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Au-delà de l'entreprise libérée. Enquête sur l'autonomie et ses contraintes
Weil Thierry ; Dubey Anne-Sophie ; Senard Jean-Dom
ECOLE DES MINES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782356715920
L'entreprise libérée est un concept séduisant, mais mal défini. Qu'elles se réfèrent ou non à ce modèle, de nombreuses organisations veulent favoriser la montée en autonomie et la participation des salariés, tout en garantissant l'efficacité de l'action collective. L'exigence d'agilité et de réactivité, la bataille pour les talents, les attentes des jeunes générations... tout milite pour un effacement du taylorisme et une révision substantielle des modes L'entreprise libérée est un concept séduisant, mais mal défini. Qu'elles se réfèrent ou non à ce modèle, de nombreuses organisations veulent favoriser la montée en autonomie et la participation des salariés, tout en garantissant l'efficacité de l'action collective. L'exigence d'agilité et de réactivité, la bataille pour les talents, les attentes des jeunes générations... tout milite pour un effacement du taylorisme et une révision substantielle des modes d'organisation. Il existe cependant des manières très diverses de rompre avec les organisations hiérarchiques traditionnelles. Certaines peuvent susciter l'enthousiasme et conduire les salariés à se dépasser, individuellement et collectivement. D'autres peuvent être anxiogènes, lorsque les objectifs sont contradictoires ou lorsque l'individu se trouve investi d'une responsabilité sans avoir les ressources nécessaires pour y faire face. D'autres, enfin, peuvent même être hypocrites ou oppressantes. La littérature la plus visible sur ces nouvelles formes d'organisation accorde une attention très limitée au "comment faire ? " : comment développer et pérenniser l'autonomie ? Quelles sont les étapes et l'instrumentation utilisée ? Quelles sont les difficultés rencontrées et comment les surmonter ? Cet ouvrage repose sur une enquête approfondie dans une dizaine d'organisations très diverses par leur taille et leur nature. Il analyse la multiplicité des pratiques, et identifie des points de vigilance pour les dirigeants qui souhaitent lancer une démarche d'autonomisation de leurs collaborateurs.
Quels ont été les effets des normes environnementales européennes, qu'il s'agisse des limites d'émissions de polluants ou de CO2, sur les stratégies des constructeurs automobiles ? Cette règlementation est-elle parvenue à atteindre les objectifs qu'elle s'était fixés ? Pour répondre à ces questions, cet ouvrage ouvre deux boîtes noires : la production règlementaire européenne en tant que processus politique et juridique, d'une part, et les mécanismes conduisant les firmes à agir sur et à réagir à cette production, d'autre part. Cette règlementation a d'abord été le fruit d'un processus historique, dont l'auteur analyse les différentes phases depuis les années 1970, en revenant sur l'impact du dieselgate. Face à cette règlementation, les constructeurs ont dû anticiper et arbitrer de multiples contraintes technologiques, industrielles, économiques et juridiques. En dépit d'un jeu construit sur une intense coopération entre constructeurs, Etats membres et Commission européenne, on découvrira que l'agrégation de comportements en apparence rationnels a conduit à un résultat très insatisfaisant pour les parties prenantes et pour l'intérêt général. Quel avenir désormais pour une politique européenne de la mobilité à l'heure de la lutte contre le changement climatique ? Préface de Thierry Weil. Postface de Patrick Blain
James March, dans ses efforts pour comprendre le fonctionnement des organisations et pour trouver les moyens de les perfectionner, est à l'origine de plusieurs avancées majeures des sciences sociales contemporaines. Il construit avec Herbert Simon, prix Nobel d'Economie, la théorie des organisations, qui décrit le comportement de décideurs aux capacités cognitives limitées, confrontés à l'affrontement des logiques des différents départements de l'organisation. Il fonde ensuite la recherche sur l'apprentissage organisationnel, mise récemment au goût du jour par la mode du "knowledge management". Enfin, dans le domaine des sciences politiques, il crée avec Johan Olsen l'école néo-institutionnaliste, qui montre, à contre-courant du libéralisme dominant, le rôle essentiel des institutions dans l'organisation de la vie collective. Jim March est aussi un professeur qui a fasciné des générations d'étudiants de Stanford. C'est dans Don Quichotte, Othello ou Guerre et Paix, plutôt que dans les livres de management, qu'il est allé chercher pour eux les descriptions les plus éloquentes de l'homme aux prises avec ses contradictions. Ses travaux ont été abondamment discutés au sein des différentes disciplines qu'ils ont contribué à révolutionner : l'économie, la sociologie, la psychologie, la recherche en gestion et les sciences politiques. Ce livre constitue cependant la première mise en perspective globale de l'ensemble de son ?uvre, dont il présente et vulgarise les nombreuses facettes.
