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Papier à lettres
GEBE
CAHIER DESSINE
25,36 €
Épuisé
EAN :9782283022870
Rassemblées pour la première fois, et dans leur totalité, les pages de ce "Papier à lettres" parues dans "Charlie Hebdo" entre 1993 et 2003 composent un livre à ne pas mettre entre toutes les mains. C'est un ouvrage rare, une curiosité qui exige précisément une grande curiosité et une certaine délicatesse. Enfant, Gébé rêvait de devenir écrivain. Après avoir travaillé treize ans à la SNCF, il devint dessinateur - de dessins souvent "sans paroles". Et puis, le temps passant, le démon de l'enfance lui caressa la tête, l'écriture prit de plus en plus de place: bandes dessinées, articles, nouvelles, romans, chansons, romans-photos, scénarios de films et une pièce de théâtre. Dans ce recueil, les textes d'insurgé recouvrent sans vacarme des dessins poétiques dans lesquels il est passé maître. Comme chez ses amis Fournier, Siné ou Willem, cette prépondérance du texte sur l'image est devenue une forme nouvelle, ni dessin de presse ni bande dessinée. S'y ajoute sa remarquable calligraphie qui vient s'enlacer entre les murs et les arbres observés depuis sa lucarne ou son jardin. Lorsque Gébé rêve les yeux ouverts, on sent qu'il ne faut pas le déranger: mais qui peut déranger un homme qui rêve si fort?
Résumé : Après Un pas de côté, les Cahiers dessinés proposent un choix des dessins humoristiques de Gébé publiés dans les années cinquante, avant Ha ra Kiri, avant Charlie Hebdo. Parus dans la grande presse de l'époque - Paris Match, Ici Paris, Punch - ils sont restés jusqu'ici inédits en album. On y découvre le Gébé insolite, précis et drôle, avec ce charme indéfinissable qui émane de son trait, de ses personnages, de ses décors familiers ou absurdes. Un livre indispensable pour tous les amateurs du grand dessin d'humour.
Gébé nous a malheureusement quittés en 2004, alors que l'on travaillait sur le projet des Colonnes. En attendant que ce projet, à l'élaboration difficile, soit remis sur les rails, L'Association est heureuse de procéder à l'un des autres projets de réédition qui tenaient fort à coeur à Gébé le : Service des Cas Fous, histoires courtes parues dans Charlie et en album Dargaud en 1985, mettant en scène une brigade chargée de résoudre les problèmes les plus absurdes survenant dans notre société.
Comment présenter L’An 01 ? Est-ce une bande dessinée de Gébé, un film de Jacques Doillon, un mouvement, une Utopie ? En 1970 Gébé publie ses premières planches, et dans Charlie Hebdo l’aventure commence. Le premier livre qui les recueille parait un an plus tard. Ensuite, c’est un film, que Jacques Doillon réalise, avec la participation d’Alain Resnais, de Jean Rouch, et de nombreux acteurs et amis : Coluche, Miou-Miou, Gotlib et même Stan Lee… L’An 01, c’est l’envie d’en finir, pour de bon, mais sans violence, avec une société morne et matérialiste, vendue comme un horizon indépassable. « On arrête tout ». Là, maintenant, et on imagine, au fur et à mesure, le monde à venir. Le tout avec poésie et humour, avec une liberté et une joie qui rafraîchit nos cerveaux engourdis. Pour la première fois, les planches de Gébé et le film de Jacques Doillon seront disponibles dans le même livre. Pendant toute la durée de réalisation du film, Gébé dessine, dans ses planches, le film en train de se faire, prolonge le travail, répond au lecteur, rend compte de l’enthousiasme général. Le film, c’est l’Utopie en train de se faire, L’An 01 qui commence. La bande dessinée, elle c’est le carnet, la mémoire de cette révolution en marche. Le monde entier participe au film. Le scénario paraît en feuilleton dans Charlie Hebdo. Ecologie, amour, refus des rapports marchands, réinvention de soi et de la société : et si L’An 01 commençait pour de bon ?
Résumé : DANS LA MAISON, sous le toit où l'on devine des hiboux, entre des tranchées de livres, de journaux et de paperasse, il y a une table à dessin ; et devant elle, un peu caché par une muraille de mystères, il y a Gébé, fidèle à son poste de sentinelle. Mais que guette-t-il, à cette heure tardive de la nuit? Au fond, il ne le sait pas lui-même, car c'est toujours sans prévenir que s'avancent sur sa feuille blanche des silhouettes, des paysages, des constructions échafaudées sans le moindre plan, et puis des mots, des rêves, des idées qui se bousculent et trépignent. Il faut l'entendre, ce vacarme sur le papier! et il faut savoir s'y perdre, dans ces histoires, ces rires, ces drôles de folies, dans ces milliers de dessins qui dorment auprès des mulots. Il faut s'y perdre, pour mieux se retrouver. Et celui qui se retrouve n'est plus tout à fait le même: sans prévenir, il a fait " un pas de côté ".
