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Cent ans d'ethnographie sur la colline de Saint-Nicolas
Gonseth Marc-Olivier ; Hainard Jacques ; Kaehr Rol
MEN
26,50 €
Épuisé
EAN :9782880780296
Cet ouvrage est le fruit de plusieurs années de travail des collaborateurs du Musée d'ethnographie de Neuchâtel afin de produire une synthèse des connaissances disponibles à son propos au moment de fêter le Centenaire de l'Institution. Une première partie évoque les origines du Musée, du Cabinet d'histoire naturelle du Général Charles Daniel de Meuron (XVIIIe siècle) à la création par Jean Gabus du concept de "musée-spectacle" (années 1950), en passant par l'inauguration du Musée dans son périmètre actuel (1904), l'étude du bâtiment et de ses transformations, l'époque coloniale, la mission angolaise des années trente, le développement du Musée et de l'Institut d'ethnologie qui partage son espace et son destin, ainsi que les personnalités qui ont marqué le lieu comme Charles Knapp, Théodore Delachaux et Jean Gabus (conservateurs successifs) ou comme Gustave Jéquier et Arnold van Gennep (savants proches du Musée). L'analyse d'une série d'objets des collections qui sont autant de coups de coeur pour des auteurs extérieurs clôt cette partie initiale. La deuxième partie de l'ouvrage est consacrée aux expositions qui ont fait le succès du lieu, de la démarche pionnière de Théodore Delachaux à la mise sur orbite des expositions temporaires prestigieuses par Jean Gabus, suivie par les années de rupture avec la muséographie classique développée par Jacques Hainard et Marc-Olivier Gonseth. L'ouvrage s'achève sur une série de regards extérieurs posés sur l'institution par des chercheurs proches de l'ethnologie, de la muséologie et de la communication.
Gonseth Marc-Olivier ; Hainard Jacques ; Kaehr Rol
Des artistes, des sociologues, des historiens de l'art, des anthropologues, des directeurs de musées et des collectionneurs ont été conviés à prendre pour objet de réflexion l'art d'aujourd'hui, qu'on le dise contemporain, appliqué, populaire, classique, pompier, pauvre, transgressif ou convenu ; à relever les zones de contact et de rejet entre l'art et l'ethnographie ; à évoquer les enjeux esthétiques, économiques, idéologiques sous-jacents à l'énoncé et au travail de ces frontières ainsi qu'à la constitution de catégories problématiques comme celles de chef-d'oeuvre ou d'arts appliqués ; à repérer les stratégies culturelles visant à faire reconnaître tel ou tel aspect de cette totalité en mouvement comme le plus légitime ; à suivre des trajets d'objets dans un domaine où la valeur est souvent tributaire de la personnalité des collectionneurs et des marchands concernés ; à prendre en compte la question de l'avenir et de l'innovation dans un contexte où tout semble avoir été dit et avoir été fait, y compris son contraire. L'ouvrage qui s'est constitué à travers leurs réponses fait une large place aux notions de tautologie, d'aléatoire et de contraste, tant il est vrai que si l'art c'est l'art, ce n'est pas dans un esprit de consensus lénifiant mais bien dans celui d'un affront symbolique majeur.
Pourquoi la nature est-elle fortement présente dans l'imaginaire humain ? Pourquoi s'acharne-t-on à la détruire ? Pourquoi s'acharne-t-on à la protéger ? Comment agir dans un domaine où la complexité règne en maître et où toute intervention agit sur l'ensemble du système ? Les solutions proposées ne sont-elles pas parfois pires dans leurs conséquences que les problèmes qu'elles sont censées résoudre ? Faut-il consentir à la perte d'une certaine idée de nature ? Quelle est la part de l'économie dans notre pouvoir et notre volonté d'agir en la matière ? Qu'en est-il des techniques et des coûts liés à une volonté croissante de consommer propre, sain et équitable ? A lire comme une invitation au débat, comme un appel à la réflexion critique sur un thème aujourd'hui plus que jamais central, cet ouvrage confronte les réflexions d'une vingtaine d'auteurs appartenant aux sciences naturelles, aux sciences humaines et à la littérature. Du fait de leur diversité de points de vue et de leurs différences théoriques, ces contributions démontrent, s'il le fallait encore, que la nature se pense avant de se construire et qu'elle se construit plutôt qu'elle ne tombe du ciel. Natures en tête en quelque sorte...
