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L'empire espagnol de Charles Quint (1516-1556)
Carrasco Raphaël
ELLIPSES
15,80 €
Épuisé
EAN :9782729820800
L'arrivée de Charles de Gand sur le trône d'Espagne marqua un tournant décisif dans l'histoire de cette monarchie qui jusqu'alors, au sein de la chrétienté médiévale, n'avait occupé, somme toute, qu'une position marginale. Mais il faut prendre garde que ce ne fut pas l'inclusion des royaumes de Castille et d'Aragon dans l'orbite impériale qui leur offrit (ou plutôt à la seule Castille, grande protagoniste de cette aventure) la possibilité de développer un dynamisme inconnu jusqu'alors. La formidable expansion territoriale qu'allait connaître le premier XVIe siècle péninsulaire, la construction d'un véritable empire colonial castillan, la mise en place d'un État fort, l'arrivée de la Renaissance, tout cela eut lieu à côté, malgré, pourrions nous presque dire, la participation de l'Espagne aux grandes luttes dans lesquelles elle fut entraînée par la politique de Charles de Habsbourg. Cependant, réduire le rôle des Espagnols dans l'entreprise impériale à une simple instrumentalisation plus ou moins consentie, à la pure concession de moyens (financiers, bien entendu, mais aussi humains, logistiques, spirituels) sans espoir de retour, serait caricatural. Il y eut bien échange, communauté de perspectives après une mise en contact difficile entre deux mondes que rien ne semblait devoir faire s'entendre. Les spécialistes ont beaucoup interrogé les liens - féconds, dynamiques - qui purent s'établir peu à peu entre l'idéal impérial de Charles Quint et la vieille idée impériale castillane, la nouvelle direction que prit alors l'histoire des Espagnols a bien été éclairée à la lumière des priorités fondamentales affirmées par les hommes de l'empereur (lutte contre les protestants au Nord, contre la poussée ottomane à l'Est, contre la France en Italie). De même, les relations existant entre la définition strictement confessionnelle du pouvoir défendue par Charles Quint et le principe de l'unité politique fondée sur l'unité de la foi érigé par les rois catholiques en maxime suprême de gouvernement, n'ont pas échappé aux historiens, pas plus que tout ce qui dans cette brillante et chevaleresque Espagne du nouveau César préparait la noire monarchie catholique de l'Escorial. Le présent recueil d'études n'a pas la prétention de formuler de nouvelles hypothèses ni de bousculer les connaissances établies, ne serait-ce que parce que tel n'est pas le but d'un ouvrage qui se veut avant tout un guide sûr pour les étudiants préparant le CAPES et l'agrégation. Ils y trouveront traités des chapitres précis constituant, aux yeux de leurs auteurs, les points les plus importants permettant d'embrasser la totalité de la question.
Au XVIIe siècle, à l'instar des principales cours européennes, la monarchie espagnole voit émerger la figure du favori, ou valido. Ce personnage au statut mal défini bénéficie de la pleine confiance du souverain qui lui a confié les affaires de l'État. Si son rôle est avant tout politique, le valido ne limite pas ses interventions à la seule sphère publique: il est lié au monarque par des liens profonds de proximité et d'amitié qui font de lui le détenteur d'un pouvoir particulier et le dépositaire d'une grâce singulière. Non seulement maître des destinées du pays, mais aussi seule voie d'accès au souverain, il dispose de façon discrétionnaire des charges, des honneurs et des carrières. Cet ouvrage se concentre sur la première période du règne des favoris - celle de Lerma et d'Olivarès - qui marque l'apogée de ce système bicéphale, monstre politique qui sied à merveille aux sensibilités du baroque. Resituée dans une perspective économique et sociale (crise du XVIIe siècle, "décadence"), l'Espagne des validos est étudiée dans ses dimensions biographique, événementielle, culturelle et artistique. Raphaël Carrasco prête une attention particulière aux phénomènes d'opinion et de propagande, sur lesquels n'existe à ce jour aucune synthèse. Enfin, à travers l'étude minutieuse de deux textes peu connus de Quevedo, l'auteur met en lumière la pensée du grand écrivain sur le valido, dégageant lignes de force et paradoxes d'une réflexion politique complexe. Au-delà des étudiants préparant la question de civilisation de l'agrégation d'espagnol, ce livre s'adresse à tous ceux qui s'intéressent à l'Espagne du Siècle d'or.
La bibliographie sur l'Espagne de Charles Quint est immense. Elle s'est considérablement accrue à l'occasion des commémorations de l'an 2000 mais, il faut l'avouer, dans les ouvrages qui en sont issus, aucun thème vraiment nouveau n'a été abordé, ne serait-ce que par rapport à ceux traités lors des commémorations de 1958. Tout au plus parvient-on à déceler un intérêt accru pour la construction de l'empire colonial américain, aspect qui avait été fort négligé par le passé et, cela va de soi, compte tenu de la réalité politique européenne qui est à présent la nôtre, une interrogation insistante à propos de la dimension européenne de l'empereur, question qui a, de longue date, soulevé plus d'une polémique. C'est par cet aspect des choses que nous débutons ce petit ouvrage en essayant de situer d'emblée le souverain dans une perspective hispanique, c'est-à-dire en tant que continuateur d'une politique confessionnelle définie avant son accession au pouvoir. Cette politique, pensée à la fois par Isabelle et Ferdinand, rois catholiques, faisait du centralisme castillan et de la " désémitisation " de l'Espagne les mots d'ordre essentiels d'une action visant à restaurer le prestige de la monarchie grâce à l'alliance étroite du trône et de l'autel. Le lien entre les Espagnols et la figure de l'empereur, nous pensons qu'il faut le chercher dans la volonté de fournir à l'idée impériale une idéologie et une image. C'est pour cette raison que nous avons choisi de développer les questions relatives à l'inquisition, aux minorités, aux érasmistes et à l'histoire de l'art (l'architecture en particulier).
