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Trente glorieuses, trente années de plomb, grande crise et changement d'ère. Macrocomptabilité de la
Castex Patrick
L'HARMATTAN
32,50 €
Épuisé
EAN :9782296118508
Voici la deuxième édition d'un livre alliant l'apprentissage de la technique de ladite Comptabilité nationale (ou macrocomptabilité) à l'histoire économique. Cette nouvelle Macrocomptabilité de la France analyse, grâce aux séries longues de l'INSEE (qui remontent maintenant à 1949), le passage de l'interventionnisme keynésien des Trente Glorieuses jusqu'à 1974, au néolibéralisme dominant les Trente années de plomb, de 1975 au début du troisième millénaire, pour aboutir à la Grande crise actuelle qui mûrissait depuis 1999. Et il s'agit en outre d'un " changement d'ère ". Cette Chute est la conséquence prévisible du néolibéralisme ; mais elle fut catalysée par le bouleversement géopolitique mondial : essentiellement la croissance des pays émergents de la " Périphérie " (singulièrement de la Chine néocapitaliste) qui est l'une des causes principales du troisième choc pétrolier. Commencé en 1999, il accéléra sans doute la tendance à la baisse des taux de profit (rentabilités économiques de tous les capitaux mais aussi rentabilités financières des seuls capitaux propres, après effet de levier). Cette baisse induit, depuis plus de dix ans, celle des taux d'intérêt longs ; ces derniers deviennent maintenant corrélés positivement aux valeurs boursières des actions. Et c'est nouveau ! Auparavant, les taux d'intérêt courts de la politique monétaire induisaient un mouvement contraire de la bourse et des taux de profit, selon le point de vue keynésien. On retrouve ainsi, avec la théorie de la double spéculation sur les marchés financiers secondaires actions et obligations, la théorie très hétérodoxe du taux d'intérêt d'Adam Smith (taux de profit moins une prime de risque), mais aussi les critiques de Marx envers cette théorie, anticipant Keynes. Il faut donc revisiter la liaison entre les taux induits par les marchés du financement direct, de la théorie pure - comme en physique celle de la chute des corps dans le vide - et les taux de l'intermédiation bancaire et de la politique monétaire - les frottements, ici sociaux, des banques " machines sociales à déthésauriser ". La financiarisation a fait le vide. La baisse des rentabilités est due à deux facteurs. Le premier facteur est la baisse du taux de marge nette (Excédent net d'exploitation/valeur ajoutée) des Sociétés non financières : contrairement à la légende entretenue par les économistes " radicaux ", la part de la rémunération des salariés dans la valeur ajoutée est en effet en hausse depuis 1999 ; l'explosion des inégalités, avec la part croissante des salaires des cadres dirigeants, n'en est qu'une explication partielle. Ne pas confondre part et niveau : il y a bien stagnation du niveau de pouvoir d'achat des salariés, même baisse pour les plus pauvres. Le second facteur, et le plus important, est la baisse de la productivité du capital, ou, pour reprendre Marx, la hausse de sa " composition organique ". Si la baisse du taux de marge est en partie " exogène " (changement d'ère), la hausse de la composition organique pour doper les profits (mais avec l'effet boomerang de Marx) est bien " endogène " au capitalisme du " centre ". La crise des banques est par contre antérieure : elle date du milieu des années 1990, après la baisse des taux d'intérêt courts. Et c'est la tentative pour retrouver les rentabilités financières de rêve qui a entraîné les banques dans une spirale spéculative sur les marchés financiers, avec encore effet de levier, pour capter leur part de gâteau produit dans la sphère réelle. Pas de chance : au moment même où les sources du profit se tarissaient ! La crise bancaire et financière n'est que la conséquence de la crise réelle : les banques sont coupables du désastre mais elles n'en sont pas responsables !
Ce livre est le tome 3 d'une Théorie générale de la monnaie et du capital : clin d'œil donc à Keynes et Marx. L'auteur met en rapport l'inconscient utopiste de Maynard que le Docteur Freud aurait pu analyser (incertitude radicale et volonté de mort envers les rentiers : leur " euthanasie " et le conscient réformiste de John Maynard Keynes avec la demande de monnaie pour motif de spéculation qui explique le taux d'intérêt par la seule sphère monétaire. Mais ce fondement de la fonction LM (stock de Liquidité demandée, stock de Monnaie offerte) est une légende, un mythe tenace. Dans ce tome est également analysé le passage du Treatise on money de 1930 à la Théorie générale de 1936 où Keynes autocritique sa première grande œuvre. Il présente en 1936 certains aspects radicaux dont la publicité fut discrète : les prix expliqués par la valeur travail ; le profit indu du capital provenant du travail, considéré comme " rente de rareté " ; la baisse tendancielle à long terme du taux d'intérêt (probablement accélérable par l'inflation) ; la " lutte des classes " des salariés, des entrepreneurs et des actionnaires sous leur aspect preneur de risque, " tous ensemble " contre les rentiers créanciers. Ce livre est d'une lecture attrayante. Didactique, il s'adresse aux étudiants et aux chercheurs qui veulent sortir de la routine des paradigmes dominants.
