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Dieu et la Cité. Le statut contemporain du théologico-politique
Capelle Philippe
CERF
35,20 €
Épuisé
EAN :9782204088138
La question théologico-politique est aujourd'hui doublement réactivée par l'ampleur inédite de travaux sur le statut de la modernité occidentale et les théorisations qu'ils induisent du rapport entre le pouvoir et le sacré; par l'effet de mondialisation qui retentit sur les identités politiques et religieuses. Deux points de vue distincts s'imposent à son traitement: le théologico-politique en tant que problème religieux et en tant que problème politique. Dans un contexte d'actualité qui fait résonner cette question sur un registre souvent passionnel, le présent ouvrage veut honorer quatre tâches: restituer les grands moments théoriques en vertu desquels le "théologique et le politique" sont entrés en compromis dans l'histoire occidentale (saint Augustin, islam médiéval, Spinoza, Hegel...); mettre en lumière et en débat plusieurs modèles contemporains d'interprétation de cette histoire (M. Weber, C. Schmitt, K. Lbw'ith, H. Blumenberg, J, Rawls..); apprécier les thèmes et les concepts mis en jeu par le phénomène de la nouvelle pluralité religieuse au sein de l'espace politique français et européen (nation, Etat, communauté, laïcité, mémoire, religion, témoignage, textualités fondatrices); répondre enfin à la question de savoir si l'idée d'une disjonction entre le théologique et le politique est recevable, examiner alors les conditions théoriques permettant d'en assumer une saine articulation.
La vocation philosophique de Pierre Colin s'est éveillée au lycée Louis-le-Grand, au cours de l'année scolaire 1939-1940. Il rencontre alors Gabriel Marcel, professeur dans une classe voisine. Familier des célèbres rencontres hebdomadaires de la rue de Tournon, il participe aux derniers débats de la crise moderniste et connaît les débuts de la phénoménologie existentielle. Auprès du père Gaston Fessard, de Claude Bruaire, Henri Birault, Jeanne Delhomme, Etienne Borne et Henri Gouhier, il éprouve les tensions entre les systématiques intellectuelles classiques du christianisme et les exigences nouvelles de la pensée contemporaine. Doyen de la Faculté de philosophie de l'Institut catholique de Paris en 1973 et pendant douze années, il est nommé, en 1985, directeur du Département de la recherche. De ses années de recherche et d'enseignement universitaire, Pierre Colin a laissé une moisson abondante de manuscrits, de publications, ouvrages et articles, qui expriment les trois pôles constants de ses intérêts philosophiques : l'anthropologie, la phénoménologie existentielle et le rapport philosophie-christianisme. Ces trois pôles structurent le présent volume que les enseignants de la Faculté de philosophie ont voulu offrir, en manière de reconnaissance, à leur ancien doyen.
La relation entre la philosophie et la théologie est co-existensive au mouvement du penser de Martin Heidegger. Elle n'a pas seulement fait l'objet d'une Conférence en 1927. Elle ne saurait constituer non plus un simple thème de relecture de son oeuvre. Après la publication, ces deux dernières décennies, de plusieurs textes majeurs de l'auteur, restés longtemps inconnus, à l'heure du renouvellement des recherches sur ses origines sociales et intellectuelles, la question appelait un nouvel examen. Philippe Capelle met en relief les trois topiques fondamentales de cette relation philosophie et théologie scripturaire, philosophie et ontothéologie, pensée de l'être et attente du dieu, ainsi que les différentes étapes de leur thématisation. Il analyse le rapport de Heidegger à la tradition théologique en faisant valoir un triple point de vue l'enracinement dans la culture catholique; la dette vis-à-vis des schèmes fondamentaux des théologies catholique et (surtout) protestante, ainsi que de leurs principaux fondateurs: saint Paul, saint Augustin, la scolastique médiévale, Luther, Bultmann; la provenance qui autorise paradoxalement la sortie jamais achevée de la théologie chrétienne. Rejetant toute interprétation théologique de la pensée heideggerienne, il interroge enfin le thème du "retrait" comme motif herméneutique central et comme pivot d'une approche renouvelée des rapports entre la philosophie et la théologie.
Face aux constats intempestifs de décès de la métaphysique, hâtivement assimilée à l'ontothéologie, s'impose une réflexion sur les multiples significations du terme de "philosophie première" dans la pensée contemporaine. C'est à cette réflexion que furent consacrés les travaux du colloque du Centenaire de la Faculté de philosophie de l'Institut catholique. de Paris, qui s'est tenu les 9 et li octobre 1995, à l'Unesco. Ils dégagent une conviction forte : l'âge dit "post-métaphysique" dans lequel nous sommes prétendument entrés aujourd'hui a plus que jamais besoin de la fonction "méta" pour se comprendre lui-même
Résumé : Renouant avec les disputes médiévales, le penseur André Comte-Sponville et le philosophe-théologien Philippe Capelle-Dumont entrent en dialogue. Au fil de leurs argumentations rigoureuses et vivantes, exigeantes et claires, ils nous montrent la voie du débat intellectuel où se fondent ensemble le respect à l'égard de l'autre et la loyauté commune envers la vérité.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin