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classe 1902
Glaeser Ernst
NUITS ROUGES
11,50 €
Épuisé
EAN :9782913112094
Ernst, lycéen dans une petite ville de l'Allemagne du sud, s'éveille à toutes les complexités de la vie. Les injustices et les inégalités sociales, la mesquinerie et la médiocrité de nombre de ses camarades de classe qui prennent plaisir à persécuter plus faible ou plus sensible qu'eux le heurtent, ainsi que la méchanceté et l'hypocrisie de beaucoup d'adultes. L'éveil de sa sexualité, impérativement attrayante mais que l'ignorance et l'hypocrisie rendent mystérieuse, lui valent bien des déboires et des frayeurs. Sa solidarité spontanée avec un jeune Juif, souffre-douleur d'un maître de gymnastique sournoisement antisémite, le rapproche d'un garçon plus averti et plus mûr que lui, fils d'un ancien officier anticonformiste. Brutalement, cette société bien ordonnée bascule dans la guerre et bouleverse le quotidien. Emportés par la vague nationaliste, tous les habitants se retrouvent dans une grande union chauvine : bourgeois et petits-bourgeois se sentent pousser des ailes de héros, les ouvriers sont abreuvés de musique militaire et de discours patriotiques, les militants socialistes sont trahis, abandonnés par leurs chefs dont les idées chancellent. Tous, bras dessus bras dessous, s'engagent dans la guerre que l'on annonce courte et... victorieuse.
Glaeser Georg ; Blochs Bernard ; Regnier Jean-Clau
L'ouvrage que Georges Glaeser nous présente aujourd'hui a une longue histoire puisque c'est un extrait des cours qu'il a donnés pendant de nombreuses années dans le cadre du Diplôme d'Études Avancées (DEA) de Didactique des Mathématiques de l'Université Louis Pasteur de Strasbourg. J'ai eu le privilège de parcourir ce cours émaillé de citations et d'exemples, cours vivant et vivifiant comme l'avait été quelques années plus tôt son précédent ouvrage Mathématiques pour l'élève professeur. Je crois que celui-ci aussi intéressera beaucoup de lecteurs : professeurs, mathématiciens, didacticiens ou élèves, car c'est un livre, comme son auteur, tout pétri de passion et de parti pris. Il conduira plus d'un à prendre position sur les idées exprimées. Il mènera les plus curieux à consulter d'autres sources et à s'informer des faits et des positions des autres acteurs. Il en irritera peut-être plus d'un, il en fera jubiler d'autres, mais il fera réfléchir tout le monde et ce sera certainement une bonne chose. " (Guy Brousseau). Cet ouvrage contient un manifeste pour la didactique des mathématiques de Guy Brousseau ainsi que des contributions de François Pluvinage, Gérard Vergnaud, Guy Noël et des réflexions sur l'?uvre de G. Glaeser par J. Alarcon Bortolussi, E. Filloy Yagüe et F. Hitt Espinos.
Résumé : C'est un fait nouveau : depuis 2011, plus de la moitié de l'humanité vit dans les villes. L'espèce humaine est devenue une espèce urbaine, pour le meilleur et pour le pire : pour chaque 5e Avenue il y a un bidonville à Mumbai. Pourtant, la ville reste un incomparable moteur d'innovation et de création, un accélérateur de civilisation, qui attire la pauvreté davantage qu'elle ne la crée. Telle est la conviction profonde d'Edward Glaeser, économiste de renommée internationale, fasciné depuis toujours par l'univers urbain et les mille questions qu'il pose : pourquoi des villes autrefois puissantes tombent-elles en ruine ? Comment se forment les ghettos ? Pourquoi certaines cités se développent-elles en hauteur et d'autres à l'horizontale ? Est-il vrai que la vie en ville rend plus malheureux ? Guidant son lecteur de New York à Bangalore, de Singapour à Vancouver, de Detroit à Rio ou de Paris à Tokyo, l'auteur mène l'enquête et fait la chasse aux idées reçues : la ville n'est pas moins écolo que la campagne, les gratte-ciel n'ont pas que des inconvénients, la préservation acharnée du Paris haussmannien est loin d'être un cadeau pour ses habitants, contraints à le déserter... Or, rien de pire qu'une ville-vitrine car la vraie cité est faite de chair, non de béton.
