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Histoire critique des théories monétaires des économistes. L'argent contre la monnaie
Castex Patrick
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782296028579
Cet ouvrage présente, d'abord selon une approche historique, une critique radicale des points de vue dominants quant à la théorie de la monnaie des économistes. Les erreurs des libéraux classiques et néoclassiques, les hésitations de Marx, mais aussi les tentatives probablement avortées de Keynes, sont éclairées d'un jour nouveau. La "révolution keynésienne" de la demande de monnaie pour motif de spéculation et du taux d'intérêt variable monétaire est une table. Elle fut néanmoins adoptée par tous les modèles de synthèse de macroéconomie financière. A cette fable est attachée l'incompréhension des processus menant à l'équilibre de demande effective par la fameuse égalité de l'épargne et de l'investissement. Egalité (ou identité) parfaitement incomprise car évacuant la question de la thésaurisation des flux monétaires de revenus et les investissements, désirés ou effectifs. Keynes reste ainsi dichotomiste. Pour mieux critiquer la monnaie des économistes, il faut regarder l'argent, analysé par les autres sciences sociales (anthropologie, sociologie, sciences politiques, psychanalyse et même... théologie, empruntant à la philosophie d'Aristote). Un terrain nouveau, ici défriché de façon systématique et synthétique. L'argent contre la monnaie peut ainsi permettre d'ouvrir des pistes de recherches.
Bizot Bruno ; Castex Dominique ; Reynaud Patrick ;
Résumé : Créée en mai 1590 dans l'urgence d'une épidémie de peste naissante, l'infirmerie de peste des Fédons ne fut utilisée que durant trois à quatre mois puis disparut ensuite rapidement du paysage et de la mémoire des habitants de la bourgade provençale de Lambesc. C'est à l'occasion des travaux du TGV Méditerranée entrepris en 1996 qu'une opération de sauvetage archéologique, conduite par l'Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP), permit la découverte du cimetière associé à cette infirmerie. La fouille exhaustive de l'espace funéraire a fourni de nombreux témoignages matériels autour desquels les compétences les plus diverses ont été déployées pour retracer l'histoire de cette infirmerie et son fonctionnement mais aussi pour caractériser ses patients. Il apparaît ainsi que, lieu de quarantaine autant que lieu de soin, l'infirmerie de peste était régie par des pratiques et des objectifs sanitaires bien éloignés des tableaux catastrophistes souvent dressés dans la littérature et l'art figuré. L'analyse de cet échantillon ostéologique de 133 individus, unique en son genre, a offert l'opportunité d'appréhender les comportements funéraires, l'organisation et la gestion des morts dans ce contexte culturel très particulier. La mise en oeuvre de la plupart des outils de l'anthropologie (démographie, paléopathologie, etc.) a également permis de préciser le recrutement de l'infirmerie - toute la population infestée n'y trouvait pas place - et la ponction démographique opérée par l'épidémie - les populations et les autorités réagissaient différemment selon l'espacement et l'intensité des crises. L'échantillon osseux a également été mis à profit pour des investigations originales dans le domaine de la biologie moléculaire, en vue de l'identification du bacille de la peste ou de la détermination de la saison de la mort à partir du cément dentaire.
Castel Patrick ; Hénaut Léonie ; Marchal Emmanuell
La concurrence est omniprésente dans nos sociétés et s'impose, toujours davantage et avec plus de force, aux acteurs qui en subissent les effets. Ce truisme ne serait-il pas une fausse évidence ? Les auteurs de cet ouvrage invitent à changer le regard habituellement porté sur le phénomène en se penchant sur les relations concurrentielles pour montrer combien elles sont instables, controversées, évolutives. Faire la concurrence n'a rien d'immédiat : cela suppose un ample travail des acteurs qui mobilise un arsenal de dispositifs beaucoup plus large que ce que la science économique prévoit. La perspective adoptée par l'ouvrage permet de parcourir une grande variété de terrains d'enquêtes (hôpital, industrie télévisuelle, marché du bio, musées, écoles de commerce, industrie high-tech, recherche, enseignement supérieur, secteur associatif), qui sont tous traversés par des luttes concurrentielles. Au fil des chapitres, la concurrence se révèle comme un processus collectif, aux mains de nombreux acteurs et dispositifs qui participent à la modeler, à l'organiser et à la faire évoluer sans parvenir nécessairement à la contenir.
