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Un pas de côté
GEBE
CAHIER DESSINE
24,35 €
Épuisé
EAN :9782283019061
DANS LA MAISON, sous le toit où l'on devine des hiboux, entre des tranchées de livres, de journaux et de paperasse, il y a une table à dessin ; et devant elle, un peu caché par une muraille de mystères, il y a Gébé, fidèle à son poste de sentinelle. Mais que guette-t-il, à cette heure tardive de la nuit? Au fond, il ne le sait pas lui-même, car c'est toujours sans prévenir que s'avancent sur sa feuille blanche des silhouettes, des paysages, des constructions échafaudées sans le moindre plan, et puis des mots, des rêves, des idées qui se bousculent et trépignent. Il faut l'entendre, ce vacarme sur le papier! et il faut savoir s'y perdre, dans ces histoires, ces rires, ces drôles de folies, dans ces milliers de dessins qui dorment auprès des mulots. Il faut s'y perdre, pour mieux se retrouver. Et celui qui se retrouve n'est plus tout à fait le même: sans prévenir, il a fait " un pas de côté ".
Rassemblées pour la première fois, et dans leur totalité, les pages de ce "Papier à lettres" parues dans "Charlie Hebdo" entre 1993 et 2003 composent un livre à ne pas mettre entre toutes les mains. C'est un ouvrage rare, une curiosité qui exige précisément une grande curiosité et une certaine délicatesse. Enfant, Gébé rêvait de devenir écrivain. Après avoir travaillé treize ans à la SNCF, il devint dessinateur - de dessins souvent "sans paroles". Et puis, le temps passant, le démon de l'enfance lui caressa la tête, l'écriture prit de plus en plus de place: bandes dessinées, articles, nouvelles, romans, chansons, romans-photos, scénarios de films et une pièce de théâtre. Dans ce recueil, les textes d'insurgé recouvrent sans vacarme des dessins poétiques dans lesquels il est passé maître. Comme chez ses amis Fournier, Siné ou Willem, cette prépondérance du texte sur l'image est devenue une forme nouvelle, ni dessin de presse ni bande dessinée. S'y ajoute sa remarquable calligraphie qui vient s'enlacer entre les murs et les arbres observés depuis sa lucarne ou son jardin. Lorsque Gébé rêve les yeux ouverts, on sent qu'il ne faut pas le déranger: mais qui peut déranger un homme qui rêve si fort?
Comment présenter L’An 01 ? Est-ce une bande dessinée de Gébé, un film de Jacques Doillon, un mouvement, une Utopie ? En 1970 Gébé publie ses premières planches, et dans Charlie Hebdo l’aventure commence. Le premier livre qui les recueille parait un an plus tard. Ensuite, c’est un film, que Jacques Doillon réalise, avec la participation d’Alain Resnais, de Jean Rouch, et de nombreux acteurs et amis : Coluche, Miou-Miou, Gotlib et même Stan Lee… L’An 01, c’est l’envie d’en finir, pour de bon, mais sans violence, avec une société morne et matérialiste, vendue comme un horizon indépassable. « On arrête tout ». Là, maintenant, et on imagine, au fur et à mesure, le monde à venir. Le tout avec poésie et humour, avec une liberté et une joie qui rafraîchit nos cerveaux engourdis. Pour la première fois, les planches de Gébé et le film de Jacques Doillon seront disponibles dans le même livre. Pendant toute la durée de réalisation du film, Gébé dessine, dans ses planches, le film en train de se faire, prolonge le travail, répond au lecteur, rend compte de l’enthousiasme général. Le film, c’est l’Utopie en train de se faire, L’An 01 qui commence. La bande dessinée, elle c’est le carnet, la mémoire de cette révolution en marche. Le monde entier participe au film. Le scénario paraît en feuilleton dans Charlie Hebdo. Ecologie, amour, refus des rapports marchands, réinvention de soi et de la société : et si L’An 01 commençait pour de bon ?
Résumé : ANNA SOMMER aime les comédies et les drames que l'on se joue, et puis les moments furtifs, ces mille petites choses qui se produisent dans la vie privée. Elle s'en amuse. Elle s'en effraie parfois. Et elle dissèque tout, hommes, femmes, enfants, animaux. Elle ne se contente pas de les surprendre dans leurs flagrants délits : elle les grave dans le métal, d'une pointe sèche vigoureuse qui jamais n'hésite. Elle a commencé à graver un jour, comme ça, pour voir, pour s'essayer à cet art réputé exigeant ; puis au fil du temps s'est dessiné un étonnant tableau du monde, dans lequel l'humour et l'élégance le disputent à la cruauté - une cruauté légère, presque réjouissante. Et si ce tableau paraît fidèle, c'est qu'il s'inspire moins de l'apparence tapageuse des choses que de leur murmure, comme dans un cahier intime.
Résumé : Après Un pas de côté, les Cahiers dessinés proposent un choix des dessins humoristiques de Gébé publiés dans les années cinquante, avant Ha ra Kiri, avant Charlie Hebdo. Parus dans la grande presse de l'époque - Paris Match, Ici Paris, Punch - ils sont restés jusqu'ici inédits en album. On y découvre le Gébé insolite, précis et drôle, avec ce charme indéfinissable qui émane de son trait, de ses personnages, de ses décors familiers ou absurdes. Un livre indispensable pour tous les amateurs du grand dessin d'humour.
Le Livre blanc est un livre rare. Publié en 1970 à Milan, il n'a jamais été réédité ni traduit. On y découvre un Copi qui se soucie moins de noircir du papier que de souligner le silence des pages blanches. Et dans ce silence, il se fabrique un monde pétaradant dont il a le secret, comme ça, l'air de rien, au fil de l'inspiration - et quelle inspiration ! Est-ce un livre de prières, une bande dessinée, un conte, le début d'un roman, ou serait-ce le dernier acte d'une comédie ? C'est surtout un ouvrage inimitable : personne, probablement, n'avait écrit et dessiné avec autant de spontanéité, voire de désinvolture. Ce n'est plus un livre, c'est une improvisation théâtrale sur une scène de papier.
Résumé : Muzo pose sur la table une pile de carnets haute comme un petit homme. " C'est toute ma vie ", confie-t-il. Et ce sont des dessins par centaines, des esquisses, des astuces graphiques, des fantasmes ou des blagues. Tout un monde s'agite, un monde d'hommes et de femmes obsédés par le sexe, mangés par la peur, les caprices, les doutes. Muzo les observe, de loin, de près, devant, derrière, de bas en haut. Il ne s'en lasse pas. Parfois, pris de démangeaison, il les peint. Résultat : un livre très drôle et très méchant.