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Macrocomptabilité de la France. Le capitalisme des trente années de plomb par la comptabilité nation
Castex Patrick
L'HARMATTAN
28,01 €
Épuisé
EAN :9782296024915
Cet ouvrage permet à la fois de se familiariser avec les arcanes de ladite Comptabilité nationale ("nouvelle base" 2000), en fait une macrocomptabilité, et de présenter l'évolution économique et sociale de la France sur les années de plomb qui ont succédé aux trente glorieuses. Il s'agit ici de l'édition 2006 donnant la boîte à outils et l'analyse par graphiques de l'historique (simplifié et explicité) des principales données économiques, mises en relation. Ces données (fournies au moins sur la période 1978-2005) sont établies à partir des séries longues et tableaux de synthèse publiés annuellement par l'INSEE. Le complément informatique alimente ces données organisées sur tableur, ce qui permet de les retravailler. Cet ouvrage met en relation, ce qui est rarement proposé, d'une part l'évolution économique et sociale et des politiques qui l'induisent, avec d'autre part celle des marchés financiers, des rentabilités des capitaux (dont celle des valeurs de marché) et des taux d'intérêt. Une baisse des taux de profits (malgré le boom boursier et avant l'éclatement de la bulle) et des taux d'intérêt (il est vrai après de fortes hausses) semble à l'oeuvre depuis environ quinze ans, liée à une crise de la demande (faible taux de croissance, chômage de masse et nouveaux pauvres). Seule l'inflation est maîtrisée. Mélange implosif qui n'annonce rien de bon...
Kanaky Nouvelle-Calédonie indépendante ? Un essai socio-économico-politique plus un roman noir à suspense. Ce pays peut être économiquement et socialement indépendant. Le PIB par habitant est à peine inférieur à celui de la France ; mais les inégalités, bien marquées ethniquement, sont considérables et la vie y est très chère. Laide de la métropole (cependant en forte diminution relative) assure les fins de mois (mais une bonne partie y retourne) ; elle se substitue en fait à des prélèvements obligatoires (impôts et cotisations sociales) très inférieurs à ceux de la métropole. Le Caillou, mine de nickel, est depuis 2011 en ralentissement et depuis 2015- 2016 en crise économique, après un long cycle très favorable. Mais après la crise, un nouveau boom : l'optimisme et les cours du nickel à la hausse se confirment en 2018. Le retour des profits et les effets d'entraînement devraient permettre un fort rebond et une politique fiscale et sociale plus juste qui rendrait obsolète une grande partie des transferts de la France, indépendance ou non, et réduirait les inégalités. Cette nation sera peut-être un jour politiquement indépendante, au moins en association avec son ex-métropole ; tous les augures et sondages montrent qu'il n'en sera sans doute rien pour le référendum de novembre 2018. Pourtant, des loyalistes caldoches pouvaient avoir compris qu'il fallait que tout change pour que rien ne change ; des indépendantistes kanak étaient prêts à jouer cette carte. Que se passera-t-il si, après novembre 2018, l'indépendance ne ressort pas des urnes ? Calédonie française pour toujours ? Nouveaux compromis ? Retour à la quasi-guerre civile des années 1984-1988 ?
Voici la deuxième édition d'un livre alliant l'apprentissage de la technique de ladite Comptabilité nationale (ou macrocomptabilité) à l'histoire économique. Cette nouvelle Macrocomptabilité de la France analyse, grâce aux séries longues de l'INSEE (qui remontent maintenant à 1949), le passage de l'interventionnisme keynésien des Trente Glorieuses jusqu'à 1974, au néolibéralisme dominant les Trente années de plomb, de 1975 au début du troisième millénaire, pour aboutir à la Grande crise actuelle qui mûrissait depuis 1999. Et il s'agit en outre d'un " changement d'ère ". Cette Chute est la conséquence prévisible du néolibéralisme ; mais elle fut catalysée par le bouleversement géopolitique mondial : essentiellement la croissance des pays émergents de la " Périphérie " (singulièrement de la Chine néocapitaliste) qui est l'une des causes principales du troisième choc pétrolier. Commencé en 1999, il accéléra sans doute la tendance à la baisse des taux de profit (rentabilités économiques de tous les capitaux mais aussi rentabilités financières des seuls capitaux propres, après effet de levier). Cette baisse induit, depuis plus de dix ans, celle des taux d'intérêt longs ; ces derniers deviennent maintenant corrélés positivement aux valeurs boursières des actions. Et c'est nouveau ! Auparavant, les taux d'intérêt courts de la politique monétaire induisaient un mouvement contraire de la bourse et des taux de profit, selon le point de vue keynésien. On retrouve ainsi, avec la théorie de la double spéculation sur les marchés financiers secondaires actions et obligations, la théorie très hétérodoxe du taux d'intérêt d'Adam Smith (taux de profit moins une prime de risque), mais aussi les critiques de Marx envers cette théorie, anticipant Keynes. Il faut donc revisiter la liaison entre les taux induits par les marchés du financement direct, de la théorie pure - comme en physique celle de la chute des corps dans le vide - et les taux de l'intermédiation bancaire et de la politique monétaire - les frottements, ici sociaux, des banques " machines sociales à déthésauriser ". La financiarisation a fait le vide. La baisse des rentabilités est due à deux facteurs. Le premier facteur est la baisse du taux de marge nette (Excédent net d'exploitation/valeur ajoutée) des Sociétés non financières : contrairement à la légende entretenue par les économistes " radicaux ", la part de la rémunération des salariés dans la valeur ajoutée est en effet en hausse depuis 1999 ; l'explosion des inégalités, avec la part croissante des salaires des cadres dirigeants, n'en est qu'une explication partielle. Ne pas confondre part et niveau : il y a bien stagnation du niveau de pouvoir d'achat des salariés, même baisse pour les plus pauvres. Le second facteur, et le plus important, est la baisse de la productivité du capital, ou, pour reprendre Marx, la hausse de sa " composition organique ". Si la baisse du taux de marge est en partie " exogène " (changement d'ère), la hausse de la composition organique pour doper les profits (mais avec l'effet boomerang de Marx) est bien " endogène " au capitalisme du " centre ". La crise des banques est par contre antérieure : elle date du milieu des années 1990, après la baisse des taux d'intérêt courts. Et c'est la tentative pour retrouver les rentabilités financières de rêve qui a entraîné les banques dans une spirale spéculative sur les marchés financiers, avec encore effet de levier, pour capter leur part de gâteau produit dans la sphère réelle. Pas de chance : au moment même où les sources du profit se tarissaient ! La crise bancaire et financière n'est que la conséquence de la crise réelle : les banques sont coupables du désastre mais elles n'en sont pas responsables !
Ce livre est le tome 1 d'une Théorie générale de la monnaie et du capital. Ce titre n'est qu'un clin d'œil à la Théorie générale de Keynes et au Capital de Marx. Cet essai traite de la liaison entre la monnaie et le capital. L'argent ou le système monnaie, étalon de mesure des prix, articule deux éléments d'une contradiction. Une structure, un stock de réserve de valeur (économique et social, voire politique) qui peut devenir du capital exploiteur de l'échange inégal : le " côté face ". Une fonction, un moyen de transaction assurant les échanges égaux, entre équivalents : le " côté pile ". Cette analyse se substitue au catalogue répété depuis Aristote des trois " fonctions " de la monnaie. La monnaie apparaît comme la fille putative du banquier, car cette paternité n'est pas évidente. Un nouveau stock de monnaie est-il vraiment créé par le crédit bancaire (ladite création monétaire) ? Ou ne s'agit-il tout simplement que de l'accélération du flux monétaire ? La monnaie est aussi une bâtarde de la société. Un bien économique dont l'origine semble " naturelle ", censée assurer des échanges équitables, " justes " - comme le " juste prix ". Une institution qui renvoie toujours à un pouvoir et à un échange équitable, inique ; singulièrement quand la monnaie devient monnaie-finance. Cette monnaie institution est abordée ici aux niveaux politique, religieux, psychanalytique et sociologique. Mais aussi au niveau... économique : il n'y a pas d'économie sans société. Ce livre est d'une lecture attrayante. Didactique, il s'adresse aux étudiants et aux chercheurs qui veulent sortir de la routine des paradigmes dominants.
Castel Patrick ; Hénaut Léonie ; Marchal Emmanuell
La concurrence est omniprésente dans nos sociétés et s'impose, toujours davantage et avec plus de force, aux acteurs qui en subissent les effets. Ce truisme ne serait-il pas une fausse évidence ? Les auteurs de cet ouvrage invitent à changer le regard habituellement porté sur le phénomène en se penchant sur les relations concurrentielles pour montrer combien elles sont instables, controversées, évolutives. Faire la concurrence n'a rien d'immédiat : cela suppose un ample travail des acteurs qui mobilise un arsenal de dispositifs beaucoup plus large que ce que la science économique prévoit. La perspective adoptée par l'ouvrage permet de parcourir une grande variété de terrains d'enquêtes (hôpital, industrie télévisuelle, marché du bio, musées, écoles de commerce, industrie high-tech, recherche, enseignement supérieur, secteur associatif), qui sont tous traversés par des luttes concurrentielles. Au fil des chapitres, la concurrence se révèle comme un processus collectif, aux mains de nombreux acteurs et dispositifs qui participent à la modeler, à l'organiser et à la faire évoluer sans parvenir nécessairement à la contenir.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.