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Le roman picaresque. La vida de Larazillo de Tormes, Francisco de Quevedo, La vida del Buscon llamad
Carrasco Raphaël ; Andrès Christian ; Rodriguez Ca
ELLIPSES
19,80 €
Épuisé
EAN :9782729830007
La picaresque espagnole, jadis morceau de choix de l'hispanisme français, n'a guère attiré les foules ces dernières années, aussi n'est-ce pas une mauvaise idée, pensons-nous, que de la revisiter aujourd'hui à la lumière des dernières recherches sur le sujet. Celles-ci ne sont du reste pas légion, en France, en Espagne ou ailleurs, ni ne se caractérisent par la transcendance de leur contenu, comme si tout, ou presque, avait été dit sur ces picaros ibériques si drôles et si poignants à la fois et l'énigmatique miroir - inversé - qu'ils tendaient à leurs compatriotes. Le présent recueil d'études privilégie les approches globales ou générales de la question du genre picaresque proprement dit (sa genèse et ses rapports avec les autres formes de prose de fiction contemporaines) ainsi que de celle du sens de ces romans complexes (ludique, didactique, politique, etc.). Ce choix nous a été dicté par ce que nous croyons connaître tant du niveau réel du public visé que de ses attentes, bien que nous n'ayons pas hésité à faire figurer quelques analyses plus " pointues ", comme on dit, qui interrogent l'écriture à partir de questionnements plu spécifiquement textuels. Car nous avons voulu privilégier l'approche littéraire du phénomène picaresque et reléguer à un second plan les analyses sociologiques - ou socio-politiques - parfois fortement tributaires de préalables idéologiques non contestés, celles qui tinrent jadis le devant de la scène du picarisme, et pas toujours pour le meilleur. C'est pourquoi ne figure dans notre recueil qu'un seul article de contextualisation, et encore celui-ci s'ajuste-t-il à la stricte question du débat sur la pauvreté en dehors de toute incursion dans l'histoire économique et sociale.
Les études franco-espagnoles rassemblées dans ce recueil proposent un parcours historique permettant d'éclairer tous les aspects essentiels de la question au programme : les premiers temps de l'Inquisition nationale ibérique en tant qu'organisme d'État au service d'un projet politique d'uniformisation très contraignant. Expression de l'autoritarisme royal et de l'indépendance de la monarchie espagnole vis-à-vis de Rome pour les uns, symbole du fanatisme religieux le plus obscurantiste et rétrograde pour les autres, ces nouveaux tribunaux de la foi firent une entrée fracassante dans la vie des nouveaux convertis, de juifs d'abord, de tous les Espagnols ensuite. Par leurs méthodes, par leur longévité et leur pouvoir considérable, ils marquèrent durablement les mentalités hispaniques. C'est l'origine et l'établissement de ce véritable dispositif politico-religieux qu'il s'agit de saisir. L'introduction énonce, à travers l'exposition d'une problématique essentiellement socio-culturelle, les enjeux de l'analyse " politique " du Saint-Office. À une première partie qui expose les grandes évolutions de cette nouvelle Inquisition, qu'on appellera " moderne " et " espagnole ", de l'épisode fondateur (1478-1481) à la stabilisation définitive de la procédure et à la fixation du " style " particulier de ces cours sous le mandat du grand inquisiteur Valdés (Ordenanzas de 1561), répond une seconde partie plus " structurale " où sont étudiés le fonctionnement des tribunaux, leur personnel ainsi que l'épineuse question des finances. Une analyse de la nature (politique et/ou religieuse) de l'institution ouvre et met en perspective cette deuxième partie plus technique. Pour finir, le problème crucial de l'opposition au Saint-Office et des tensions que son introduction ne manqua pas de provoquer dans la société du temps, est évoqué à travers des articles très synthétiques qui font le point sur les dernières connaissances apportées à un débat qui est loin d'être clos.
La pureté de sang, la stratification raciale de la société espagnole à l'Epoque moderne, tel un thème lancinant, affleure comme le nécessaire substrat dont l'ignorance condamnerait à n'appréhender qu'imparfaitement l'idéologie de la Monarchie catholique. Si l'on a pu croire que l'exaltation d'un sang "pur de toute macule de sang juif ou maure" (selon l'expression consacrée au XVIe siècle) avait comme but originel celui de mieux appréhender le peuple de Dieu en séparant les vieux-chrétiens des nouveaux-chrétiens, la revendication très vite se double d'un ostracisme racial virulent. Loin d'être cautionnée par les cercles religieux - qui dénoncent la division schismatique d'un peuple uni par le baptême -, la pureté de sang s'impose comme le prérequis nécessaire à toute promotion sociale. Dès lors, elle favorise le mythe d'une nouvelle hiérarchie sociale concurrente de la hiérarchie nobiliaire en entérinant l'idée que le roturier, vil par naissance, peut être dépositaire d'un honneur sans égal: celui que confère un sang épuré, seul générateur de dignité publique. Tandis que la névrose pour le sang alimente, dans les autres pays européens des débats féconds sur la "race noble", "la pureté du sang [royal]", elle s'incarne, en Espagne, dans des statuts de "pureté de sang" excluant des charges d'honneur - en théorie du moins - les chrétiens issus des nombreuses conversions de juifs et de maures. Des conceptions politiques qui induisent le mythe d'une Espagne championne de la cause catholique à celles, biologiques, récusant les nourrices conversas par crainte de la contamination qui pourrait s'ensuivre, ce sont toutes les strates de la société espagnole qui se trouvent ébranlées parce préjugé du sang. La pureté de sang fut autant une affaire de raison politique que de pouvoir au coeur de la cité, affectant les collèges, les corporations, les ordres et les consciences; elle fut aussi une affaire de réputation et de scandale, l'affaire d'un mythe supportant la construction d'une "Républica de hombres encantados".
