Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Datalogie. Formes et imaginaires du numérique
Avenati Olaf ; Chardel Pierre-Antoine ; Antonioli
LOCO
22,00 €
Épuisé
EAN :9782919507535
Les technologies digitales ont activé des transformations radicales dans nos échanges sociaux, nos pratiques professionnelles, notre quotidien. Nos objets technologiques communicants nous font participer à une nouvelle construction collective en produisant chaque jour sa matière première : les données. Une nouvelle réalité se dessine ainsi. Quels sont ses effets sur notre perception du monde, nos imaginaires, nos représentations ? Quelles exigences éthiques, esthétiques et politiques sont en jeu ? Au fil de ses investigations, cet ouvrage élabore un espace critique appliqué aux innovations digitales pour sensibiliser concepteurs et utilisateurs du numérique à la question de la production de sens. Comment aborder ce contexte en tant que designers graphiques et numériques ? Quelle production de signes peut rendre sensible et visible cette réalité ? Comment une donnée devient-elle une information ? Quelles formes proposer pour les outils numériques qui les véhiculent ? Le design peut-il concourir à ré-humaniser nos pratiques digitales ? Fruit d'une collaboration entre l'Ecole supérieure d'art et de design de Reims et deux écoles de l'Institut Mines-Télécom, l'ouvrage aborde cette étude des relations entre les hommes et les données ? ou datalogie ? de manière transdisciplinaire, en engageant conjointement les sciences humaines et la création : la philosophie et l'esthétique, le design graphique et numérique, les sciences de l'ingénieur, les sciences du langage, l'économie et la géographie.
Khatchatourov Armen ; Avenati Olaf ; Chardel Pierr
Nos corps sont désormais inscrits dans les flux de données. Nos nouvelles expériences sensorielles, de déplacement ou d'être ensemble sont amplement modifiées à l'ère de l'hyper-connexion et du Big Data. Mais comment cette nouvelle manière d'envisager nos corps (de notre corps propre au corps social) se traduit-elle ? Quel impact cette condition numérique a-t-elle sur nos vies ? C'est à ces questions que le présent ouvrage s'intéresse, au fil des contributions issues de domaines variés, tels que l'art, le design, la philosophie, la sociologie ou la psychologie, en ouvrant des voies d'analyse aussi hétérogènes que complémentaires. Il s'agit par-là d'ouvrir de nouvelles pistes de réflexion critique, herméneutique et sociétale sur la manière dont nos subjectivités sont affectées par la mise en données de nos corps.
Bertrand Anne ; Ardenne Paul ; Wally Barbara ; Lar
Captures est la première monographie de l'artiste Alix Delmas. La force de ses oeuvres repose en large part dans son caractère inattendu. Des itinéraires, des traversées de la forme, du sens... Un des maîtres mots, pour elle, serait la capture. Capture d'un effet. Capture d'un moment. Capture d'un affect. Capture d'un paysage, d'un territoire... Lauréate de la bourse "Collection Monographie" de l'Adagp, Captures présente plus de 200 oeuvres de cette artiste fondamentalement libre à travers son dessin, sa photographie, sa sculpture, ses objets d'architecture, sa vidéo... "Si chaque pièce à son autonomie, elles sont aussi liées, d'un médium à un autre, par jeu d'échos visuels et profonds, riche et stimulant" Anne Bertrand
Kinderszenen laisse entrapercevoir l'intimité d'enfants autistes, leur manière d'appréhender l'espace et le monde. Il dresse un portrait d'enfants dit "autistes" dans la parenthèse de leurs vacances à la campagne. Loin de la violence des murs, cet ouvrage est un voyage onirique et mystérieux, parfois naïf, qui vous laisse découvrir l'énigme de ces "gamins-là" . En 2012, Lionel Jusseret a commencé à photographier des enfants autistes après deux ans passés comme éducateur à l'association J'interviendrais qui offre aux enfants autistes profonds la possibilité de vivre des vacances en collectivité dans