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L'éco-éthique de Tomonobu Imamichi
Chardel Pierre-Antoine ; Reber Bernard ; Kemp Pete
SANDRE
23,00 €
Épuisé
EAN :9782358210263
Né à Tokyo en 1922, Tomonobu Imamichi est l'un des grands philosophes japonais contemporains. Spécialiste de philosophie antique et d'esthétique, il s'est engagé depuis plusieurs décennies dans l'élaboration d'un dialogue entre les traditions extrême-orientales et occidentales dont est née la notion d'éco-éthique. II s'agit par cette notion d'ouvrir la réflexion éthique et esthétique à la nouveauté technologique comme au risque environnemental. Plus profondément, l'éco-éthique dessine la possibilité d'une relation renouvelée des hommes à la planète, relation conçue comme le prolongement d'un juste rapport à autrui. Si des philosophes occidentaux contemporains tels que Paul Ricoeur, Raymond Klibanskv ou Mikel Dufrenne ont rencontré la pensée de Tomonobu Imamichi, celle-ci est encore très peu connue du grand public francophone. Le présent ouvrage entend, pour la première fois en langue française, mettre en lumière l'originalité de l'éco-éthique.
Bretesché Sophie ; Chardel Pierre-Antoine ; Dartig
Les organisations émergentes (start-up, plateformes...), tout autant que les grandes entreprises et les institutions publiques qui se digitalisent, jouent un rôle crucial dans le développement de l'économie ainsi que dans l'évolution de nombre de réalités sociétales. La métamorphose numérique a donné naissance à quelques "global leaders" bien connus (Apple, Google, etc.) qui sont désormais des catalyseurs importants et souvent indispensables de l'innovation dans le domaine du numérique. Mais cela, pour le meilleur comme pour le pire. Ces modes de développement économique favorisent le primat de la valorisation financière et de la flexibilité court terme, souvent au détriment des équilibres sociaux, des impacts écologiques et des aspirations de plus en plus fortes en termes d'éthique. Si l'éthique se voit ainsi directement mise en question dans ces jeux de tension qui caractérisent la "nouvelle économie", de telles interrogations demeurent encore trop dissociées d'un nécessaire travail de déconstruction des représentations économiques et sociales dominantes. Vis-à-vis de tels défis, un enjeu important du présent ouvrage est de souligner que c'est au sein des grandes transitions industrielles qu'une part de notre avenir se voit préfigurée. L'économie des plateformes mérite à cet égard une analyse critique approfondie. C'est à cette condition que de nouveaux horizons de sens pourront s'ouvrir, ceci aussi bien à l'échelle des échanges économiques que d'un grand nombre de réalités sociales et politiques.
Les écrans numériques nous sont aujourd'hui devenus indispensables. Disponibles, rapides, ils répondent infailliblement. Leur omniprésence, leur usage coutumier, ne permettent pas, au-delà des rituelles proclamations de risques d'addiction, d'apprendre à discerner les métamorphoses de nos vies qui se produisent par eux. Cet ouvrage nous invite à quitter notre position d'utilisateur et à chercher des éléments de compréhension de la transformation digitale dans les théories de l'écriture. A l'heure où le traitement par le signal, la rationalité technique et l'automatisation investissent de plus en plus nos interactions sociales, l'art de lire et de déchiffrer les signes, le travail d'appropriation du sens, fournissent un antidote, offrent des ressources insoupçonnées pour nous aider à développer une intelligence des contextes. Nos petits écrans du quotidien sont ainsi interrogés par Pierre-Antoine Chardel comme des expériences existentielles à part entière, engageant notre condition d'être interprétant, tout autant que l'avenir de nos sociétés démocratiques. Il est encore temps d'intervenir sur l'évolution de nos sociétés hyper-connectées en favorisant l'épanouissement des subjectivités créatives, dont l'avenir demeure à écrire, par-delà l'empire du signal qui croît.
Bien des opportunités et des tensions se font ressentir d'un point de vue existentiel depuis que les technologies numériques ont investi nos vies. Nous évoluons, en effet, dans un monde de fluidité télé-communicationnelle, d'accès à l'information et de libération de la parole, tandis que des régimes de captation de l'attention et de surveillance s'accentuent toujours davantage. Interroger - d'un point de vue à la fois sociologique et philosophique - ce que la métamorphose numérique fait à la coexistence nécessite donc de se tenir au plus près des ambivalences qui lui sont inhérentes ; ceci afin de mieux cerner des conditions de possibilité d'un déploiement des technologies numériques qui soit éthiquement plus soutenable qu'il ne l'est aujourd'hui. Un enjeu important qui ressort de cet ouvrage est l'ambition d'affirmer un attachement à certaines valeurs éthiques - telles que le libre-arbitre, la responsabilité ou l'autonomie - en les comprenant, non plus comme des principes abstraits, mais comme des expériences existentielles à part entière, engageant un pluralisme de compétences et de pratiques techniques, scientifiques ou artistiques. Il s'agit par-là d'ouvrir la voie d'une socio-philosophie des temps hypermodernes, au sein desquels nous devons impérativement apprendre à mieux vivre. En postface : un entretien avec Andrew Feenberg, titulaire de la Chaire de recherche canadienne en philosophie de la technique à la Simon Fraser University de Vancouver (Canada).
