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Philosophie et théologie dans la pensée de Martin Heidegger. Edition 2001
Capelle Philippe
CERF
44,00 €
Épuisé
EAN :9782204068260
La relation entre la philosophie et la théologie est co-existensive au mouvement du penser de Martin Heidegger. Elle n'a pas seulement fait l'objet d'une Conférence en 1927. Elle ne saurait constituer non plus un simple thème de relecture de son oeuvre. Après la publication, ces deux dernières décennies, de plusieurs textes majeurs de l'auteur, restés longtemps inconnus, à l'heure du renouvellement des recherches sur ses origines sociales et intellectuelles, la question appelait un nouvel examen. Philippe Capelle met en relief les trois topiques fondamentales de cette relation philosophie et théologie scripturaire, philosophie et ontothéologie, pensée de l'être et attente du dieu, ainsi que les différentes étapes de leur thématisation. Il analyse le rapport de Heidegger à la tradition théologique en faisant valoir un triple point de vue l'enracinement dans la culture catholique; la dette vis-à-vis des schèmes fondamentaux des théologies catholique et (surtout) protestante, ainsi que de leurs principaux fondateurs: saint Paul, saint Augustin, la scolastique médiévale, Luther, Bultmann; la provenance qui autorise paradoxalement la sortie jamais achevée de la théologie chrétienne. Rejetant toute interprétation théologique de la pensée heideggerienne, il interroge enfin le thème du "retrait" comme motif herméneutique central et comme pivot d'une approche renouvelée des rapports entre la philosophie et la théologie.
Face aux constats intempestifs de décès de la métaphysique, hâtivement assimilée à l'ontothéologie, s'impose une réflexion sur les multiples significations du terme de "philosophie première" dans la pensée contemporaine. C'est à cette réflexion que furent consacrés les travaux du colloque du Centenaire de la Faculté de philosophie de l'Institut catholique. de Paris, qui s'est tenu les 9 et li octobre 1995, à l'Unesco. Ils dégagent une conviction forte : l'âge dit "post-métaphysique" dans lequel nous sommes prétendument entrés aujourd'hui a plus que jamais besoin de la fonction "méta" pour se comprendre lui-même
Résumé : Renouant avec les disputes médiévales, le penseur André Comte-Sponville et le philosophe-théologien Philippe Capelle-Dumont entrent en dialogue. Au fil de leurs argumentations rigoureuses et vivantes, exigeantes et claires, ils nous montrent la voie du débat intellectuel où se fondent ensemble le respect à l'égard de l'autre et la loyauté commune envers la vérité.
La vocation philosophique de Pierre Colin s'est éveillée au lycée Louis-le-Grand, au cours de l'année scolaire 1939-1940. Il rencontre alors Gabriel Marcel, professeur dans une classe voisine. Familier des célèbres rencontres hebdomadaires de la rue de Tournon, il participe aux derniers débats de la crise moderniste et connaît les débuts de la phénoménologie existentielle. Auprès du père Gaston Fessard, de Claude Bruaire, Henri Birault, Jeanne Delhomme, Etienne Borne et Henri Gouhier, il éprouve les tensions entre les systématiques intellectuelles classiques du christianisme et les exigences nouvelles de la pensée contemporaine. Doyen de la Faculté de philosophie de l'Institut catholique de Paris en 1973 et pendant douze années, il est nommé, en 1985, directeur du Département de la recherche. De ses années de recherche et d'enseignement universitaire, Pierre Colin a laissé une moisson abondante de manuscrits, de publications, ouvrages et articles, qui expriment les trois pôles constants de ses intérêts philosophiques : l'anthropologie, la phénoménologie existentielle et le rapport philosophie-christianisme. Ces trois pôles structurent le présent volume que les enseignants de la Faculté de philosophie ont voulu offrir, en manière de reconnaissance, à leur ancien doyen.
La question théologico-politique est aujourd'hui doublement réactivée par l'ampleur inédite de travaux sur le statut de la modernité occidentale et les théorisations qu'ils induisent du rapport entre le pouvoir et le sacré; par l'effet de mondialisation qui retentit sur les identités politiques et religieuses. Deux points de vue distincts s'imposent à son traitement: le théologico-politique en tant que problème religieux et en tant que problème politique. Dans un contexte d'actualité qui fait résonner cette question sur un registre souvent passionnel, le présent ouvrage veut honorer quatre tâches: restituer les grands moments théoriques en vertu desquels le "théologique et le politique" sont entrés en compromis dans l'histoire occidentale (saint Augustin, islam médiéval, Spinoza, Hegel...); mettre en lumière et en débat plusieurs modèles contemporains d'interprétation de cette histoire (M. Weber, C. Schmitt, K. Lbw'ith, H. Blumenberg, J, Rawls..); apprécier les thèmes et les concepts mis en jeu par le phénomène de la nouvelle pluralité religieuse au sein de l'espace politique français et européen (nation, Etat, communauté, laïcité, mémoire, religion, témoignage, textualités fondatrices); répondre enfin à la question de savoir si l'idée d'une disjonction entre le théologique et le politique est recevable, examiner alors les conditions théoriques permettant d'en assumer une saine articulation.