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Un livre noir du colonialisme. Souvenirs sur la colonisation, 2e édition revue et augmentée
Challaye Félicien ; Dreyfus Michel
NUITS ROUGES
12,50 €
Épuisé
EAN :9782913112209
Souvenirs sur la colonisation parut en 1935. Dans son style limpide, le grand anticolonialiste Félicien Challaye, ami du premier Péguy et ancien secrétaire de Brazza, y dressait un terrible tableau des crimes du colonialisme ordinaire, notamment du travail forcé qu'il jugeait " sous certains rapports, pire que l'esclavage ". Un sujet qui, jusqu'à une date très récente, était demeuré tabou. Depuis la première réédition de ce livre, en 1998, les ex-puissances coloniales se sont résolues à condamner l'esclavage comme " crime contre l'humanité ", mais refusent de faire de même pour le colonialisme moderne, malgré les dizaines de millions de morts qui lui sont aussi imputables, et cela de peur d'avoir à verser des réparations financières. L'on constate d'ailleurs que ce sont les mêmes populations et régions du monde écrasées par le colonialisme qui sont les principales victimes de la fausse mondialisation capitaliste.
Héroïnes, comédiennes, metteuses en scènes ou dramaturges, les femmes occupent une place importante dans le paysage théâtral africain qu'elles ont conquise de haute lutte, car il est encore très difficile d'exercer son art pour une femme créatrice. Mettre en lumière les figures féminines qui peuplent les dramaturgies d'Afrique et des diasporas, étudier leur évolution contemporaine et défendre l'engagement des femmes de théâtre en donnant toute sa place à la créativité, tel est l'enjeu de ce numéro.
Réflexion sur la création scénique contemporaine de la Caraïbe à travers l'analyse de la singularité archipélique du théâtre dans les Antilles, tant du point de vue des esthétiques que du point de vue des lieux et des enjeux historiques et culturels, ce volume a pour ambition de mettre les projecteurs sur la pluralité de la création artistique en Guadeloupe et Martinique. Earchipélisme suppose morcellement et diffraction, mais il apprend aussi à cultiver la diversité et surtout à entretenir les racines aériennes de toutes les hybridations. C'est ainsi l'effervescence d'une créativité ultramarine étonnante que nous avons souhaité mettre en avant en faisant entendre les voix de cette création contemporaine. Donner la parole aux créateurs comme aux opérateurs culturels qui encouragent la création contemporaine aux Antilles a été une priorité. Et il nous est apparu essentiel d'aborder les expressions dramatiques des îles comme de réels objets d'étude dans toute leur portée esthétique, historique et sociologique. Lémergence de la créativité artistique de la Caraïbe, notamment en Guadeloupe et en Martinique se veut une " é-margence " , une revendication de la marge mise en lumière. Et si l'archipélisme induit des difficultés de circulation, de transmission, de diffusion, cette singularité est aussi celle d'une pluralité assumée, d'un éclatement scintillant, qui défend métissage et mélange. Cette " é-margence " se nourrit de marronnage, et ne craint pas l'inconfort des chemins de traverse, elle est intimement liée à la naissance d'une conscience diasporique qui n'a d'autre choix que d'inventer de l'inédit.
La commémoration de l'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises s'est plus focalisée sur la générosité des libérateurs que sur l'esclavage lui-même. Elle a surtout dissimulé deux choses : d'abord que cette forme d'exploitation survécut longtemps à sa prétendue abolition ; ensuite, que celle-ci fut un préalable nécessaire au colonialisme moderne, qui prit son essor dès les années 1850 et se prolongera jusque vers 1960. Le grand anticolonialiste Félicien Challaye, qui fit plusieurs voyages en Afrique noire, au Maghreb et en Indochine, dresse dans ce livre oublié, publié en 1935, un terrible tableau des crimes du colonialisme ordinaire, notamment du travail forcé qu'il jugeait " sous certains rapports, pire que l'esclavage ". En ces temps de repentance, on attend encore celle des ex-puissances coloniales pour ces crimes contre l'humanité qui, en un siècle, causèrent des dizaines de millions de morts. Ce volume contient divers documents, dont un discours de Félix Houphouët-Boigny, ainsi qu'un article d'Eric Deroo sur les tirailleurs africains.
