l'humain. Il défend l'idée d'un "design du travail" qui prenne en compte l'opérateur comme client et acteur du processus de dé nition du travail, à l'heure où les technologies 4.0 pourraient au contraire réduire les marges de manoeuvre des travailleurs de l'usine. Cet ouvrage s'adresse aux dirigeants d'entreprises, aux directeurs industriels, DRH, ingénieurs de production, consultants, étudiants, acteurs publics désireux de comprendre et d'accompagner la montée en gamme des entreprises et soucieux du futur de l'industrie.
Astolfi Charles-Pierre ; Constantin Emmanuel ; Mou
Produire un objet comme on imprimerait un document depuis son ordinateur, c'est la promesse de la fabrication additive. Communément appelé " impression 3D ", ce procédé révolutionnaire permet en effet de fabriquer un objet par ajout de matière couche par couche, à partir de sa description géométrique. Apparue il y a plus de trente ans, la fabrication additive devient un moyen de production à part entière, notamment pour la conception et la production en petites séries de pièces complexes et personnalisées. Elle se diffuse aujourd'hui à grande échelle au sein de l'industrie et connaît des applications de plus en plus nombreuses dans des secteurs tels que l'aéronautique, le spatial ou le médical, qui ne sont pas sans conséquences sur l'organisation de certains processus industriels. Cet ouvrage propose une synthèse claire et pédagogique des technologies de fabrication additive, de leurs potentialités pour l'industrie ainsi qu'un panorama des politiques de soutien mises en place en France et à l'étranger. Il analyse enfin les forces et les faiblesses de l'écosystème français et avance des pistes pour permettre à notre pays d'exploiter au mieux ses atouts. Ce document est destiné à toute personne souhaitant en savoir davantage sur la fabrication additive ainsi qu'aux spécialistes à la recherche d'un diagnostic de la situation de la France dans ce domaine.
4e de couverture : En 2008, alors que Frédéric et Julien Lippi viennent de reprendre les rênes de l'entreprise familiale de fabrication de clôtures, celle-ci est frappée de plein fouet par la crise. Les deux frères comprennent qu'ils devront revoir de fond en comble son modèle économique et managérial s'ils veulent tenter de lui assurer un avenir. La transformation qu'ils initient va toucher tous les aspects de l'entreprise.En une quinzaine d'années, celle-ci a non seulement changé de dirigeants, mais ils ont réorganisé les ateliers, numérisé la gestion, révolutionné le management, défini une nouvelle stratégie, réinventé la marque, construit une nouvelle offre, donné un nouveau souffle aux commerciaux et créé un réseau de concessionnaires. Et cet effort semble payer : après avoir perdu de l'argent entre 2012 et 2017, puis avoir commencé à en gagner en 2018, l'entreprise s'est totalement désendettée et elle enregistre, au premier trimestre 2019, une croissance de son chiffre d'affaires de 21% par rapport à celui du premier trimestre 2018.L'ampleur de la métamorphose est telle, que ce livre pourrait s'apparenter à un manuel de management, à une différence près : l'humilité des deux dirigeants. Frédéric et Julien Lippi ne dissimulent aucun des obstacles, conflits, doutes auxquels ils ont été confrontés, et minimisent leur rôle par rapport à celui joué par l'ensemble des salariés dans la transformation de l'entreprise. Ce livre est le fruit de 65 heures d'entretiens menés par Elisabeth Bourguinat avec une trentaine d'interlocuteurs : les dirigeants de Lippi, mais également des salariés travaillant dans différents services de l'entreprise, ainsi que des consultants qui les ont accompagnés tout au long de la transformation.La sincérité des témoignages recueillis confère à cet ouvrage à la fois une grande singularité au sein de la littérature managériale et une authenticité qui le rend riche d'enseignements.
Weil Thierry ; Dubey Anne-Sophie ; Senard Jean-Dom
L'entreprise libérée est un concept séduisant, mais mal défini. Qu'elles se réfèrent ou non à ce modèle, de nombreuses organisations veulent favoriser la montée en autonomie et la participation des salariés, tout en garantissant l'efficacité de l'action collective. L'exigence d'agilité et de réactivité, la bataille pour les talents, les attentes des jeunes générations... tout milite pour un effacement du taylorisme et une révision substantielle des modes L'entreprise libérée est un concept séduisant, mais mal défini. Qu'elles se réfèrent ou non à ce modèle, de nombreuses organisations veulent favoriser la montée en autonomie et la participation des salariés, tout en garantissant l'efficacité de l'action collective. L'exigence d'agilité et de réactivité, la bataille pour les talents, les attentes des jeunes générations... tout milite pour un effacement du taylorisme et une révision substantielle des modes d'organisation. Il existe cependant des manières très diverses de rompre avec les organisations hiérarchiques traditionnelles. Certaines peuvent susciter l'enthousiasme et conduire les salariés à se dépasser, individuellement et collectivement. D'autres peuvent être anxiogènes, lorsque les objectifs sont contradictoires ou lorsque l'individu se trouve investi d'une responsabilité sans avoir les ressources nécessaires pour y faire face. D'autres, enfin, peuvent même être hypocrites ou oppressantes. La littérature la plus visible sur ces nouvelles formes d'organisation accorde une attention très limitée au "comment faire ? " : comment développer et pérenniser l'autonomie ? Quelles sont les étapes et l'instrumentation utilisée ? Quelles sont les difficultés rencontrées et comment les surmonter ? Cet ouvrage repose sur une enquête approfondie dans une dizaine d'organisations très diverses par leur taille et leur nature. Il analyse la multiplicité des pratiques, et identifie des points de vigilance pour les dirigeants qui souhaitent lancer une démarche d'autonomisation de leurs collaborateurs.