Que celui qui cherche des recettes, trucs et astuces pour devenir un bon leader passe son chemin. Pour James March, les problèmes auxquels le leader doit faire face sont les questions fondamentales de l'existence, et celles-ci sont mieux abordées dans les grandes œuvres de la littérature que dans les manuels de gestion. La lecture de Guerre et Paix et de Don Quichotte permet de développer une capacité d'appréciation critique qui complète les techniques apprises par ailleurs. March aborde les dilemmes moraux liés au pouvoir, les questions de l'équilibre entre la vie privée et les devoirs publics, entre l'habileté et l'innocence, entre la diversité et l'intégration, entre l'ambiguïté et la cohérence, entre l'expression de la sexualité et son contrôle. Il discute des moyens d'encourager l'exploration d'idées déviantes souvent mauvaises et presque toujours inefficaces à court terme, mais qui permettent à l'organisation de s'adapter à un environnement changeant et de surmonter les crises. Face à l'hostilité du monde et à l'insignifiance de leurs actions, les leaders que nous montre March ne sont pas mus par l'espoir de conséquences favorables et de récompenses mais par les plaisirs quotidiens de l'action qui leur permet de découvrir, d'affirmer et de faire partager une identité et une interprétation du monde enthousiasmantes.
Les sociétés sont devenues majoritairement urbaines. Cette situation donne aux villes une responsabilité, celle de contribuer au bien-être de ceux qui y résident, et, notamment, à leur bien-être économique. Les villes ont ainsi été amenées à intervenir pour assurer leur développement économique. Cet interventionnisme économique local a été consolidé par l'Etat qui a opéré depuis plusieurs décennies le transfert des politiques économiques vers les niveaux infranationaux de gouvernement. Deux questions simples mais cruciales se posent alors aux villes : quoi faire ? comment faire ? C'est à ces deux questions que ce Livre est consacré et auxquelles il se propose de répondre, à contre-courant des doctrines qui dominent la pensée du développement économique et de l'action publique Locale depuis deux décennies. Ces doctrines présentent les deux caractéristiques suivantes : d'une part, elles relativisent le développement industriel comme finalité de L'interventionnisme économique des villes, d'autre part, elles disqualifient l'aménagement de l'espace comme levier et moyen de cet interventionnisme. Les fonctions tertiaires supérieures, la classe créative ou la base résidentielle vaudraient mieux que l'industrie et la production. Stimuler des démarches collaboratives, promouvoir des écosystèmes d'innovation ou une nouvelle communauté politique (le "soft") seraient bien plus important que d'agir sur le foncier, l'immobilier et l'aménagement physique de l'espace (Le "hard"). Et pourtant, des expériences pratiques d'intervention économique existent, qui contreviennent aux doctrines dominantes. Ce sont quatre de ces expériences qui sont analysées dans cet ouvrage. Elles se situent aussi bien dans des métropoles (Toulouse, Grand Paris) que dans des villes moyennes (Reims, Fiers). Sont ainsi successivement développées L'histoire de l'opération Cancéropôle/Oncopole à Toulouse, celle du Campus Industriel de Recherche et d'innovation Appliquées aux Matériaux (CIRIAM récemment rebaptisé Normand'Innov) à Fiers dans le bocage normand, celle de la politique de la ville dans le quartier Croix Rouge à Reims et celle de l'opération Ivry-Confluences, à Ivry-sur-Seine dans Le Grand Paris. A chaque fois, des villes s'engagent pour développer des activités productives et industrielles nouvelles ou renouvelées. A chaque fois, il s'agit pour elles de s'opposer à certains mouvements spontanés de l'économie qui, si on laissait faire, conduiraient à l'éviction de L'industrie et de la production et/ou au développement d'autres fonctions urbaines (par exemple, du Logement). Les villes organisent pour ce faire une action collective publique-privée innovante et multi-niveaux, en articulant des ressources situées au sein mais aussi à l'extérieur du territoire. L'action sur l'espace y est centrale et comprend trois grandes fonctions : une fonction générative (stimuler une nouvelle dynamique productive), une fonction ordonnatrice (faire une place dans L'espace physique de la ville) et une fonction d'articulation (ménager la cohabitation entre activités).
Depuis la construction de la première centrale nucléaire jusqu'à la gestion des déchets à vie longue, la question du nucléaire renvoie à des temporalités à la fois inédites et multiples : le temps éternel, le temps cyclique et le temps perdu. Au travers d'une approche combinant sociologie, philosophie, physique et chimie, cet ouvrage aborde la question du nucléaire et des temporalités associées pour apporter un regard pluridisciplinaire sur ces questions et dessiner de nouvelles voies de recherche. Il s'appuie sur les communications effectuées lors de la première journée thématique "Temps, technique et uranium" organisée par le département de Sciences Sociales et de Gestion (SSG) et le laboratoire Subatech, en février 2013. Subatech et le département SSG de Mines Nantes collaborent depuis plusieurs années autour d'objets de recherche communs dans l'optique de mieux appréhender le rapport entre nucléaire et société, que ce soit pour enterrer les déchets indestructibles pour des milliers d'années, concevoir les réacteurs du futur ou gérer les traces d'un passé marqué par la bataille de l'uranium.