Peut-on faire une théorie de la crise actuelle du capitalisme dominant? Oui, répond l'auteur, car les deux crises financières et boursières qui se sont succédé depuis 2000, dont la "crise des subprimes" depuis 2007, ne sont que les symptômes d'une crise réelle. Celle de la baisse certaine des taux de profit depuis le troisième choc pétrolier (commencé en 1999 et qui s'accélère depuis 2004. singulièrement en 2007 et surtout en 2008), taux déjà en baisse tendancielle discrète depuis près de vingt ans, avant le choc. L'exemple français est frappant: c'est la Chute. Et cette tendance s'accompagne de la baisse des taux d'intérêt. L'auteur propose une théorie de ces taux à partir de la "double spéculation" sur les marchés de capitaux, actions et obligations. Il retrouve et développe ainsi la vieille théorie d'Adam Smith élaborée en ignorant cette spéculation financière: le taux d'intérêt n'est que le taux de profit moyen moins une prime de risque. Les autres théories, néoclassiques et keynésiennes, ne furent que des fables, racontées cependant depuis des lustres: elles ne tiennent pas à la moindre critique, ce que l'auteur "démontre". La "théorie pure" à la Smith, revisitée, est néanmoins contrariée par les "frottements sociaux" du crédit des banques, ces "machines sociales à déthésauriser". Et Marx l'avait perçu dans ses hésitations et critiques face à la théorie de Smith. La détermination des taux d'intérêt longs est donc perturbée par l'intervention de la politique monétaire, à la Keynes par les taux courts. Par exemple le keynésianisme boostait, par des taux d'intérêt faibles, l'activité et le niveau d'emploi pendant les Trente glorieuses: les rentiers se faisaient "euthanasier". Le monétarisme des années de plomb, du moins jusqu'au début des années 90, fut à l'inverse la "Politique économique du rentier" pour paraphraser Boukharine et son "Economie politique du rentier". Depuis près de quinze ans, la théorie pure reprend tous ses droits, par la libéralisation financière, la globalisation et la financiarisation. Toutefois, les Banques centrales ici (avec des divergences profondes entre la Fed états-unienne et la BCE européenne, au moins jusqu'en juin 2008) tentent encore, avec plus ou moins de volontarisme, de contrôler l'évolution spontanée des marchés et de l'activité. Mais peut-on contrôler cette crise qui redevient une crise de stagflation? Cependant, la crise est aussi due à la montée en puissance des pays émergents, ceux de là-bas, qui explique en partie le dernier choc pétrolier. Le capitalisme mondial n'est peut-être pas en train de mourir; il est cependant pour le moins bouleversé: la Chute ici, le rebond là-bas. La crise est le symptôme d'un changement géopolitique profond; peut-être un "changement d'ère".
Bizot Bruno ; Castex Dominique ; Reynaud Patrick ;
Résumé : Créée en mai 1590 dans l'urgence d'une épidémie de peste naissante, l'infirmerie de peste des Fédons ne fut utilisée que durant trois à quatre mois puis disparut ensuite rapidement du paysage et de la mémoire des habitants de la bourgade provençale de Lambesc. C'est à l'occasion des travaux du TGV Méditerranée entrepris en 1996 qu'une opération de sauvetage archéologique, conduite par l'Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP), permit la découverte du cimetière associé à cette infirmerie. La fouille exhaustive de l'espace funéraire a fourni de nombreux témoignages matériels autour desquels les compétences les plus diverses ont été déployées pour retracer l'histoire de cette infirmerie et son fonctionnement mais aussi pour caractériser ses patients. Il apparaît ainsi que, lieu de quarantaine autant que lieu de soin, l'infirmerie de peste était régie par des pratiques et des objectifs sanitaires bien éloignés des tableaux catastrophistes souvent dressés dans la littérature et l'art figuré. L'analyse de cet échantillon ostéologique de 133 individus, unique en son genre, a offert l'opportunité d'appréhender les comportements funéraires, l'organisation et la gestion des morts dans ce contexte culturel très particulier. La mise en oeuvre de la plupart des outils de l'anthropologie (démographie, paléopathologie, etc.) a également permis de préciser le recrutement de l'infirmerie - toute la population infestée n'y trouvait pas place - et la ponction démographique opérée par l'épidémie - les populations et les autorités réagissaient différemment selon l'espacement et l'intensité des crises. L'échantillon osseux a également été mis à profit pour des investigations originales dans le domaine de la biologie moléculaire, en vue de l'identification du bacille de la peste ou de la détermination de la saison de la mort à partir du cément dentaire.
Cet ouvrage présente, d'abord selon une approche historique, une critique radicale des points de vue dominants quant à la théorie de la monnaie des économistes. Les erreurs des libéraux classiques et néoclassiques, les hésitations de Marx, mais aussi les tentatives probablement avortées de Keynes, sont éclairées d'un jour nouveau. La "révolution keynésienne" de la demande de monnaie pour motif de spéculation et du taux d'intérêt variable monétaire est une table. Elle fut néanmoins adoptée par tous les modèles de synthèse de macroéconomie financière. A cette fable est attachée l'incompréhension des processus menant à l'équilibre de demande effective par la fameuse égalité de l'épargne et de l'investissement. Egalité (ou identité) parfaitement incomprise car évacuant la question de la thésaurisation des flux monétaires de revenus et les investissements, désirés ou effectifs. Keynes reste ainsi dichotomiste. Pour mieux critiquer la monnaie des économistes, il faut regarder l'argent, analysé par les autres sciences sociales (anthropologie, sociologie, sciences politiques, psychanalyse et même... théologie, empruntant à la philosophie d'Aristote). Un terrain nouveau, ici défriché de façon systématique et synthétique. L'argent contre la monnaie peut ainsi permettre d'ouvrir des pistes de recherches.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !