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Invitation à la lecture de James March. Réflexions sur les processus de décision, d'apprentissage et
Weil Thierry
ECOLE DES MINES
35,06 €
Épuisé
EAN :9782911762246
James March, dans ses efforts pour comprendre le fonctionnement des organisations et pour trouver les moyens de les perfectionner, est à l'origine de plusieurs avancées majeures des sciences sociales contemporaines. Il construit avec Herbert Simon, prix Nobel d'Economie, la théorie des organisations, qui décrit le comportement de décideurs aux capacités cognitives limitées, confrontés à l'affrontement des logiques des différents départements de l'organisation. Il fonde ensuite la recherche sur l'apprentissage organisationnel, mise récemment au goût du jour par la mode du "knowledge management". Enfin, dans le domaine des sciences politiques, il crée avec Johan Olsen l'école néo-institutionnaliste, qui montre, à contre-courant du libéralisme dominant, le rôle essentiel des institutions dans l'organisation de la vie collective. Jim March est aussi un professeur qui a fasciné des générations d'étudiants de Stanford. C'est dans Don Quichotte, Othello ou Guerre et Paix, plutôt que dans les livres de management, qu'il est allé chercher pour eux les descriptions les plus éloquentes de l'homme aux prises avec ses contradictions. Ses travaux ont été abondamment discutés au sein des différentes disciplines qu'ils ont contribué à révolutionner : l'économie, la sociologie, la psychologie, la recherche en gestion et les sciences politiques. Ce livre constitue cependant la première mise en perspective globale de l'ensemble de son ?uvre, dont il présente et vulgarise les nombreuses facettes.
John Maynard Keynes regrettait que les hommes politiques appliquent les recommandations d'économistes morts depuis longtemps. En stratégie aussi, les théories sont souvent une rationalisation de ce qui semble avoir réussi à un certain moment et dans un certain contexte. Professeurs et conseillers les colportent, encourageant les dirigeants d'entreprise à appliquer leurs recettes, même lorsqu'elles ne sont plus pertinentes. Heureusement, ils ne sont pas toujours écoutés, car la stratégie d'entreprise est un art d'exécution, où la pratique est souvent en avance sur la théorie et où la rationalité n'apparaît parfois que dans l'analyse rétrospective. Ce livre, comme le souligne Claude Riveline, n'est ni un cours théorique, ni un manuel pratique, ni une anthologie. Il présente quelques modèles de stratégie, en faisant réfléchir aux limites de leur validité. Ces représentations servent de référence aux chefs d'entreprise et surtout aux analystes qui commentent et critiquent leurs décisions. Leur connaissance permettra au lecteur de mieux apprécier l'action des dirigeants et les attentes de leurs interlocuteurs. Cet ouvrage est tiré du cours enseigné aux ingénieurs des corps des mines et des télécommunications à Mines Paristech (auparavant Ecole des mines de Paris). Il intéressera notamment les étudiants d'instituts d'administration des entreprises, d'écoles d'ingénieurs ou d'écoles de commerce ainsi que les professionnels - cadres, consultants ou dirigeants d'entreprise. Biographie de l'auteur Thierry Weil, ingénieur général des mines, docteur en physique et licencié en philosophie, enseigne à Mines Paristech, mène des recherches et conseille des entreprises sur le management de l'innovation et de la technologie.