différentes maisons de campagne. Il a fallu sept ans à Lionel Jusseret pour rassembler ces portraits, car l'épuisement physique et psychologique que générait un tel accompagnement ne lui permettait pas de travailler plus de deux semaines consécutives. "Les rencontres avec les enfants, non-verbales pour la plupart, c'était d'une puissance innommable. J'ai eu le sentiment d'entreprendre un réel voyage en territoire étranger. J'aimais bien dire que j'allais en Autistan, en référence à Josef Schovanec Ou tout du moins, en bordure d'Autistan". Dans ce travail, il donne à voir l'autisme. Non, les autistes. Il s'explique. "Selon un de mes collègues, on ne peut pas parler de l'autisme. Je veux dire, en tant que sujet. Simplement parce qu'on n'en sait pas grand chose et que ça reste très vaste. Le mot autisme, ça veut tout et rien dire à la fois. C'est donc difficile d'en parler. Au mieux, on peut raconter des histoires d'autistes. La nuance est très importante". L'ouvrage reprend le découpage et les titres des 13 chapitres de Kinderszenen, la célèbre oeuvre pour piano de Robert Schumann qui disait qu'elle avait été conçue par un "grand enfant" comme "souvenir pour des personnes qui ont grandi" .
Serge Clément est un photographe québécois qui occupe une place majeure dans le champ de la photographie contemporaine canadienne. Au cours de ces 40 dernières années, son oeuvre photographique s'est particulièrement affirmée à travers les livres de photographie. Le livre est devenu un moyen d'expression aussi essentiel que les expositions. Archipel revisite ansi la production éditoriale du photographe à travers un ouvrage original où des portfolios d'images extraient de quelques-uns de ses ouvrages publiés entre 2000 et 2015 composent ce qui pourrait être une rétrospective. Les six livres judicieusement choisis parmi une trentaine témoignent de la cohérence du photographe dans le regard qu'il porte sur la ville et de l'évolution d'une esthétique photographique singulière. Archipel est une oeuvre d'art en soi constituée de photographies et de livres reconfigurés et repensés dans une nouvelle perspective.
Guidé par le souvenir d'une femme à corps de serpent, aperçue à l'automne 1976 dans une baraque de la foire de Negreni (Transylvanie), Emmanuel Raquin-Lorenzi entreprend d'explorer les divers ordres de représentation et d'expression qu'on peut recueillir parmi les populations du bassin des trois Cris (le Rapide, le Noir et le Blanc), rivières de montagne qui délimitent le pays du Lac, au nord-ouest des Carpates roumaines. Une enquête ethnographique de terrain menée pendant plus de vingt ans permet au narrateur de conter sa progressive découverte des mouvements de pensée propres aux populations mélangées de ce vieux pays. Ces chemins le conduisent à découvrir de quasi-rituels, comme celui de la reine des moissons qui ne cesse pendant quelques jours de parcourir sans s'arrêter le village, les champs et les pâturages, mais vient rendre hommage à une fille-chêne attachée à sa clairière. Il rencontre ainsi de belles figures ; le grand Ioan, berger de Delani, son meilleur informateur ; Marika, la rieuse, dont le rire, ombré par la mort de sa fille, apaise ou exaspère la douleur des deuils ; Petru le sourcier qui vit parmi les rochers ; Emeder, le merveilleux Tsigane qu'on appelle au printemps pour qu'il installe ses miroirs dans des fermes au bord des bois... Ce livre propose en fin d'ouvrage une petite anthologie de textes d'écrivains de ce pays. Deux niveaux de photographies parcourent Le Pays du Lac : les unes, illustration classique du discours ethnographique, reproduites le plus souvent dans le texte, documentent objets et choses, scènes ou lieux analysés au cours des enquêtes ; les autres interviennent comme une suite autonome, hors texte, sans commentaire, sans rapport direct au discours ethnographique ni aux textes littéraires, y insérant des routes, des ombres, des eaux, des paysages, quelques regards...