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Kanaky Nouvelle-Calédonie indépendante ?
Castex Patrick
L'HARMATTAN
32,50 €
Épuisé
EAN :9782343147383
Kanaky Nouvelle-Calédonie indépendante ? Un essai socio-économico-politique plus un roman noir à suspense. Ce pays peut être économiquement et socialement indépendant. Le PIB par habitant est à peine inférieur à celui de la France ; mais les inégalités, bien marquées ethniquement, sont considérables et la vie y est très chère. Laide de la métropole (cependant en forte diminution relative) assure les fins de mois (mais une bonne partie y retourne) ; elle se substitue en fait à des prélèvements obligatoires (impôts et cotisations sociales) très inférieurs à ceux de la métropole. Le Caillou, mine de nickel, est depuis 2011 en ralentissement et depuis 2015- 2016 en crise économique, après un long cycle très favorable. Mais après la crise, un nouveau boom : l'optimisme et les cours du nickel à la hausse se confirment en 2018. Le retour des profits et les effets d'entraînement devraient permettre un fort rebond et une politique fiscale et sociale plus juste qui rendrait obsolète une grande partie des transferts de la France, indépendance ou non, et réduirait les inégalités. Cette nation sera peut-être un jour politiquement indépendante, au moins en association avec son ex-métropole ; tous les augures et sondages montrent qu'il n'en sera sans doute rien pour le référendum de novembre 2018. Pourtant, des loyalistes caldoches pouvaient avoir compris qu'il fallait que tout change pour que rien ne change ; des indépendantistes kanak étaient prêts à jouer cette carte. Que se passera-t-il si, après novembre 2018, l'indépendance ne ressort pas des urnes ? Calédonie française pour toujours ? Nouveaux compromis ? Retour à la quasi-guerre civile des années 1984-1988 ?
L'auteur s'était lassé de n'écrire que des traités théoriques sérieux ; il passe donc à une écriture plus cocasse qui renvoie cependant à ses préoccupations : cinq essais-nouvelles à contenu politique évident. La future Kanaky Nouvelle-Calédonie, dite Le Caillou, étant son second Pays-Amour (après son village de Picardie) il anticipe leur avenir à tous deux en luttant : contre le racisme, la xénophobie et la haine de l'autre. Contenu politique certes, mais Eros (et plus si affinité) n'est jamais très loin. Ces nouvelles marivaudent ainsi avec les contes philosophiques où l'humour permet de "corriger les moeurs par le rire". En se gaussant d'André Gide qui prétendait sottement : "C'est avec les beaux sentiments qu'on fait de la mauvaise littérature".
On ne peut pas dormir avec toutes les femmes du monde, mais il faut faire un effort" ; le ça d'Eros, cependant sublimé (relire Freud...) par les recherches opiniâtres de l'auteur en sciences économiques et politiques : une double vie vaut mieux qu'une. Oedipe et son triangle furent, pour Kirtap, perturbés : de ses deux amours d'enfance, sa grand-mère et sa mère, lequel choisir ? Kirtap eut souvent deux histoires d'amour en parallèle, rarement trois ou plus. Et son père qui n'était pas son père mais qui le fut, il n'avait donc aucune raison de vouloir le tuer ; il aima beaucoup ce vieil anar mais lui fut politiquement infidèle. En théories économiques et politiques, Kirtap eut aussi surtout deux amours : d'abord Marx, puis Keynes sur le tard. Le second fut un amour déçu ; et il a en outre beaucoup secoué l'arbre de Karl pour en faire tomber les fruits trop mûrs. Kirtap ne recherche pas le temps perdu mais conte avec humour, souvent désopilant, et autodérision, tout ce que sa vie, érotique et théorique, lui a permis de gagner. Le rire est une arme aussi efficace que la critique des armes.
Ce livre est le tome 1 d'une Théorie générale de la monnaie et du capital. Ce titre n'est qu'un clin d'œil à la Théorie générale de Keynes et au Capital de Marx. Cet essai traite de la liaison entre la monnaie et le capital. L'argent ou le système monnaie, étalon de mesure des prix, articule deux éléments d'une contradiction. Une structure, un stock de réserve de valeur (économique et social, voire politique) qui peut devenir du capital exploiteur de l'échange inégal : le " côté face ". Une fonction, un moyen de transaction assurant les échanges égaux, entre équivalents : le " côté pile ". Cette analyse se substitue au catalogue répété depuis Aristote des trois " fonctions " de la monnaie. La monnaie apparaît comme la fille putative du banquier, car cette paternité n'est pas évidente. Un nouveau stock de monnaie est-il vraiment créé par le crédit bancaire (ladite création monétaire) ? Ou ne s'agit-il tout simplement que de l'accélération du flux monétaire ? La monnaie est aussi une bâtarde de la société. Un bien économique dont l'origine semble " naturelle ", censée assurer des échanges équitables, " justes " - comme le " juste prix ". Une institution qui renvoie toujours à un pouvoir et à un échange équitable, inique ; singulièrement quand la monnaie devient monnaie-finance. Cette monnaie institution est abordée ici aux niveaux politique, religieux, psychanalytique et sociologique. Mais aussi au niveau... économique : il n'y a pas d'économie sans société. Ce livre est d'une lecture attrayante. Didactique, il s'adresse aux étudiants et aux chercheurs qui veulent sortir de la routine des paradigmes dominants.
Cet ouvrage présente, d'abord selon une approche historique, une critique radicale des points de vue dominants quant à la théorie de la monnaie des économistes. Les erreurs des libéraux classiques et néoclassiques, les hésitations de Marx, mais aussi les tentatives probablement avortées de Keynes, sont éclairées d'un jour nouveau. La "révolution keynésienne" de la demande de monnaie pour motif de spéculation et du taux d'intérêt variable monétaire est une table. Elle fut néanmoins adoptée par tous les modèles de synthèse de macroéconomie financière. A cette fable est attachée l'incompréhension des processus menant à l'équilibre de demande effective par la fameuse égalité de l'épargne et de l'investissement. Egalité (ou identité) parfaitement incomprise car évacuant la question de la thésaurisation des flux monétaires de revenus et les investissements, désirés ou effectifs. Keynes reste ainsi dichotomiste. Pour mieux critiquer la monnaie des économistes, il faut regarder l'argent, analysé par les autres sciences sociales (anthropologie, sociologie, sciences politiques, psychanalyse et même... théologie, empruntant à la philosophie d'Aristote). Un terrain nouveau, ici défriché de façon systématique et synthétique. L'argent contre la monnaie peut ainsi permettre d'ouvrir des pistes de recherches.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.