Réseaux saturés en zone dense, dépendance à la voiture en zone rurale, impact environnemental local et global : tels sont les défis auxquels doit répondre la mobilité. Pour y parvenir, l'évolution de l'urbanisme et des infrastructures de transport est nécessaire, mais trop lente. En parallèle, des solutions numériques se développent de façon fulgurante et réinventent la manière de se déplacer. Ce foisonnement devient une source de complexité pour l'usager. Pour y remédier, une solution simple : combiner l'information et les titres de transport pour tous les modes utilisés sur le même trajet. On obtient alors de véritables couteaux suisses de la mobilité, appelés MaaS (Mobility as a Service). Face à l'inertie des acteurs traditionnels dans leur effort de modernisation, la tentation est grande de laisser de nouveaux arrivants faire mieux et plus vite. Le concept reste toutefois expérimental et pose encore autant de questions qu'il apporte de réponses. Cet ouvrage vise à aborder le MaaS comme révélateur des tensions au coeur des évolutions de la mobilité, au-delà des effets de mode tendant à en faire l'arbre qui cache la forêt.
4e de couverture : En 2008, alors que Frédéric et Julien Lippi viennent de reprendre les rênes de l'entreprise familiale de fabrication de clôtures, celle-ci est frappée de plein fouet par la crise. Les deux frères comprennent qu'ils devront revoir de fond en comble son modèle économique et managérial s'ils veulent tenter de lui assurer un avenir. La transformation qu'ils initient va toucher tous les aspects de l'entreprise.En une quinzaine d'années, celle-ci a non seulement changé de dirigeants, mais ils ont réorganisé les ateliers, numérisé la gestion, révolutionné le management, défini une nouvelle stratégie, réinventé la marque, construit une nouvelle offre, donné un nouveau souffle aux commerciaux et créé un réseau de concessionnaires. Et cet effort semble payer : après avoir perdu de l'argent entre 2012 et 2017, puis avoir commencé à en gagner en 2018, l'entreprise s'est totalement désendettée et elle enregistre, au premier trimestre 2019, une croissance de son chiffre d'affaires de 21% par rapport à celui du premier trimestre 2018.L'ampleur de la métamorphose est telle, que ce livre pourrait s'apparenter à un manuel de management, à une différence près : l'humilité des deux dirigeants. Frédéric et Julien Lippi ne dissimulent aucun des obstacles, conflits, doutes auxquels ils ont été confrontés, et minimisent leur rôle par rapport à celui joué par l'ensemble des salariés dans la transformation de l'entreprise. Ce livre est le fruit de 65 heures d'entretiens menés par Elisabeth Bourguinat avec une trentaine d'interlocuteurs : les dirigeants de Lippi, mais également des salariés travaillant dans différents services de l'entreprise, ainsi que des consultants qui les ont accompagnés tout au long de la transformation.La sincérité des témoignages recueillis confère à cet ouvrage à la fois une grande singularité au sein de la littérature managériale et une authenticité qui le rend riche d'enseignements.
Latortue Xavier ; Cluzel François ; Cointe Françoi
En France, le secteur du bâtiment représente 45% de la consommation totale d'énergie et près du quart des émissions totales de CO. Si les effets du changement climatique et leur incidence sur notre modèle de société ne sont plus à mettre en doute, force est de constater que la réponse du secteur n'est pas à la hauteur de l'enjeu. Ainsi, la multiplication des labels, certifications ou garanties témoignent d'un manque de concertation entre les acteurs. Cet ouvrage met en évidence l'urgence d'adopter une démarche collective, l'écoconception, en intégrant l'ensemble des solutions visant à maîtriser les impacts environnementaux des bâtiments. En analysant les pratiques de l'industrie, les verrous sectoriels et le positionnement de la recherche autour de l'écoconception des bâtiments en France, nous présentons les problématiques scientifiques émergentes qu'il est urgent de traiter. Au terme d'une étude bibliographique, d'une analyse sectorielle et d'ateliers thématiques impliquant près d'une quinzaine de professionnels du secteur, nous regroupons ces problématiques autour de trois grandes thématiques : l'évaluation de la valeur fournie, le changement d'échelle et l'implication des occupants. Fruit d'un projet de recherche collaborative entre CentraleSupélec, Vinci Construction, l'ADEME et le réseau EcoSD, ce livre doit faire émerger des collaborations de recherche et constituer un outil de réflexion pour les décideurs. Face à l'urgence environnementale, et le poids du secteur, posons les fondations de pratiques réellement durables pour les acteurs du Bâtiment.