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PAYSAGE IMMINENT
CAVALLO RICARDO
CAHIER DESSINE
59,00 €
Épuisé
EAN :9791090875203
Dans une crique rocheuse du Finistère Nord, Ricardo Cavallo descend la falaise par tous les temps, équipé de panneaux de bois et de tubes de peinture à l'huile. Depuis dix ans, entre deux marées, il peint le rocher sur le motif, sur de petits formats qu'il assemble en très vastes compositions une fois revenu dans son atelier. Dans la tradition romantique et impressionniste, Ricardo Cavallo capte la diversité extrême des couleurs de la pierre, le gabbro, une roche granitique, aux fluctuations chromatiques et lumineuses infinies. Il amorce une série d'allers-retours entre la côte et son atelier. Il repeint, superpose, retouche et finit par condenser l'intensité des couleurs déposées par le temps. Puis il assemble ses panneaux avec un décalage infime dans la juxtaposition, ce qui crée le trouble d'un espace fragmenté, doté de plusieurs centres. De qui est-il l'héritier ? De paysagistes romantiques comme Constable, mais aussi de Van Gogh, de Cézanne, et même de William Blake. Le théâtre du sublime ne lui est pas étranger, mais il sait aussi questionner sans fin l'énigme de la forme qui lui fait face, le trouble de la perception. Aujourd'hui, Ricardo Cavallo est l'un des rares à se consacrer au motif, à la nature, au paysage. Dans la solitude de la côte et la folie de la marée.
Cette étude s'intéresse à la spécificité de l'articulation forme-fantasme dans chacune des oeuvres d'Hervé Guibert (1955-1991) et démontre l'interpénétration des processus fantasmatiques et créatifs. L'analyse de cette cartographie des fantasmes permet de réévaluer les relations obscures entre le désir, la vie et la création, de souder un peu plus le rapport texte-photographie et d'éclaircir les liens au sein du corpus guibertien ; les théories originales et les conclusions inédites de ce travail y apportent un éclairage nouveau.
Cavallo Maurizio ; Ciarrocchi Vittoria ; Périer Fr
En 1959 en Sicile, à l'âge de sept ans, Maurizio Cavallo vit une première expérience de contact, tout de suite refoulée par la mémoire. Il revivra le souvenir de cette aventure dans la nuit du 12 au 13 septembre 1981 pendant les épisodes traumatisants de son enlèvement par les visiteurs extranéens (extra-terrestres) provenant de la planète Clarion, monde situé à 150 000 années-lumière de là Terre. Au moyen d'hologrammes neuroniques, Maurizio Cavallo revoit et se rappelle son enfance ; par un processus analogue à l'état de léthargie onirique, on lui induit ensuite des connaissances extraordinaires sur le cosmos, la biogenèse et la biologie astrale. Il visitera, à travers les mailles du temps, le passé et le possible futur de l'humanité, aussi bien que la planète d'origine dont disent provenir les visiteurs. C'est son douloureux chemin de transformation physique et spirituelle, raconté avec une grande intensité d'émotions, dans un langage clair malgré la profondeur du contenu, qui l'a conduit à la limite de la folie, puis à la lumineuse conscience du sens de l'existence humaine. L'auteur est emmené dans les astronefs des voyageurs intergalactiques et initié aux mystères du temps et de l'espace. Les expériences traumatisantes vécues et les révélations bouleversantes n'ont en rien altéré son humanisme et son humilité sincère. Le livre contient de nombreuses photos prises par lui au cours de ses rencontres rapprochées. Ces photos ont subi tous les tests de dépistage de trucages et ont été reconnues comme étant des documents uniques et authentiques.
Résumé : L'acte d'écrire n'est pas simple et il a évolué, du volumen au codex, de l'imprimerie à l'électronique. On n'a pas toujours lu de la même manière un texte ou plusieurs, un manuscrit ou un livre, rapidement ou attentivement, à voix haute ou en silence, seul ou en public, pour s'instruire ou se distraire... C'est une sorte de parcours historique des méthodes de lecture et des habitudes de lecteurs que propose ce livre, dans des lieux ou à des moments exemplaires, de la Grèce antique à la veille de nouvelles formes de communication écrite.
Cet essai est le premier à aborder exclusivement la question du dialogisme dans l'ceuvre d'Hervé Guibert. L'étude des phénomènes de plurivocalisme au coeur du journal de l'auteur, Le mausolée des amants, permet de mettre en lumière des stratagèmes discursifs guidés par un seul leitmotiv : l'accès, accès à l'autre de soi-même, accès aux autres textes, mais aussi accès à l'autre hors-texte. Dans une approche à la fois stylistique, structurale et communicationnelle, les formes du dialogisme sont envisagées comme des outils créant des liens, fondant des mondes et instaurant des dialogues secrets. Les créations d'Hervé Guibert ont encore beaucoup de choses à nous dire, sur l'écriture, sur le rapport entre le réel et le fictif, et évidemment sur la photographie : il est temps de tendre l'oreille et d'entendre leurs voix.