De Gustave Courbet (1819-1877), chef de file de l'école réaliste, réformateur incontesté de la peinture moderne, artiste prolifique et largement commenté, on ne saurait imaginer qu'il reste des zones d'ombre à éclaircir. Et pourtant, le mystère qui entoure son activité de dessinateur a été jusqu'ici peu abordé, et cela s'avère d'autant plus surprenant que certains dessins sont absolument remarquables. Cet ouvrage propose pour la première fois une étude historique d'ensemble, des carnets de croquis aux dessins les plus aboutis, en passant par des académies et des esquisses préparatoires. Mêlant inédits et oeuvres célèbres, il ouvre la voie à une réévaluation du rôle du dessin dans l'oeuvre de Courbet. Sous la direction de Niklaus Manuel Güdel Avec la collaboration de Anne-Sophie Poirot et Philippe Clerc Préface de Louis-Antoine Prat Textes de Lonnie Baverel Pierre Chessex Petra ten-Doesschate Chu Philippe Clerc Nicolas Ducimetière Dominique de Font-Réaulx Niklaus Manuel Güdel Michael Jakob Leïla Jarbouai Jean-David Jumeau-Lafond Robert Kopp Ségolène Le Men Dominique Lobstein Emmanuelle Neukomm Isolde Pludermacher Séverine Petit Anne-Sophie Poirot Pauline Santschi Thierry Savatier Nathalie Strasser Cet ouvrage paraît à l'occasion du bicentenaire de la naissance de Courbet et est le résultat d'un projet franco-suisse des institutions suivantes : Société Courbet, Musée Courbet, Musée Jenisch Vevey, Musée d'Orsay.
Résumé : Raymond Queneau dessinateur et peintre ? Mais oui ! Simple violon d'Ingres ? Mais non ! Au lendemain de la guerre, en quête d'une possible reconversion, le père de Zazie laisse un temps la plume pour le pinceau. Il réalise entre 1946 et 1952 une centaine de dessins, près de six cents gouaches et aquarelles. Tels qu'il les pratique, le dessin et la couleur deviennent un exercice de liberté, allègre, dynamique, ludique, gourmand. Il mélange les styles sans préoccupation esthétique ou théorique, se promène dans une réalité insolite, souvent cocasse, parfois mélancolique. On dirait qu'il poursuit ses poèmes par le graphisme, qu'il jongle avec les mots par le vocabulaire des formes. Objet d'une seule exposition personnelle en 1949, cette vocation buissonnière forme une ?uvre à part entière. Un gisement poétique méconnu et surprenant, qui révèle un autre visage de l'écrivain. A travers un ensemble de plus cent cinquante reproductions, le voici donc, pour la toute première fois, en ses couleurs. Sur le fil de la biographie, à l'aide de nombreux documents inédits, le texte de Dominique Charnay évoque Queneau dans le monde de la peinture : ses rencontres, ses amitiés, ses goûts, ses opinions. Des origines du surréalisme aux années soixante-dix : Tanguy, Masson, Hélion, Torres-Garcia, Mirà, Léger, Picasso, Chaissac, Dubuffet et bien d'autres témoignent à leur manière de ses rapports passionnés avec l'art de son temps.
Folon Jean-Michel ; Weill Alain ; Scheerlinck Karl
Quelle plus belle destinée que celle d'une affiche ! Vous l'avez faite. Les autres la comprennent. Vous travaillez pour la mémoire de la rue. [... ] Et si votre affiche est bonne, elle vivra en morceaux dans la mémoire des gens". Jean-Michel Folon a réalisé près de six cents affiches. Six cents affiches qui sont autant de chefs-d'oeuvre d'inventivité, de sensibilité, de poésie. C'était sa façon à lui d' "entendre le monde en marche". Délicates aquarelles, encres irisées : tranchant avec les productions de son époque tout en photos et en surcharges typographiques, il a choisi le dessin, privilégiant la simplicité du trait et la puissance émotionnelle de la couleur. Se méfiant du monde publicitaire, avec lequel il a peu collaboré, il a mis son art au service de ses convictions : la défense de l'environnement et des droits de l'homme, le dictionnaire Larousse, le cinéma, les manifestations culturelles, scientifiques et sportives. Flèches, personnages, masques, yeux, mains, oiseaux, arbres - on retrouve ses éléments de prédilection, son humour singulier, son onirisme confinant à la métaphysique. Nous proposons ici une sélection de cent cinquante affiches, que viennent éclairer un entretien avec l'artiste, ainsi que les textes de connaisseurs tels que Karl Scheerlinck et Alain Weill.
Dans les aventures d'Anna Sommer, il n'y a pas d'aventure. Tout peut donc arriver. Ainsi, elle nous entraîne dans sa vie la plus secrète, sans jamais recourir aux procédés habituels de la narration: l'intrigue, le suspense, le happy end... Elle va gratter là où il ne faudrait pas, dans le détail le plus infime, et relate une anecdote presque insignifiante, une phrase anodine, en visant toujours au juste milieu, là où l'innocence se partage avec l'effroi face à l'aventure - la vraie - d'exister, de grandir, de vieillir. Et c'est ici toute sa malice, son humour incomparable, son courage d'exprimer l'indicible. Les philosophes allemands diraient d'Anna qu'elle a une sacrée vision du monde (une Weltanschauung). Elle démontre aussi un talent exceptionnel à faire s'entrechoquer la bande dessinée la plus classique et l'art de l'immobilisme, de la suggestion. Provocation rare, par les temps qui courent.