Les sociétés sont devenues majoritairement urbaines. Cette situation donne aux villes une responsabilité, celle de contribuer au bien-être de ceux qui y résident, et, notamment, à leur bien-être économique. Les villes ont ainsi été amenées à intervenir pour assurer leur développement économique. Cet interventionnisme économique local a été consolidé par l'Etat qui a opéré depuis plusieurs décennies le transfert des politiques économiques vers les niveaux infranationaux de gouvernement. Deux questions simples mais cruciales se posent alors aux villes : quoi faire ? comment faire ? C'est à ces deux questions que ce Livre est consacré et auxquelles il se propose de répondre, à contre-courant des doctrines qui dominent la pensée du développement économique et de l'action publique Locale depuis deux décennies. Ces doctrines présentent les deux caractéristiques suivantes : d'une part, elles relativisent le développement industriel comme finalité de L'interventionnisme économique des villes, d'autre part, elles disqualifient l'aménagement de l'espace comme levier et moyen de cet interventionnisme. Les fonctions tertiaires supérieures, la classe créative ou la base résidentielle vaudraient mieux que l'industrie et la production. Stimuler des démarches collaboratives, promouvoir des écosystèmes d'innovation ou une nouvelle communauté politique (le "soft") seraient bien plus important que d'agir sur le foncier, l'immobilier et l'aménagement physique de l'espace (Le "hard"). Et pourtant, des expériences pratiques d'intervention économique existent, qui contreviennent aux doctrines dominantes. Ce sont quatre de ces expériences qui sont analysées dans cet ouvrage. Elles se situent aussi bien dans des métropoles (Toulouse, Grand Paris) que dans des villes moyennes (Reims, Fiers). Sont ainsi successivement développées L'histoire de l'opération Cancéropôle/Oncopole à Toulouse, celle du Campus Industriel de Recherche et d'innovation Appliquées aux Matériaux (CIRIAM récemment rebaptisé Normand'Innov) à Fiers dans le bocage normand, celle de la politique de la ville dans le quartier Croix Rouge à Reims et celle de l'opération Ivry-Confluences, à Ivry-sur-Seine dans Le Grand Paris. A chaque fois, des villes s'engagent pour développer des activités productives et industrielles nouvelles ou renouvelées. A chaque fois, il s'agit pour elles de s'opposer à certains mouvements spontanés de l'économie qui, si on laissait faire, conduiraient à l'éviction de L'industrie et de la production et/ou au développement d'autres fonctions urbaines (par exemple, du Logement). Les villes organisent pour ce faire une action collective publique-privée innovante et multi-niveaux, en articulant des ressources situées au sein mais aussi à l'extérieur du territoire. L'action sur l'espace y est centrale et comprend trois grandes fonctions : une fonction générative (stimuler une nouvelle dynamique productive), une fonction ordonnatrice (faire une place dans L'espace physique de la ville) et une fonction d'articulation (ménager la cohabitation entre activités).
Et si le héros de cinéma et le manager efficace selon les manuels spécialisés partageaient un certain nombre de traits comportementaux sur la longue durée ? Alors, le recours au cinéma dans les enseignements en sciences sociales et en gestion, qui se développe fortement depuis une vingtaine d'années, ne reposerait pas seulement sur le pouvoir d'illustration de l'image animée. Il révélerait une figure à la fois mythique et pragmatique de héros, proposée en modèle aux sociétés modernes, ancrée dans la culture populaire et une éthique dominante du monde du travail. A partir d'un corpus d'une trentaine de traités de management et de plus de deux cents films américains, ce livre brosse le portrait d'un héros-leader managérial et hollywoodien qui est à l'origine d'un ensemble de prescriptions, en partie paradoxales, touchant aux domaines de l'action, de l'innovation et des interactions sociales.
La Philosophie politique d'Eric Weil analyse les problèmes auxquels est confronté l'Etat moderne : le conflit entre l'Etat et la société, la mondialisation de la société moderne, la nécessité et les risques d'une organisation politique internationale. Elle définit l'enjeu de l'action politique : la liberté réelle de l'individu, la possibilité offerte à tous de mener une vie sensée par la réduction de la violence sociale et politique
Contrairement aux discours enchantés célébrant la diversité culturelle et linguistique, les langues et cultures du monde sont en constante régression. Lors de la construction des Etats-Nations, les gouvernements ont généralement considéré la palette des langues comme un obstacle, voire une menace à l'unité politique de leur pays, les interdisant ou au mieux les confinant dans la sphère privée. Quant à la mondialisation des échanges économiques ou culturels, notamment via les médias et réseaux numériques, elle a considérablement favorisé l'usage de 2 ou 3 langues internationales. Ces processus ont largement contribué à la minorisation des langues et des peuples qui les pratiquent, avec la normalisation linguistique dans les secteurs de l'éducation, de l'administration, des médias, de la justice et du commerce, souvent aussi avec la relégation ou la spoliation territoriale. Pourtant, jamais la conscience que les langues du monde constituent un richesse culturelle essentielle n'a été aussi vive tant avec l'UNESCO ou l'OIT (Organisation Internationale du Travail), ou le Conseil de l'Europe qui ont produit une série de textes et directives touchant les droits linguistiques, culturels et territoriaux des groupes minorisés. L'ouvrage "Cultures de résistance, peuples et langues minorisés " entend interroger la façon dont les Etats traitent, au sein de leur territoire national, les langues et cultures minorisées, ainsi que les modes de résistance déployés par ces peuples pour défendre leurs droits, faire reconnaître leurs idiosyncrasies et accéder à la pleine citoyenneté. Trente chercheur.e.s issu.e.s d'une quinzaine de pays du monde et d'horizons disciplinaires différents éclairent le débat avec des réponses variées, oscillant entre prises de position politiques fortes illustrant un autre rapport au monde, récits de mobilisations et mouvements de protestation contre la domination ou les discriminations, panoramas historiques de luttes ou encore expérimentations éducatives, cinématographiques ou littéraires permettant de revitaliser langues et cultures.