A l'heure où les sociétés contemporaines - si l'on en croit certains "grands récits" - sont censées évoluer vers un monde de plus en plus unifié, l'expansion massive des technologies de contrôle, sous leurs multiples aspects, tend à contrarier un tel schéma en rendant paradoxales les dynamiques que l'on prétend résumer sous le concept de mondialisation. Les dispositifs de contrôle, dont la diffusion devient quasiment l'expression d'une règle commune dans une époque où les régimes d'exception tendent à prévaloir, ne renvoient pas cependant à un immense pouvoir tutélaire qui agirait de manière parfaitement homogène sur la totalité du corps social.Ces dispositifs sont plutôt la manifestation d'un pouvoir diffus, dont l'hétérogénéité et la complexité nous imposent des modes spécifiques d'interprétation, justifiant de croiser les approches disciplinaires (philosophique, historique, politologique et littéraire). Il convient en effet d'examiner sous différents angles théoriques et pratiques des modes de contrôle protéiformes qui concernent autant les flux de population et de communication, que les affects et les imaginaires individuels et collectifs. Il s'agit d'interroger leur possible indissociabilité en analysant les différents mécanismes de pouvoir qui agissent sur les processus de subjectivation.Est-ce à dire toutefois que les médiations technologiques nous soumettent massivement à des logiques de "désubjectivation"? Ne sont-elles pas, au contraire, l'enjeu de "résistances", ou plus subtilement, de formes nouvelles de détournement et d'appropriation? Comment en définitive peut-on tenter d'évaluer, au-delà de tout déterminisme réducteur, le rapport entre la diffusion de technologies de contrôle et l'état de la démocratie dans nos sociétés dites "mondialisées"? C'est l'un des défis du présent ouvrage que d'explorer ces questions à travers l'analyse de divers enjeux politiques, éthiques et esthétiques.
Emile Zola n'est guère réputé pour sa mélomanie, et il ne s'est lui-même pas privé d'ironiser sur sa supposée ignorance en matière musicale. Pour autant, il est indéniable que sa plume fut souvent virulente à l'encontre de la musique en vogue : Offenbach et l'opérette, genre alors très couru, en furent les victimes régulières, pour la raison que, selon lui, celle-ci est le symbole même de la corruption politique, financière et morale du Second Empire. Zola se méfiait aussi du grand Opéra, car il établissait une séparation nette entre la littérature et la musique : alors que la première réclame de ses lecteurs de la réflexion et une attention soutenue, la seconde se contenterait d'une écoute superficielle, car elle ne parlerait qu'aux sens, et non à la raison. L'auteur de Germinal s'en prenait en outre à une certaine forme de romantisme frelaté, faite d'idéalisme souffreteux et de mièvrerie, véhiculée par les oeuvrettes alors à la mode dans les salons. Son jugement semble sans appel. Pourtant, tout n'est pas si simple... Zola sera notamment un fervent partisan de Wagner, Verdi, Bizet ou encore Berlioz ; et, à partir de 1888, il mènera une fructueuse collaboration artistique avec Alfred Bruneau, imprimant à sa carrière une orientation nouvelle. Même s'il prétendait ne rien connaître à la musique, ses écrits témoignent du contraire : les textes que nous réunissons ici une centaine d'articles de critiques qu'il a livrés à la presse entre 1865 et 1897, ainsi que plusieurs entretiens donnés dans les années 1890 comportent maintes références à des compositeurs et à des oeuvres musicales. Corrigeant l'image d'un homme réfractaire à l'art d'Euterpe, ces documents donnent à voir la richesse des goûts et des conceptions musicales de Zola.
On disait alors : Philippe est un saboteur. Mais c'était faux. Il fallait y voir de plus près. Philippe était un farceur. Un farceur assez inquiétant et d'espèce métaphysique." (Claude Frochaux)
Bernd Manuel Weischer est un orientaliste allemand. Né en 1937, disciple de l'illustre arabisant Cari Brockelmann, il est un des derniers représentants éminents de l'école orientaliste allemande, possédant une formation philologique irréprochable et une maîtrise parfaite tant de l'arabe que du persan. Il a publié de nombreux essais sur Attar, sur Kirmani, sur la mystique musulmane ainsi qu'un volumineux corpus de textes protochrétiens traduits du vieil éthiopien et un autre corpus traduit du grec sur la symbolique chrétienne. Il a passé sa vie dans plus d'une dizaine de pays musulmans où il a enseigné dans les universités, donné des conférences et travaillé comme conseiller pour divers organismes allemands et internationaux. C'est ce parcours qui va de l'Indonésie en passant par les Emirats, l'Afghanistan, le Sénégal jusqu'au Maroc où il vit aujourd'hui dont il nous relate les étapes dans ce livre à la fois savant et personnel.