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Théorie générale de la monnaie et du capital. Tome 2, Cachez cette monnaie que je ne saurais voir !
Castex Patrick
L'HARMATTAN
29,50 €
Épuisé
EAN :9782747536653
Ce livre est le tome 2 d'une Théorie générale de la monnaie et du capital. Un clin d'œil à Keynes et Marx. L' " emploi et l'intérêt " ne sont pas oubliés dans ce tome de " théorie générale " où est analysée la question de l'évacuation de " la monnaie ". Le " capital " retrouvera son meilleur analyste en la personne de Marx proposant quelques éléments (très balbutiants) de théorie monétaire et financière. Keynes, contrairement à la légende, fait complètement disparaître la monnaie dans sa théorie de la demande effective qui prétend critiquer la " loi " des débouchés de Say fondée sur la prétendue irrationalité de la thésaurisation. Cette évacuation est à l'origine de sa persistance têtue à considérer l'identité de l'épargne et de l'investissement, alors qu'il s'agit d'une condition d'équilibre, d'une équation où c'est l'investissement désiré qui intervient. Marx est ailleurs : seul chantre d'une véritable économie monétaire de production... mais se laissant souvent séduire par l'économie de l'offre, sans monnaie. Pourtant, " Quand on ne le nomme pas, c'est lui que l'on nomme. Quand on ne le présente pas, c'est lui que l'on présente. Quand on ne le pense pas, c'est à lui qu'on pense ". Il s'agit évidemment de l'argent, la monnaie des économistes. Ce livre est d'une lecture attrayante. Didactique, il s'adresse aux étudiants et aux chercheurs qui veulent sortir de la routine des paradigmes dominants.
Ce livre est le tome 3 d'une Théorie générale de la monnaie et du capital : clin d'œil donc à Keynes et Marx. L'auteur met en rapport l'inconscient utopiste de Maynard que le Docteur Freud aurait pu analyser (incertitude radicale et volonté de mort envers les rentiers : leur " euthanasie " et le conscient réformiste de John Maynard Keynes avec la demande de monnaie pour motif de spéculation qui explique le taux d'intérêt par la seule sphère monétaire. Mais ce fondement de la fonction LM (stock de Liquidité demandée, stock de Monnaie offerte) est une légende, un mythe tenace. Dans ce tome est également analysé le passage du Treatise on money de 1930 à la Théorie générale de 1936 où Keynes autocritique sa première grande œuvre. Il présente en 1936 certains aspects radicaux dont la publicité fut discrète : les prix expliqués par la valeur travail ; le profit indu du capital provenant du travail, considéré comme " rente de rareté " ; la baisse tendancielle à long terme du taux d'intérêt (probablement accélérable par l'inflation) ; la " lutte des classes " des salariés, des entrepreneurs et des actionnaires sous leur aspect preneur de risque, " tous ensemble " contre les rentiers créanciers. Ce livre est d'une lecture attrayante. Didactique, il s'adresse aux étudiants et aux chercheurs qui veulent sortir de la routine des paradigmes dominants.
Cet ouvrage présente, d'abord selon une approche historique, une critique radicale des points de vue dominants quant à la théorie de la monnaie des économistes. Les erreurs des libéraux classiques et néoclassiques, les hésitations de Marx, mais aussi les tentatives probablement avortées de Keynes, sont éclairées d'un jour nouveau. La "révolution keynésienne" de la demande de monnaie pour motif de spéculation et du taux d'intérêt variable monétaire est une table. Elle fut néanmoins adoptée par tous les modèles de synthèse de macroéconomie financière. A cette fable est attachée l'incompréhension des processus menant à l'équilibre de demande effective par la fameuse égalité de l'épargne et de l'investissement. Egalité (ou identité) parfaitement incomprise car évacuant la question de la thésaurisation des flux monétaires de revenus et les investissements, désirés ou effectifs. Keynes reste ainsi dichotomiste. Pour mieux critiquer la monnaie des économistes, il faut regarder l'argent, analysé par les autres sciences sociales (anthropologie, sociologie, sciences politiques, psychanalyse et même... théologie, empruntant à la philosophie d'Aristote). Un terrain nouveau, ici défriché de façon systématique et synthétique. L'argent contre la monnaie peut ainsi permettre d'ouvrir des pistes de recherches.