Gonseth Marc-Olivier ; Hainard Jacques ; Kaehr Rol
Le poids des collections ethnographiques fait problème. Le musée d'ethnographie n'est plus le laboratoire indispensable aux recherches de terrain qu'il fut jusque dans les années soixante. Devenu musée d'histoire des sociétés autres et des rapports que nous avons entretenus avec elles, il tend aujourd'hui à figer des formes, à juxtaposer des styles, à présenter des segments d'altérité sous forme de dioramas ou à commémorer les grandes missions passées. Il ne parvient plus à toucher le grand public qu'en misant sur le caractère esthétique des chefs-d'oeuvre légitimés par l'histoire, les institutions s et les collectionneurs. Dans cette optique, l'équipe du MEN a invité une série de collègues et amis à réfléchir à un nouveau programme pour la discipline, qu'il s'agisse de revitaliser les anciens paradigmes ou d'en proposer de nouveaux. Loin d'entériner un enterrement de l'ethnographie, leurs contributions prouvent à quel point celle-ci peut se révéler pertinente dès qu'elle est mise en pratique avec imagination et esprit critique.
Gonseth Marc-Olivier ; Hainard Jacques ; Kaehr Rol
Des auteurs appartenant à différents domaines du savoir ont accepté de participer à l'élaboration du livre qui accompagne le volet MEN de l'exposition La grande illusion. Un espace de liberté total leur a été offert. Ils ont pu ainsi développer à leur guise une facette de la thématique leur tenant à coeur et sur laquelle ils ont accepté de poser un regard incisif et réflexif. L'ouvrage qui en résulte aborde une bonne partie des domaines explorés parallèlement par les muséologues : approche analytique et poétique, réflexion éthique et esthétique, mise en perspective anthropologique et historique.
Gonseth Marc-Olivier ; Hainard Jacques ; Kaehr Rol
L'expérience muséographique qui a donné lieu au présent ethnopoche constitue une première mondiale : un musée québécois, un musée français et un musée suisse s'associent pour assembler trois volets d'une réflexion ethnologique présentée au MEN en 1995, au Musée dauphinois de Grenoble en 1996 et au Musée de la Civilisation de Québec en 1997. L'équipe du MEN a choisi la voie pluridisciplinaire pour explorer les arcanes de la différence. Donnant carte blanche aux auteurs dont elle a sollicité la participation, elle a exploré en leur compagnie les limites du concept retenu, investissant l'écart qui sépare diversité et différence, description et jugement de valeur, science et sens commun, vie quotidienne et utopie. Dans son texte et dans ses marges, l'ouvrage ainsi constitué met à jour quelques particularités fondamentales de notre modernité, issues de la distance à la fois minimale et considérable qui sépare 0 de 1 : l'appel du vide, l'évanescence des signes, la perte des repères et l'hégémonie du virtuel.
L'ancêtre est un mort qui a réussi, au terme d'une sévère élection. Vie exemplaire, "bon" trépas, funérailles conformes ne garantissent nullement l'accès au panthéon et le droit au culte. S'ils manifestent une présence particulièrement frappante dans les sociétés non occidentales, les ancêtres ne hantent pas que les espaces exotiques et peuvent prendre des formes insoupçonnées. Dans un domaine qui offre encore tant de champs de recherches, où les nations attendent d'être réellement définies, place est ainsi ouverte à l'expression la plus large et à des auteurs de divers horizons, non seulement ethnologues et sociologues, mais aussi critiques littéraires, écrivains ou philosophes : Chacun révèle sa propre approche de l'ancêtre, mais tous nous rappellent que si nous voyons peut-être un peu plus loin ce n'est pas parce que notre vue s'est améliorée mais parce que nous avons pris appui sur nos prédécesseurs.
Résumé : Dans cette arche de papier, ne seront sauvés ni un éléphant rose, ni une puce savante, ni un montre du loch Ness, ni un percheron invalide encore moins une vache laitière... Mais une blatte repoussante, un écureuil trop chéri, un porc réduit à sa carcasse, un ourson allaité au sein, un cochon d'Inde scientifiquement engraissé, un insecte comestible à défaut d'une pièce de boeuf à griller, une chauve-souris mystérieuse, un renard rivalisant avec son chasseur, un cheval prétexte, un scarabée à épingler et un chien familier... Et bien sûr, quelques savants, professeurs et chercheurs, ethnologues, naturalistes ou même collectionneurs ! Abordant sous plusieurs angles la relation homme-animal, les contributions des différents auteurs permettent de mieux cerner les rapports complexes qu'entretiennent ces deux mondes vivants, séparés mais étroitement solidaires. Ils dessinent une approche du droit à la différence et, en filigrane, posent la question si actuelle du spécisme.