Réseaux saturés en zone dense, dépendance à la voiture en zone rurale, impact environnemental local et global : tels sont les défis auxquels doit répondre la mobilité. Pour y parvenir, l'évolution de l'urbanisme et des infrastructures de transport est nécessaire, mais trop lente. En parallèle, des solutions numériques se développent de façon fulgurante et réinventent la manière de se déplacer. Ce foisonnement devient une source de complexité pour l'usager. Pour y remédier, une solution simple : combiner l'information et les titres de transport pour tous les modes utilisés sur le même trajet. On obtient alors de véritables couteaux suisses de la mobilité, appelés MaaS (Mobility as a Service). Face à l'inertie des acteurs traditionnels dans leur effort de modernisation, la tentation est grande de laisser de nouveaux arrivants faire mieux et plus vite. Le concept reste toutefois expérimental et pose encore autant de questions qu'il apporte de réponses. Cet ouvrage vise à aborder le MaaS comme révélateur des tensions au coeur des évolutions de la mobilité, au-delà des effets de mode tendant à en faire l'arbre qui cache la forêt.
Astolfi Charles-Pierre ; Constantin Emmanuel ; Mou
Produire un objet comme on imprimerait un document depuis son ordinateur, c'est la promesse de la fabrication additive. Communément appelé " impression 3D ", ce procédé révolutionnaire permet en effet de fabriquer un objet par ajout de matière couche par couche, à partir de sa description géométrique. Apparue il y a plus de trente ans, la fabrication additive devient un moyen de production à part entière, notamment pour la conception et la production en petites séries de pièces complexes et personnalisées. Elle se diffuse aujourd'hui à grande échelle au sein de l'industrie et connaît des applications de plus en plus nombreuses dans des secteurs tels que l'aéronautique, le spatial ou le médical, qui ne sont pas sans conséquences sur l'organisation de certains processus industriels. Cet ouvrage propose une synthèse claire et pédagogique des technologies de fabrication additive, de leurs potentialités pour l'industrie ainsi qu'un panorama des politiques de soutien mises en place en France et à l'étranger. Il analyse enfin les forces et les faiblesses de l'écosystème français et avance des pistes pour permettre à notre pays d'exploiter au mieux ses atouts. Ce document est destiné à toute personne souhaitant en savoir davantage sur la fabrication additive ainsi qu'aux spécialistes à la recherche d'un diagnostic de la situation de la France dans ce domaine.
Que celui qui cherche des recettes, trucs et astuces pour devenir un bon leader passe son chemin. Pour James March, les problèmes auxquels le leader doit faire face sont les questions fondamentales de l'existence, et celles-ci sont mieux abordées dans les grandes œuvres de la littérature que dans les manuels de gestion. La lecture de Guerre et Paix et de Don Quichotte permet de développer une capacité d'appréciation critique qui complète les techniques apprises par ailleurs. March aborde les dilemmes moraux liés au pouvoir, les questions de l'équilibre entre la vie privée et les devoirs publics, entre l'habileté et l'innocence, entre la diversité et l'intégration, entre l'ambiguïté et la cohérence, entre l'expression de la sexualité et son contrôle. Il discute des moyens d'encourager l'exploration d'idées déviantes souvent mauvaises et presque toujours inefficaces à court terme, mais qui permettent à l'organisation de s'adapter à un environnement changeant et de surmonter les crises. Face à l'hostilité du monde et à l'insignifiance de leurs actions, les leaders que nous montre March ne sont pas mus par l'espoir de conséquences favorables et de récompenses mais par les plaisirs quotidiens de l'action qui leur permet de découvrir, d'affirmer et de faire partager une identité et une interprétation du monde enthousiasmantes.