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L'Espagne des validos. 1598-1645
Carrasco Raphaël
PU MIDI
16,00 €
Épuisé
EAN :9782810700530
Au XVIIe siècle, à l'instar des principales cours européennes, la monarchie espagnole voit émerger la figure du favori, ou valido. Ce personnage au statut mal défini bénéficie de la pleine confiance du souverain qui lui a confié les affaires de l'État. Si son rôle est avant tout politique, le valido ne limite pas ses interventions à la seule sphère publique: il est lié au monarque par des liens profonds de proximité et d'amitié qui font de lui le détenteur d'un pouvoir particulier et le dépositaire d'une grâce singulière. Non seulement maître des destinées du pays, mais aussi seule voie d'accès au souverain, il dispose de façon discrétionnaire des charges, des honneurs et des carrières. Cet ouvrage se concentre sur la première période du règne des favoris - celle de Lerma et d'Olivarès - qui marque l'apogée de ce système bicéphale, monstre politique qui sied à merveille aux sensibilités du baroque. Resituée dans une perspective économique et sociale (crise du XVIIe siècle, "décadence"), l'Espagne des validos est étudiée dans ses dimensions biographique, événementielle, culturelle et artistique. Raphaël Carrasco prête une attention particulière aux phénomènes d'opinion et de propagande, sur lesquels n'existe à ce jour aucune synthèse. Enfin, à travers l'étude minutieuse de deux textes peu connus de Quevedo, l'auteur met en lumière la pensée du grand écrivain sur le valido, dégageant lignes de force et paradoxes d'une réflexion politique complexe. Au-delà des étudiants préparant la question de civilisation de l'agrégation d'espagnol, ce livre s'adresse à tous ceux qui s'intéressent à l'Espagne du Siècle d'or.
Carrasco Raphaël ; Andrès Christian ; Rodriguez Ca
La picaresque espagnole, jadis morceau de choix de l'hispanisme français, n'a guère attiré les foules ces dernières années, aussi n'est-ce pas une mauvaise idée, pensons-nous, que de la revisiter aujourd'hui à la lumière des dernières recherches sur le sujet. Celles-ci ne sont du reste pas légion, en France, en Espagne ou ailleurs, ni ne se caractérisent par la transcendance de leur contenu, comme si tout, ou presque, avait été dit sur ces picaros ibériques si drôles et si poignants à la fois et l'énigmatique miroir - inversé - qu'ils tendaient à leurs compatriotes. Le présent recueil d'études privilégie les approches globales ou générales de la question du genre picaresque proprement dit (sa genèse et ses rapports avec les autres formes de prose de fiction contemporaines) ainsi que de celle du sens de ces romans complexes (ludique, didactique, politique, etc.). Ce choix nous a été dicté par ce que nous croyons connaître tant du niveau réel du public visé que de ses attentes, bien que nous n'ayons pas hésité à faire figurer quelques analyses plus " pointues ", comme on dit, qui interrogent l'écriture à partir de questionnements plu spécifiquement textuels. Car nous avons voulu privilégier l'approche littéraire du phénomène picaresque et reléguer à un second plan les analyses sociologiques - ou socio-politiques - parfois fortement tributaires de préalables idéologiques non contestés, celles qui tinrent jadis le devant de la scène du picarisme, et pas toujours pour le meilleur. C'est pourquoi ne figure dans notre recueil qu'un seul article de contextualisation, et encore celui-ci s'ajuste-t-il à la stricte question du débat sur la pauvreté en dehors de toute incursion dans l'histoire économique et sociale.
Résumé : Cet ouvrage offre un panorama de l'Espagne à un moment phare de son histoire : l'époque classique, c'est-à-dire le Siècle d'Or au sens large ou encore l'Espagne des Habsbourg. Les auteurs s'attachent à décrire l'Espagne sous divers aspects : un " empire-monde ", une puissance européenne où la gloire militaire est alors à son apogée ; un pays de saints et de carmels, mais aussi d'autodafés où se pressent les foules. L'Espagne du Siècle d'Or voit également fleurir les grands noms de la littérature classique (Cervantès, Calderón, Gongora...) ainsi que les peintres prestigieux que sont Vélasquez, Le Greco, ou encore Zurbarán.
Llamazares Julio ; Carasco Raphaël ; Decaëns Clair
Quatre jeunes gens traqués par la haine fratricide tachent de survivre dans la montagne, cachés dans les cavernes et les bois. La guerre civile passe au fond de ce récit avec sa cohorte de détresse, de violence et de mort. Mais au fond seulement. L'histoire de ces hommes, de ces animaux nocturnes et solitaires, est plutôt celle d'un mauvais rêve, celle d'un voyage intérieur vers les sources mêmes du lyrisme et de la transfiguration poétique du réel. Loin de nous enfermer dans la nuit sans issue d'un maquis condamne le récit ouvre sur un autre monde, moins visible et plus incarné à la fois, plus élémentaire et plus dense.