Kanaky Nouvelle-Calédonie indépendante ? Un essai socio-économico-politique plus un roman noir à suspense. Ce pays peut être économiquement et socialement indépendant. Le PIB par habitant est à peine inférieur à celui de la France ; mais les inégalités, bien marquées ethniquement, sont considérables et la vie y est très chère. Laide de la métropole (cependant en forte diminution relative) assure les fins de mois (mais une bonne partie y retourne) ; elle se substitue en fait à des prélèvements obligatoires (impôts et cotisations sociales) très inférieurs à ceux de la métropole. Le Caillou, mine de nickel, est depuis 2011 en ralentissement et depuis 2015- 2016 en crise économique, après un long cycle très favorable. Mais après la crise, un nouveau boom : l'optimisme et les cours du nickel à la hausse se confirment en 2018. Le retour des profits et les effets d'entraînement devraient permettre un fort rebond et une politique fiscale et sociale plus juste qui rendrait obsolète une grande partie des transferts de la France, indépendance ou non, et réduirait les inégalités. Cette nation sera peut-être un jour politiquement indépendante, au moins en association avec son ex-métropole ; tous les augures et sondages montrent qu'il n'en sera sans doute rien pour le référendum de novembre 2018. Pourtant, des loyalistes caldoches pouvaient avoir compris qu'il fallait que tout change pour que rien ne change ; des indépendantistes kanak étaient prêts à jouer cette carte. Que se passera-t-il si, après novembre 2018, l'indépendance ne ressort pas des urnes ? Calédonie française pour toujours ? Nouveaux compromis ? Retour à la quasi-guerre civile des années 1984-1988 ?
Voici la deuxième édition d'un livre alliant l'apprentissage de la technique de ladite Comptabilité nationale (ou macrocomptabilité) à l'histoire économique. Cette nouvelle Macrocomptabilité de la France analyse, grâce aux séries longues de l'INSEE (qui remontent maintenant à 1949), le passage de l'interventionnisme keynésien des Trente Glorieuses jusqu'à 1974, au néolibéralisme dominant les Trente années de plomb, de 1975 au début du troisième millénaire, pour aboutir à la Grande crise actuelle qui mûrissait depuis 1999. Et il s'agit en outre d'un " changement d'ère ". Cette Chute est la conséquence prévisible du néolibéralisme ; mais elle fut catalysée par le bouleversement géopolitique mondial : essentiellement la croissance des pays émergents de la " Périphérie " (singulièrement de la Chine néocapitaliste) qui est l'une des causes principales du troisième choc pétrolier. Commencé en 1999, il accéléra sans doute la tendance à la baisse des taux de profit (rentabilités économiques de tous les capitaux mais aussi rentabilités financières des seuls capitaux propres, après effet de levier). Cette baisse induit, depuis plus de dix ans, celle des taux d'intérêt longs ; ces derniers deviennent maintenant corrélés positivement aux valeurs boursières des actions. Et c'est nouveau ! Auparavant, les taux d'intérêt courts de la politique monétaire induisaient un mouvement contraire de la bourse et des taux de profit, selon le point de vue keynésien. On retrouve ainsi, avec la théorie de la double spéculation sur les marchés financiers secondaires actions et obligations, la théorie très hétérodoxe du taux d'intérêt d'Adam Smith (taux de profit moins une prime de risque), mais aussi les critiques de Marx envers cette théorie, anticipant Keynes. Il faut donc revisiter la liaison entre les taux induits par les marchés du financement direct, de la théorie pure - comme en physique celle de la chute des corps dans le vide - et les taux de l'intermédiation bancaire et de la politique monétaire - les frottements, ici sociaux, des banques " machines sociales à déthésauriser ". La financiarisation a fait le vide. La baisse des rentabilités est due à deux facteurs. Le premier facteur est la baisse du taux de marge nette (Excédent net d'exploitation/valeur ajoutée) des Sociétés non financières : contrairement à la légende entretenue par les économistes " radicaux ", la part de la rémunération des salariés dans la valeur ajoutée est en effet en hausse depuis 1999 ; l'explosion des inégalités, avec la part croissante des salaires des cadres dirigeants, n'en est qu'une explication partielle. Ne pas confondre part et niveau : il y a bien stagnation du niveau de pouvoir d'achat des salariés, même baisse pour les plus pauvres. Le second facteur, et le plus important, est la baisse de la productivité du capital, ou, pour reprendre Marx, la hausse de sa " composition organique ". Si la baisse du taux de marge est en partie " exogène " (changement d'ère), la hausse de la composition organique pour doper les profits (mais avec l'effet boomerang de Marx) est bien " endogène " au capitalisme du " centre ". La crise des banques est par contre antérieure : elle date du milieu des années 1990, après la baisse des taux d'intérêt courts. Et c'est la tentative pour retrouver les rentabilités financières de rêve qui a entraîné les banques dans une spirale spéculative sur les marchés financiers, avec encore effet de levier, pour capter leur part de gâteau produit dans la sphère réelle. Pas de chance : au moment même où les sources du profit se tarissaient ! La crise bancaire et financière n'est que la conséquence de la crise réelle : les banques sont coupables du désastre mais elles n'en sont pas responsables !
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.