La bibliographie sur l'Espagne de Charles Quint est immense. Elle s'est considérablement accrue à l'occasion des commémorations de l'an 2000 mais, il faut l'avouer, dans les ouvrages qui en sont issus, aucun thème vraiment nouveau n'a été abordé, ne serait-ce que par rapport à ceux traités lors des commémorations de 1958. Tout au plus parvient-on à déceler un intérêt accru pour la construction de l'empire colonial américain, aspect qui avait été fort négligé par le passé et, cela va de soi, compte tenu de la réalité politique européenne qui est à présent la nôtre, une interrogation insistante à propos de la dimension européenne de l'empereur, question qui a, de longue date, soulevé plus d'une polémique. C'est par cet aspect des choses que nous débutons ce petit ouvrage en essayant de situer d'emblée le souverain dans une perspective hispanique, c'est-à-dire en tant que continuateur d'une politique confessionnelle définie avant son accession au pouvoir. Cette politique, pensée à la fois par Isabelle et Ferdinand, rois catholiques, faisait du centralisme castillan et de la " désémitisation " de l'Espagne les mots d'ordre essentiels d'une action visant à restaurer le prestige de la monarchie grâce à l'alliance étroite du trône et de l'autel. Le lien entre les Espagnols et la figure de l'empereur, nous pensons qu'il faut le chercher dans la volonté de fournir à l'idée impériale une idéologie et une image. C'est pour cette raison que nous avons choisi de développer les questions relatives à l'inquisition, aux minorités, aux érasmistes et à l'histoire de l'art (l'architecture en particulier).
Llamazares Julio ; Carasco Raphaël ; Decaëns Clair
Quatre jeunes gens traqués par la haine fratricide tachent de survivre dans la montagne, cachés dans les cavernes et les bois. La guerre civile passe au fond de ce récit avec sa cohorte de détresse, de violence et de mort. Mais au fond seulement. L'histoire de ces hommes, de ces animaux nocturnes et solitaires, est plutôt celle d'un mauvais rêve, celle d'un voyage intérieur vers les sources mêmes du lyrisme et de la transfiguration poétique du réel. Loin de nous enfermer dans la nuit sans issue d'un maquis condamne le récit ouvre sur un autre monde, moins visible et plus incarné à la fois, plus élémentaire et plus dense.
Harry Potter n’a pas fini de vous faire rêver... cette fois-ci en vous réconciliant avec la philosophie ! L’oeuvre de Rowling peut être vue comme une philosophie de la mort – de son refus total (Voldemort, les fantômes de Poudlard) à sa lente et progressive acceptation (Harry). Une lecture passionnante !
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Résumé : 23 notions fondamentales pour acquérir l'essentiel et bien démarrer en philosophie : l'art autrui le bonheur la conscience la culture le désir le devoir l'Etat et la société l'expérience l'histoire l'imagination l'interprétation la justice et le droit le langage la liberté la matière et l'esprit la perception la religion la souveraineté théorie et expérience le travail, la technique et les échanges la vérité le vivant.
Résumé : L'année 1492 sonne comme une date majeure dans l'histoire du monde : la rencontre entre l'Europe et le continent américain, sous la bannière dressée par Christophe Colomb. C'est aussi la première mondialisation, c'est-à-dire la possibilité de considérer l'ensemble des terres dans le monde. De ce contact, deux conséquences sont directement appréciées. Le premier retentissement concerne la découverte, pour les Européens, de différents peuples qui semblent vierges de civilisation et de religion. Ces populations constituent autant de brebis égarées à convertir dans la foi catholique, alors que la menace musulmane se fait pressante et les dissensions au sein du christianisme augmentent. La seconde conséquence est l'extension de l'Ancien Monde. Les royaumes d'Espagne et du Portugal sont les premiers à être autorisés, par le pape, à s'installer dans les espaces américains. D'autres grandes puissances européennes, comme les royaumes de France et d'Angleterre et, plus tard, la République des Provinces-Unies, cherchent, au cours du XVIe siècle, à s'implanter dans le Nouveau-Monde, de manière éphémère ou durable. Ce livre retrace les conséquences de cette rencontre, notamment la manière dont les Européens parviennent à s'implanter, parfois après de vaines tentatives, sur un espace de convoitises et de rivalités. Le siècle de la conquête et de l'appropriation des Amériques bouleverse profondément les deux protagonistes, l'Ancien et le Nouveau-Monde. La vision de la conquête à la fin de ce siècle contribue à créer une image persistante des nations conquérantes.