Cet ouvrage permet à la fois de se familiariser avec les arcanes de ladite Comptabilité nationale ("nouvelle base" 2000), en fait une macrocomptabilité, et de présenter l'évolution économique et sociale de la France sur les années de plomb qui ont succédé aux trente glorieuses. Il s'agit ici de l'édition 2006 donnant la boîte à outils et l'analyse par graphiques de l'historique (simplifié et explicité) des principales données économiques, mises en relation. Ces données (fournies au moins sur la période 1978-2005) sont établies à partir des séries longues et tableaux de synthèse publiés annuellement par l'INSEE. Le complément informatique alimente ces données organisées sur tableur, ce qui permet de les retravailler. Cet ouvrage met en relation, ce qui est rarement proposé, d'une part l'évolution économique et sociale et des politiques qui l'induisent, avec d'autre part celle des marchés financiers, des rentabilités des capitaux (dont celle des valeurs de marché) et des taux d'intérêt. Une baisse des taux de profits (malgré le boom boursier et avant l'éclatement de la bulle) et des taux d'intérêt (il est vrai après de fortes hausses) semble à l'oeuvre depuis environ quinze ans, liée à une crise de la demande (faible taux de croissance, chômage de masse et nouveaux pauvres). Seule l'inflation est maîtrisée. Mélange implosif qui n'annonce rien de bon...
Voici la deuxième édition d'un livre alliant l'apprentissage de la technique de ladite Comptabilité nationale (ou macrocomptabilité) à l'histoire économique. Cette nouvelle Macrocomptabilité de la France analyse, grâce aux séries longues de l'INSEE (qui remontent maintenant à 1949), le passage de l'interventionnisme keynésien des Trente Glorieuses jusqu'à 1974, au néolibéralisme dominant les Trente années de plomb, de 1975 au début du troisième millénaire, pour aboutir à la Grande crise actuelle qui mûrissait depuis 1999. Et il s'agit en outre d'un " changement d'ère ". Cette Chute est la conséquence prévisible du néolibéralisme ; mais elle fut catalysée par le bouleversement géopolitique mondial : essentiellement la croissance des pays émergents de la " Périphérie " (singulièrement de la Chine néocapitaliste) qui est l'une des causes principales du troisième choc pétrolier. Commencé en 1999, il accéléra sans doute la tendance à la baisse des taux de profit (rentabilités économiques de tous les capitaux mais aussi rentabilités financières des seuls capitaux propres, après effet de levier). Cette baisse induit, depuis plus de dix ans, celle des taux d'intérêt longs ; ces derniers deviennent maintenant corrélés positivement aux valeurs boursières des actions. Et c'est nouveau ! Auparavant, les taux d'intérêt courts de la politique monétaire induisaient un mouvement contraire de la bourse et des taux de profit, selon le point de vue keynésien. On retrouve ainsi, avec la théorie de la double spéculation sur les marchés financiers secondaires actions et obligations, la théorie très hétérodoxe du taux d'intérêt d'Adam Smith (taux de profit moins une prime de risque), mais aussi les critiques de Marx envers cette théorie, anticipant Keynes. Il faut donc revisiter la liaison entre les taux induits par les marchés du financement direct, de la théorie pure - comme en physique celle de la chute des corps dans le vide - et les taux de l'intermédiation bancaire et de la politique monétaire - les frottements, ici sociaux, des banques " machines sociales à déthésauriser ". La financiarisation a fait le vide. La baisse des rentabilités est due à deux facteurs. Le premier facteur est la baisse du taux de marge nette (Excédent net d'exploitation/valeur ajoutée) des Sociétés non financières : contrairement à la légende entretenue par les économistes " radicaux ", la part de la rémunération des salariés dans la valeur ajoutée est en effet en hausse depuis 1999 ; l'explosion des inégalités, avec la part croissante des salaires des cadres dirigeants, n'en est qu'une explication partielle. Ne pas confondre part et niveau : il y a bien stagnation du niveau de pouvoir d'achat des salariés, même baisse pour les plus pauvres. Le second facteur, et le plus important, est la baisse de la productivité du capital, ou, pour reprendre Marx, la hausse de sa " composition organique ". Si la baisse du taux de marge est en partie " exogène " (changement d'ère), la hausse de la composition organique pour doper les profits (mais avec l'effet boomerang de Marx) est bien " endogène " au capitalisme du " centre ". La crise des banques est par contre antérieure : elle date du milieu des années 1990, après la baisse des taux d'intérêt courts. Et c'est la tentative pour retrouver les rentabilités financières de rêve qui a entraîné les banques dans une spirale spéculative sur les marchés financiers, avec encore effet de levier, pour capter leur part de gâteau produit dans la sphère réelle. Pas de chance : au moment même où les sources du profit se tarissaient ! La crise bancaire et financière n'est que la conséquence de la crise réelle : les banques sont coupables du désastre mais elles n'en sont pas responsables !
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.