Glaser Danya ; Prior Vivien ; Hallet Françoise ; G
Vivien Prior, chercheuse, et Danya Glaser, pédopsychiatre, font le point sur la théorie de l'attachement et ses implications dans la pratique thérapeutique, en se basant sur les nombreuses recherches et études réalisées ces dernières années. Après avoir expliqué en détails la théorie de l'attachement élaborée en premier par John Bowlby, elles abordent les différentes façons d'évaluer tant l'attachement d'un enfant que la qualité des soins apportés par ses parents, puis montrent comment la sécurité d'attachement influence le fonctionnement des individus. La notion controversée de troubles de l'attachement, développée depuis une dizaine d'années dans nos pays, recouvre en fait deux points de vue très différents: d'une part le concept scientifique de troubles de l'attachement, identifié par les chercheurs, et d'autre part la notion plus floue et moins scientifique, popularisée par certains auteurs américains, cherchant à expliquer le comportement d'enfants ayant connu dans leur petite enfance des ruptures et des traumatismes divers. Vivien Prior et Danya Glaser exposent et développent ici chacune de ces deux théories. Pour terminer, les auteures présentent l'efficacité et l'apport constructif des interventions thérapeutiques basées sur la théorie de l'attachement, en s'appuyant sur diverses études menées ces dernières années, et décrivent différentes méthodes utilisées pour favoriser la formation d'attachements "sécures" entres l'enfant et son (ses) parent(s). Cet ouvrage, principalement destiné aux psychologues, psychiatres enseignants, juristes, chercheurs et travailleurs sociaux intéressera également tous les parents (et plus particulièrement les parents adoptifs) ainsi que les éducateurs et étudiants en sciences humaines.
Entre 1901 et 1912, L'Assiette au beurre s'est attaquée hardiment, par ses dessins et ses lithographies, à l'ensemble du personnel politique et aux m?urs hypocrites de la soi-disant "Belle Epoque". Alliant le talent de la composition graphique à la férocité satirique, le tout sur fond de gouaille parigote, cette revue est restée la référence majeure en matière de dessin de presse et de caricature. Les peintres qui ont assuré sa prospérité avaient pour certains d'entre eux atteint la célébrité (Steinlen, Vallotton, Forain...), tandis que d'autres allaient l'obtenir dans des genres différents (Poulbot, Van Dongen, Gris...). Mais ce sont surtout les artistes anarchistes Grandjouan, Delannoy et le stupéfiant Jossot qui ont donné véritablement son ton à l'hebdomadaire. Qu'on en juge. Voici 288 dessins présentés en chronologie qui donneront un aperçu de sa production, ainsi que de son évolution au fil du temps.
Enseignant à l'université de l'Illinois, Peter Cole livre d'abord dans une langue claire et empathique un état des relations entre blancs et noirs dans les relations de travail. Il montre ensuite l'action des militants IWW pour faire accepter l'égalité des salaires et des conditions de travail aux patrons d'abord et aux dockers européens ensuite. Dans la seconde partie, il expose l'impact de l'entrée en guerre des Etats-Unis en 1914 qui divise la main d'oeuvre et contribuera après la fin du conflit mondial au déclin de la section wobbly du port de Philadelphie. C'est une relation au plus près, très concrète, d'une remarquable expérience pionnière au sein du syndicalisme révolutionnaire américain.
Pour ce reportage dans ce qu'on n'appelait pas encore "les quartiers sensibles" , le journaliste Henry Leyret s'était fait bistrottier pendant quelques mois. Ses observations pertinentes, émaillées de "brèves de comptoir" authentiques, constituent un témoignage de première main, précis et souvent drôle, sur la condition et les idées politiques des ouvriers parisiens de la fin du XIXe siècle. Loyal, pas méchant, l'ouvrier parisien est très généreux... Un maçon prend une voiture, se promène pendant une heure et demie, puis, en s'excusant de n'avoir pas davantage, il donne seulement 20 sous au cocher ; celui-ci maugrée, tempête, enfin, bon enfant, finit par accepter ; on prend un verre, on trinque ensemble, l'automédon regagne son siège quand, soudain, l'autre l'insulte : - T'es pas honteux de travailler à vil prix ? 20 sous ! T'as donc pas de coeur, canaille, pour trahir tes frères ? Ahuri, furieux, le cocher lève la main, les deux hommes roulent sur le trottoir, mais c'est le cocher qui est le plus fort, il tient son singulier client sous les genoux, il peut le frapper, l'abîmer, quand, s'arrêtant, il dit : - Tu vois, je pourrais te faire mal, tu le mériterais, car tu t'es salement conduit. Mais je ne t'en veux pas, t'as bu un coup de trop ! Lève-toi et faisons la paix.
Résumé : Ceux qui connaissent la maison d'Alexandra David-Néel à Digne se souviennent en général de la gardienne des lieux, Marie-Madeleine Peyronnet, et de la faconde qu'elle met à les leur faire visiter. Celle qui fut dix ans durant la servante, la secrétaire, la confidente, et parfois le souffre-douleur, de l'exploratrice du Tibet méritait bien que l'on y consacrât une biographie. C'est à cette tâche louable que s'est attelée Joëlle Désiré-Marchand, auteure notamment des Itinéraires d'A. David-Néel, insistant particulièrement sur le rôle éminent qu'eut Marie-Madeleine, alors que rien ne l'y prédisposait, dans la préservation et la diffusion des oeuvres de sa "patronne". Née dans le Sersou algérien, la Rose des sables devint Lion des neiges, l'animal légendaire du Tibet.