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Africultures N° 86 : Le théâtre de Kossi Efoui : une poétique du marronnage
Chalaye Sylvie
L'HARMATTAN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782296546844
Après une quinzaine de pièces éditées pour la plupart chez Lansman, Acoria ou Au bruit des autres, et quatre romans publiés au Seuil, le théâtre de Kossi Efoui reste un O.V.N.I. pour beaucoup de critiques. C'est que le théâtre de Kossi Efoui travaille justement sur l'insaisissable, le volatile, sur l'évaporation, l'échappée... en un mot: le marronnage. Kossi Efoui revendique en effet cette posture, issue de l'histoire de l'esclavage dans la Caraïbe et les îles du Pacifique, comme un engagement esthétique et philosophique essentiel à sa démarche d'écrivain. Objet Volatile Non Identifié, son théâtre marronne donne sans cesse rendez-vous ailleurs pour mieux mettre en crise le spectateur. Ses personnages ne sont pas identifiables, ils muent, changent de peaux, perdent une à une leurs pelures comme les oignons, et laissent finalement au lecteur une coque vide: superposition de masques ou réincarnation à l'infini comme Anna, héroïne de Io (tragédie) (2005), énième réincarnation du personnage de la mythologie. Cette instabilité des corps traduit l'impossibilité de retenir la vie qui s'enfuit et se consume quelques soient les traces... Cette instabilité est l'identité même de l'humain toujours changeant et évoluant. Et il est de la responsabilité humaine de se faire volatile. Le devenir de l'homme qu'il soit d'Afrique ou d'ailleurs n'est pas arrêté à une identité close, il a droit à tous les envols. Les O.V.N.I. habitent aussi le ciel d'Afrique... Car, comme le rêve justement Kossi Efoui dans Volatiles (2006) "les oiseaux rappellent encore... avec le tracé migratoire de leur écriture labile [...] que les racines de l'homme sont aériennes".
Objet de consure ou instrument de propagande, le nègre est un presonnage dramatique aux aventures économiques et politiques trépidantes. Mais comment s'est-elle fabriquée, cette gangue de préjugés et de clichés qui a peu à peu enfermé le Noir dans l'image du nègre? Et coment cela a-t-il pu s'opérer dans la société française qui partage plusieurs étapes de son histoire avec l'Afrique. Un ouvrage de référence essentiel qui a obtenu en 1996 le prix Georges Jamad, mais aussi une histoire de l'image du Noir qui se lit comme un roman.
Résumé : Ces dernières années, les artistes non blancs de France se sont engagés dans diverses actions pour faire entendre la discrimination dont ils sont victimes. Cet ouvrage propose une réflexion sur le manque de diversité chromatique des distributions théâtrales en France et la place des acteurs et actrices noirs sur les scènes contemporaines. Une question qui a longtemps été passée sous silence et anecdotisée comme un simple malaise conjoncturel des artistes ultramarins et afrodescendants.
Au théâtre comme au cinéma, l'acteur noir est souvent faire-valoir, touche exotique, trait d'humour, repoussoir, sexe-symbole, alibi social ou figure ancestrale. Ce dossier en documente le pourquoi et le comment, mais aussi comment les acteurs eux-mêmes le ressentent, pourquoi beaucoup choisissent de s'expatrier loin de la France, comment faire pour que les choses changent.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.