Llamazares Julio ; Carasco Raphaël ; Decaëns Clair
Quatre jeunes gens traqués par la haine fratricide tachent de survivre dans la montagne, cachés dans les cavernes et les bois. La guerre civile passe au fond de ce récit avec sa cohorte de détresse, de violence et de mort. Mais au fond seulement. L'histoire de ces hommes, de ces animaux nocturnes et solitaires, est plutôt celle d'un mauvais rêve, celle d'un voyage intérieur vers les sources mêmes du lyrisme et de la transfiguration poétique du réel. Loin de nous enfermer dans la nuit sans issue d'un maquis condamne le récit ouvre sur un autre monde, moins visible et plus incarné à la fois, plus élémentaire et plus dense.
Carrasco Raphaël ; Andrès Christian ; Rodriguez Ca
La picaresque espagnole, jadis morceau de choix de l'hispanisme français, n'a guère attiré les foules ces dernières années, aussi n'est-ce pas une mauvaise idée, pensons-nous, que de la revisiter aujourd'hui à la lumière des dernières recherches sur le sujet. Celles-ci ne sont du reste pas légion, en France, en Espagne ou ailleurs, ni ne se caractérisent par la transcendance de leur contenu, comme si tout, ou presque, avait été dit sur ces picaros ibériques si drôles et si poignants à la fois et l'énigmatique miroir - inversé - qu'ils tendaient à leurs compatriotes. Le présent recueil d'études privilégie les approches globales ou générales de la question du genre picaresque proprement dit (sa genèse et ses rapports avec les autres formes de prose de fiction contemporaines) ainsi que de celle du sens de ces romans complexes (ludique, didactique, politique, etc.). Ce choix nous a été dicté par ce que nous croyons connaître tant du niveau réel du public visé que de ses attentes, bien que nous n'ayons pas hésité à faire figurer quelques analyses plus " pointues ", comme on dit, qui interrogent l'écriture à partir de questionnements plu spécifiquement textuels. Car nous avons voulu privilégier l'approche littéraire du phénomène picaresque et reléguer à un second plan les analyses sociologiques - ou socio-politiques - parfois fortement tributaires de préalables idéologiques non contestés, celles qui tinrent jadis le devant de la scène du picarisme, et pas toujours pour le meilleur. C'est pourquoi ne figure dans notre recueil qu'un seul article de contextualisation, et encore celui-ci s'ajuste-t-il à la stricte question du débat sur la pauvreté en dehors de toute incursion dans l'histoire économique et sociale.
Résumé : Rien ne remplace le contact direct avec les oeuvres étrangères ; c'est particulièrement vrai pour le latin qui a toujours entretenu et continue d'entretenir, contre vents et marées, des liens si étroits avec notre culture. Cet ouvrage destiné aux élèves de lycée et aux étudiants aborde la lecture des textes de trois points de vue différents : étude de la langue ; méthode de traduction ; versions expliquées. De très nombreux exemples, tous traduits, familiarisent le lecteur avec la pratique de la langue, lui assurent une bonne maîtrise du sens et préparent au commentaire littéraire.
Résumé : L'année 1492 sonne comme une date majeure dans l'histoire du monde : la rencontre entre l'Europe et le continent américain, sous la bannière dressée par Christophe Colomb. C'est aussi la première mondialisation, c'est-à-dire la possibilité de considérer l'ensemble des terres dans le monde. De ce contact, deux conséquences sont directement appréciées. Le premier retentissement concerne la découverte, pour les Européens, de différents peuples qui semblent vierges de civilisation et de religion. Ces populations constituent autant de brebis égarées à convertir dans la foi catholique, alors que la menace musulmane se fait pressante et les dissensions au sein du christianisme augmentent. La seconde conséquence est l'extension de l'Ancien Monde. Les royaumes d'Espagne et du Portugal sont les premiers à être autorisés, par le pape, à s'installer dans les espaces américains. D'autres grandes puissances européennes, comme les royaumes de France et d'Angleterre et, plus tard, la République des Provinces-Unies, cherchent, au cours du XVIe siècle, à s'implanter dans le Nouveau-Monde, de manière éphémère ou durable. Ce livre retrace les conséquences de cette rencontre, notamment la manière dont les Européens parviennent à s'implanter, parfois après de vaines tentatives, sur un espace de convoitises et de rivalités. Le siècle de la conquête et de l'appropriation des Amériques bouleverse profondément les deux protagonistes, l'Ancien et le Nouveau-Monde. La vision de la conquête à la fin de ce siècle contribue à créer une image persistante des nations conquérantes.
Résumé : Destiné à un public de lycéens, d'étudiants et d'adultes soucieux d'améliorer leur expression écrite, ce livre propose un entraînement orthographique à la fois structuré et ludique ; chaque chapitre est organisé en quatre séquences : 1. Révisez ! 2. Entraînez-vous ! 3. louez ! 4. Testez-vous ! qui offrent une grande diversité d'exercices et de jeux. Il traite des fréquentes erreurs, souvent indétectables par les logiciels de correction et aborde ainsi : les accords ; les conjugaisons ; les homophones. Il fournit également aux enseignants et formateurs un matériel pédagogique riche et varié : 400 exercices et 10 évaluations corrigés ; des corrigés commentés ; un index détaillé et un lexique des termes techniques.