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LE LIVRE NOIR DU COLONIALISME. " Souvenirs sur la colonisation "
Challaye Félicien
NUITS ROUGES
11,90 €
Épuisé
EAN :9782913112056
La commémoration de l'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises s'est plus focalisée sur la générosité des libérateurs que sur l'esclavage lui-même. Elle a surtout dissimulé deux choses : d'abord que cette forme d'exploitation survécut longtemps à sa prétendue abolition ; ensuite, que celle-ci fut un préalable nécessaire au colonialisme moderne, qui prit son essor dès les années 1850 et se prolongera jusque vers 1960. Le grand anticolonialiste Félicien Challaye, qui fit plusieurs voyages en Afrique noire, au Maghreb et en Indochine, dresse dans ce livre oublié, publié en 1935, un terrible tableau des crimes du colonialisme ordinaire, notamment du travail forcé qu'il jugeait " sous certains rapports, pire que l'esclavage ". En ces temps de repentance, on attend encore celle des ex-puissances coloniales pour ces crimes contre l'humanité qui, en un siècle, causèrent des dizaines de millions de morts. Ce volume contient divers documents, dont un discours de Félix Houphouët-Boigny, ainsi qu'un article d'Eric Deroo sur les tirailleurs africains.
Après une quinzaine de pièces éditées pour la plupart chez Lansman, Acoria ou Au bruit des autres, et quatre romans publiés au Seuil, le théâtre de Kossi Efoui reste un O.V.N.I. pour beaucoup de critiques. C'est que le théâtre de Kossi Efoui travaille justement sur l'insaisissable, le volatile, sur l'évaporation, l'échappée... en un mot: le marronnage. Kossi Efoui revendique en effet cette posture, issue de l'histoire de l'esclavage dans la Caraïbe et les îles du Pacifique, comme un engagement esthétique et philosophique essentiel à sa démarche d'écrivain. Objet Volatile Non Identifié, son théâtre marronne donne sans cesse rendez-vous ailleurs pour mieux mettre en crise le spectateur. Ses personnages ne sont pas identifiables, ils muent, changent de peaux, perdent une à une leurs pelures comme les oignons, et laissent finalement au lecteur une coque vide: superposition de masques ou réincarnation à l'infini comme Anna, héroïne de Io (tragédie) (2005), énième réincarnation du personnage de la mythologie. Cette instabilité des corps traduit l'impossibilité de retenir la vie qui s'enfuit et se consume quelques soient les traces... Cette instabilité est l'identité même de l'humain toujours changeant et évoluant. Et il est de la responsabilité humaine de se faire volatile. Le devenir de l'homme qu'il soit d'Afrique ou d'ailleurs n'est pas arrêté à une identité close, il a droit à tous les envols. Les O.V.N.I. habitent aussi le ciel d'Afrique... Car, comme le rêve justement Kossi Efoui dans Volatiles (2006) "les oiseaux rappellent encore... avec le tracé migratoire de leur écriture labile [...] que les racines de l'homme sont aériennes".
Doyle Arthur Conan ; Challaye Félicien ; Lamoureux
Contrairement à ce que son titre peut laisser croire, ce texte n'est pas une aventure inédite de Sherlock Holmes, mais un pamphlet de son créateur qui voulut enquêter lui-même sur les massacres et atrocités perpétrés entre 1885 et 1908 dans " l'Etat indépendant du Congo ", propriété personnelle du roi des Belges, Léopold II. La rapacité du roi et des compagnies concessionnaires entraîna l'asservissement des paysans congolais, mobilisés pour " faire du caoutchouc ". Plusieurs millions d'entre eux y laisseront la vie, assassinés, affamés ou rendus malades. L'opinion mondiale retint surtout ces clichés d'enfants aux mains coupées, celles que les tirailleurs de la Force publique ramenaient aux officiers blancs pour prouver qu'ils n'avaient pas gaspillé leurs cartouches...Tout comme à cette époque Félicien Challaye, secrétaire de Brazza lors de son inspection menée sur la rive " française " du Congo en 1905, Doyle se réclame d'un colonialisme soucieux de l' " amélioration de la condition des races indigènes ", et peut-être plus encore de la " liberté du commerce ". C'est-à-dire, dans sa conception, celui que pratiquaient les Anglais - oubliant la quasi-extermination des premiers Australiens - et, dans une moindre mesure, les Français, bien qu'ils eussent adopté l'essentiel du système léopoldien dans leur colonie congolaise, où le pillage des ressources caoutchouteuses, quoique moins abondantes, était aussi intense. C'est ce qui ressort du texte implacable de Challaye, publié par Charles Péguy en 1906 dans ses Cahiers de la quinzaine, malgré la modération de son expression.
Résumé : Souvenirs sur la colonisation parut en 1935. Dans son style limpide, le grand anticolonialiste Félicien Challaye, ami du premier Péguy et ancien secrétaire de Brazza, y dressait un terrible tableau des crimes du colonialisme ordinaire, notamment du travail forcé qu'il jugeait " sous certains rapports, pire que l'esclavage ". Un sujet qui, jusqu'à une date très récente, était demeuré tabou. Depuis la première réédition de ce livre, en 1998, les ex-puissances coloniales se sont résolues à condamner l'esclavage comme " crime contre l'humanité ", mais refusent de faire de même pour le colonialisme moderne, malgré les dizaines de millions de morts qui lui sont aussi imputables, et cela de peur d'avoir à verser des réparations financières. L'on constate d'ailleurs que ce sont les mêmes populations et régions du monde écrasées par le colonialisme qui sont les principales victimes de la fausse mondialisation capitaliste.