L'arrivée de Charles de Gand sur le trône d'Espagne marqua un tournant décisif dans l'histoire de cette monarchie qui jusqu'alors, au sein de la chrétienté médiévale, n'avait occupé, somme toute, qu'une position marginale. Mais il faut prendre garde que ce ne fut pas l'inclusion des royaumes de Castille et d'Aragon dans l'orbite impériale qui leur offrit (ou plutôt à la seule Castille, grande protagoniste de cette aventure) la possibilité de développer un dynamisme inconnu jusqu'alors. La formidable expansion territoriale qu'allait connaître le premier XVIe siècle péninsulaire, la construction d'un véritable empire colonial castillan, la mise en place d'un État fort, l'arrivée de la Renaissance, tout cela eut lieu à côté, malgré, pourrions nous presque dire, la participation de l'Espagne aux grandes luttes dans lesquelles elle fut entraînée par la politique de Charles de Habsbourg. Cependant, réduire le rôle des Espagnols dans l'entreprise impériale à une simple instrumentalisation plus ou moins consentie, à la pure concession de moyens (financiers, bien entendu, mais aussi humains, logistiques, spirituels) sans espoir de retour, serait caricatural. Il y eut bien échange, communauté de perspectives après une mise en contact difficile entre deux mondes que rien ne semblait devoir faire s'entendre. Les spécialistes ont beaucoup interrogé les liens - féconds, dynamiques - qui purent s'établir peu à peu entre l'idéal impérial de Charles Quint et la vieille idée impériale castillane, la nouvelle direction que prit alors l'histoire des Espagnols a bien été éclairée à la lumière des priorités fondamentales affirmées par les hommes de l'empereur (lutte contre les protestants au Nord, contre la poussée ottomane à l'Est, contre la France en Italie). De même, les relations existant entre la définition strictement confessionnelle du pouvoir défendue par Charles Quint et le principe de l'unité politique fondée sur l'unité de la foi érigé par les rois catholiques en maxime suprême de gouvernement, n'ont pas échappé aux historiens, pas plus que tout ce qui dans cette brillante et chevaleresque Espagne du nouveau César préparait la noire monarchie catholique de l'Escorial. Le présent recueil d'études n'a pas la prétention de formuler de nouvelles hypothèses ni de bousculer les connaissances établies, ne serait-ce que parce que tel n'est pas le but d'un ouvrage qui se veut avant tout un guide sûr pour les étudiants préparant le CAPES et l'agrégation. Ils y trouveront traités des chapitres précis constituant, aux yeux de leurs auteurs, les points les plus importants permettant d'embrasser la totalité de la question.
Blond Stéphane ; Hilaire-Pérez Liliane ; Nègre Val
Ce livre est issu de journées d'étude qui ont renouvelé les approches sur l'histoire des ingénieurs à l'époque moderne en interrogeant les interfaces avec d'autres professions et le rôle des mobilités dans la mise en oeuvre de formes d'intelligence collective. L'enjeu est d'approfondir la thématique de la transmission, des intermédiations et des savoirs mixtes, un sujet majeur de l'historiographie récente. Les auteurs soulignent l'importance des hybridations de savoirs à l'épreuve du terrain, sur les chantiers, qu'il convient de considérer comme de véritables "trading zones" . Mais jusqu'à quel point la diversité des savoirs, des statuts, des langues permet-elle une mixité des savoirs ? Dans quelle mesure aussi l'hybridation des savoirs des élites techniciennes ne constitue-t-elle pas un mode de prédation des savoirs vernaculaires et communautaires ? Ce sont autant de questions auxquelles les auteurs s'efforcent de répondre.
Les grottes de la Renaissance sont des constructions artificielles évoquant par leur architecture et leur décoration les cavernes naturelles, en se référant aux nymphées de l'Antiquité. Elles ont été bâties à l'intérieur de grandes demeures ou dans des pavillons isolés au milieu des jardins, d'abord en Italie puis dans toute l'Europe du Nord à partir du milieu du xvie siècle. Commande royale ou princière, ces grottes rivalisent par leur richesse ornementale : sculptures, rocailles, coquillages, jeux d'eaux... Des recherches récentes ont permis de redécouvrir quelques-unes des plus importantes réalisations en Allemagne, au Luxembourg, en France et en Italie. Les travaux de restauration menés par des architectes, les fouilles archéologiques, les études historiques conduites dans de nombreux fonds d'archives renouvellent nos connaissances sur ce sujet.
Dans un non-lieu et dans un temps suspendu, sont réunies toutes les femmes victimes de la violence des hommes : femmes riches et pauvres, cultivées ou analphabètes, jeunes et âgées, rebelles et soumises. Libérées par la mort de leur condition de victimes, elles nous racontent leurs histoires. On assiste à des drames provoqués par une société machiste, des traditions cruelles, des mentalités arriérées. A travers des témoignages/ fictions de plusieurs pays du monde (Inde, Italie, France, USA, Mexique...), toutes les conditions sociales et toutes les cultures sont mises en cause par la dramaturge. Il en résulte une anthologie de récits bizarrement pleins d'humour et d'ironie, où la tragédie du quotidien demande justice et où l'universalité des histoires pousse le lecteur-spectateur à réfléchir sur la véritable condition de la femme au XXIe siècleSerena dandini est auteure et animatrice télé. Très connue de par le caractère innovant et satyrique de ses émissions, elle a travaillé avec des artistes très populaires en Italie. En 1988, elle écrit et présente La tv delle ragazze (La télé des filles), une émission qui fera connaître au grand public de nombreuses comédiennes et artistes. Entre 2012 et 2013 elle met en scène son premier texte théâtral, Blessées à mort, inspiré par des faits divers de violence sur les femmes. Cette pièce est encore aujourd'hui en tournée en Italie et dans le monde. Texte engagé, militant, dur, il se fait porte-parole d'une situation malheureusement bien présente dans notre société, toutes ces histoires étant inspirées de faits réellement advenus.