Résumé : DANS LA MAISON, sous le toit où l'on devine des hiboux, entre des tranchées de livres, de journaux et de paperasse, il y a une table à dessin ; et devant elle, un peu caché par une muraille de mystères, il y a Gébé, fidèle à son poste de sentinelle. Mais que guette-t-il, à cette heure tardive de la nuit? Au fond, il ne le sait pas lui-même, car c'est toujours sans prévenir que s'avancent sur sa feuille blanche des silhouettes, des paysages, des constructions échafaudées sans le moindre plan, et puis des mots, des rêves, des idées qui se bousculent et trépignent. Il faut l'entendre, ce vacarme sur le papier! et il faut savoir s'y perdre, dans ces histoires, ces rires, ces drôles de folies, dans ces milliers de dessins qui dorment auprès des mulots. Il faut s'y perdre, pour mieux se retrouver. Et celui qui se retrouve n'est plus tout à fait le même: sans prévenir, il a fait " un pas de côté ".
Au début des années 70, un jeune dessinateur qui signe Fournier commence à s?attaquer, dans les pages de Hara-Kiri, puis de Charlie Hebdo, à tous les pollueurs de la planète, des pétroliers du Torrey Canyon, aux chimistes de l?agro-alimentaire, en passant par les promoteurs du100% nucléaire, jusqu?aux arracheurs de haies et autres bétonneurs. Franc-tireur d?une résistance qui ne s?appelait pas encore écologique, Pierre Fournier réussit à alerter de nombreux contestataires, dont certains rescapés des communautés d?après 1968. Ces écolos n?ont pas de chef, pas de mouvement structuré, mais Fournier, en porte-parole véhément et en polémiste pugnace, dispose d?une tribune nationale avec Charlie-Hebdo, relayée en novembre 1972 par la création de son propre mensuel: La Gueule Ouverte. Les manifestations antinucléaires se succèdent et déplacent des milliers de personnes, un peu partout en France. Mais le 15 février 1973, Fournier meurt subitement d?une crise cardiaque. Il a trente-six ans. EDF et Rhône-Poulenc, réunis et soulagés, lui offrent virtuellement une somptueuse couronne mortuaire sous la plume de Cabu. Peu avant sa mort, entraîné dans ce combat militant, Fournier se prenait à regretter le temps où le dessin était sa véritable passion; il souhaitait retourner à ses crayons, dans la montagne de son enfance, en Savoie. Ce sont précisément les carnets de cette époque d?avant Charlie-Hebdo, et d?avant La Gueule Ouverte, que ce volume propose de faire découvrir en publiant près de 200 dessins demeurés inédits, dessins surprenants, pris sur le vif, dans le métro, dans les bars, à la maison ou en pleine nature. Le regard intime d?un visionnaire.
Folon Jean-Michel ; Weill Alain ; Scheerlinck Karl
Quelle plus belle destinée que celle d'une affiche ! Vous l'avez faite. Les autres la comprennent. Vous travaillez pour la mémoire de la rue. [... ] Et si votre affiche est bonne, elle vivra en morceaux dans la mémoire des gens". Jean-Michel Folon a réalisé près de six cents affiches. Six cents affiches qui sont autant de chefs-d'oeuvre d'inventivité, de sensibilité, de poésie. C'était sa façon à lui d' "entendre le monde en marche". Délicates aquarelles, encres irisées : tranchant avec les productions de son époque tout en photos et en surcharges typographiques, il a choisi le dessin, privilégiant la simplicité du trait et la puissance émotionnelle de la couleur. Se méfiant du monde publicitaire, avec lequel il a peu collaboré, il a mis son art au service de ses convictions : la défense de l'environnement et des droits de l'homme, le dictionnaire Larousse, le cinéma, les manifestations culturelles, scientifiques et sportives. Flèches, personnages, masques, yeux, mains, oiseaux, arbres - on retrouve ses éléments de prédilection, son humour singulier, son onirisme confinant à la métaphysique. Nous proposons ici une sélection de cent cinquante affiches, que viennent éclairer un entretien avec l'artiste, ainsi que les textes de connaisseurs tels que Karl Scheerlinck et Alain Weill.
Le Livre blanc est un livre rare. Publié en 1970 à Milan, il n'a jamais été réédité ni traduit. On y découvre un Copi qui se soucie moins de noircir du papier que de souligner le silence des pages blanches. Et dans ce silence, il se fabrique un monde pétaradant dont il a le secret, comme ça, l'air de rien, au fil de l'inspiration - et quelle inspiration ! Est-ce un livre de prières, une bande dessinée, un conte, le début d'un roman, ou serait-ce le dernier acte d'une comédie ? C'est surtout un ouvrage inimitable : personne, probablement, n'avait écrit et dessiné avec autant de spontanéité, voire de désinvolture. Ce n'est plus un livre, c'est une improvisation théâtrale sur une scène de papier.