Héroïnes, comédiennes, metteuses en scènes ou dramaturges, les femmes occupent une place importante dans le paysage théâtral africain qu'elles ont conquise de haute lutte, car il est encore très difficile d'exercer son art pour une femme créatrice. Mettre en lumière les figures féminines qui peuplent les dramaturgies d'Afrique et des diasporas, étudier leur évolution contemporaine et défendre l'engagement des femmes de théâtre en donnant toute sa place à la créativité, tel est l'enjeu de ce numéro.
Résumé : Ernst, lycéen dans une petite ville de l'Allemagne du sud, s'éveille à toutes les complexités de la vie. Les injustices et les inégalités sociales, la mesquinerie et la médiocrité de nombre de ses camarades de classe qui prennent plaisir à persécuter plus faible ou plus sensible qu'eux le heurtent, ainsi que la méchanceté et l'hypocrisie de beaucoup d'adultes. L'éveil de sa sexualité, impérativement attrayante mais que l'ignorance et l'hypocrisie rendent mystérieuse, lui valent bien des déboires et des frayeurs. Sa solidarité spontanée avec un jeune Juif, souffre-douleur d'un maître de gymnastique sournoisement antisémite, le rapproche d'un garçon plus averti et plus mûr que lui, fils d'un ancien officier anticonformiste. Brutalement, cette société bien ordonnée bascule dans la guerre et bouleverse le quotidien. Emportés par la vague nationaliste, tous les habitants se retrouvent dans une grande union chauvine : bourgeois et petits-bourgeois se sentent pousser des ailes de héros, les ouvriers sont abreuvés de musique militaire et de discours patriotiques, les militants socialistes sont trahis, abandonnés par leurs chefs dont les idées chancellent. Tous, bras dessus bras dessous, s'engagent dans la guerre que l'on annonce courte et... victorieuse.
Résumé : Cette publication rassemble en un seul volume l'ensemble des textes écrits par les deux rivaux de la Ire Internationale l'un contre l'autre. ? On découvrira que si certains éléments de leur longue polémique sont excessifs, versant dans des accusations calomnieuses pour Marx ou antijuives pour Bakounine, d'autres illustrent utilement les deux tendances fondamentales (libertaire et autoritaire) qui divisèrent longtemps, jusqu'à aujourd'hui, le mouvement ouvrier socialiste. On verra aussi que s'ils se combattirent implacablement, les deux hommes ne laissaient pas de nourrir une admiration réciproque, quoique à éclipses, l'un pour l'autre. Ce sera un beau et gros volume (avec des rabats) qu'il fera bon avoir dans sa bibliothèque, et même lire...
Doyle Arthur Conan ; Challaye Félicien ; Lamoureux
Contrairement à ce que son titre peut laisser croire, ce texte n'est pas une aventure inédite de Sherlock Holmes, mais un pamphlet de son créateur qui voulut enquêter lui-même sur les massacres et atrocités perpétrés entre 1885 et 1908 dans " l'Etat indépendant du Congo ", propriété personnelle du roi des Belges, Léopold II. La rapacité du roi et des compagnies concessionnaires entraîna l'asservissement des paysans congolais, mobilisés pour " faire du caoutchouc ". Plusieurs millions d'entre eux y laisseront la vie, assassinés, affamés ou rendus malades. L'opinion mondiale retint surtout ces clichés d'enfants aux mains coupées, celles que les tirailleurs de la Force publique ramenaient aux officiers blancs pour prouver qu'ils n'avaient pas gaspillé leurs cartouches...Tout comme à cette époque Félicien Challaye, secrétaire de Brazza lors de son inspection menée sur la rive " française " du Congo en 1905, Doyle se réclame d'un colonialisme soucieux de l' " amélioration de la condition des races indigènes ", et peut-être plus encore de la " liberté du commerce ". C'est-à-dire, dans sa conception, celui que pratiquaient les Anglais - oubliant la quasi-extermination des premiers Australiens - et, dans une moindre mesure, les Français, bien qu'ils eussent adopté l'essentiel du système léopoldien dans leur colonie congolaise, où le pillage des ressources caoutchouteuses, quoique moins abondantes, était aussi intense. C'est ce qui ressort du texte implacable de Challaye, publié par Charles Péguy en 1906 dans ses Cahiers de la quinzaine, malgré la modération de son expression.
Enseignant à l'université de l'Illinois, Peter Cole livre d'abord dans une langue claire et empathique un état des relations entre blancs et noirs dans les relations de travail. Il montre ensuite l'action des militants IWW pour faire accepter l'égalité des salaires et des conditions de travail aux patrons d'abord et aux dockers européens ensuite. Dans la seconde partie, il expose l'impact de l'entrée en guerre des Etats-Unis en 1914 qui divise la main d'oeuvre et contribuera après la fin du conflit mondial au déclin de la section wobbly du port de Philadelphie. C'est une relation au plus près, très concrète, d'une remarquable expérience pionnière au sein du syndicalisme révolutionnaire américain.