La commémoration de l'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises s'est plus focalisée sur la générosité des libérateurs que sur l'esclavage lui-même. Elle a surtout dissimulé deux choses : d'abord que cette forme d'exploitation survécut longtemps à sa prétendue abolition ; ensuite, que celle-ci fut un préalable nécessaire au colonialisme moderne, qui prit son essor dès les années 1850 et se prolongera jusque vers 1960. Le grand anticolonialiste Félicien Challaye, qui fit plusieurs voyages en Afrique noire, au Maghreb et en Indochine, dresse dans ce livre oublié, publié en 1935, un terrible tableau des crimes du colonialisme ordinaire, notamment du travail forcé qu'il jugeait " sous certains rapports, pire que l'esclavage ". En ces temps de repentance, on attend encore celle des ex-puissances coloniales pour ces crimes contre l'humanité qui, en un siècle, causèrent des dizaines de millions de morts. Ce volume contient divers documents, dont un discours de Félix Houphouët-Boigny, ainsi qu'un article d'Eric Deroo sur les tirailleurs africains.
Résumé : Richard Müller n'était ni un théoricien ou un politicien comme Rosa Luxemburg ou Karl Liebknecht, mais un ouvrier tourneur, simple adhérent du SPD d'avant 1914, l'un de ces héros que l'Histoire tire de l'ombre avant de l'y replonger, une fois sa tâche accomplie. A la tête du réseau des Délégués révolutionnaires, créé en 1916 pour résister au militarisme, il fut, plus que la Ligue Spartakus, "l'homme de la Révolution de novembre". A travers son action, nous découvrons les ressorts prosaïques des événements, souvent plus décisifs que les discours enflammés et les postures héroïques. Modéré, "centriste", il s'opposera au soulèvement prématuré de janvier 1919 à Berlin et à l'aventureuse "Action de mars" de 1921, lancés par le Parti communiste. Pas toujours avisé dans ses choix, il était aussi parfois courageux et déterminé, à l'image finalement de la classe ouvrière allemande de ces années-là. Partisan d'une "République des conseils", adhérant au KPD en 1920, comme la majorité des socialistes de gauche, il en sera assez vite écarté de fait par la bolchévisation. Après la publication de précieuses Mémoires au milieu de la décennie, il abandonnera toute activité politique pour une inattendue carrière de promoteur immobilier, qu'il mènera sans trop de scrupules.
Entre 1901 et 1912, L'Assiette au beurre s'est attaquée hardiment, par ses dessins et ses lithographies, à l'ensemble du personnel politique et aux m?urs hypocrites de la soi-disant "Belle Epoque". Alliant le talent de la composition graphique à la férocité satirique, le tout sur fond de gouaille parigote, cette revue est restée la référence majeure en matière de dessin de presse et de caricature. Les peintres qui ont assuré sa prospérité avaient pour certains d'entre eux atteint la célébrité (Steinlen, Vallotton, Forain...), tandis que d'autres allaient l'obtenir dans des genres différents (Poulbot, Van Dongen, Gris...). Mais ce sont surtout les artistes anarchistes Grandjouan, Delannoy et le stupéfiant Jossot qui ont donné véritablement son ton à l'hebdomadaire. Qu'on en juge. Voici 288 dessins présentés en chronologie qui donneront un aperçu de sa production, ainsi que de son évolution au fil du temps.
Résumé : Cette publication rassemble en un seul volume l'ensemble des textes écrits par les deux rivaux de la Ire Internationale l'un contre l'autre. ? On découvrira que si certains éléments de leur longue polémique sont excessifs, versant dans des accusations calomnieuses pour Marx ou antijuives pour Bakounine, d'autres illustrent utilement les deux tendances fondamentales (libertaire et autoritaire) qui divisèrent longtemps, jusqu'à aujourd'hui, le mouvement ouvrier socialiste. On verra aussi que s'ils se combattirent implacablement, les deux hommes ne laissaient pas de nourrir une admiration réciproque, quoique à éclipses, l'un pour l'autre. Ce sera un beau et gros volume (avec des rabats) qu'il fera bon avoir dans sa bibliothèque, et même lire...