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SUBJECTIVITE ET TRANSCENDANCE. Hommage à Pierre Colin
Capelle Philippe
CERF
51,70 €
Épuisé
EAN :9782204063395
La vocation philosophique de Pierre Colin s'est éveillée au lycée Louis-le-Grand, au cours de l'année scolaire 1939-1940. Il rencontre alors Gabriel Marcel, professeur dans une classe voisine. Familier des célèbres rencontres hebdomadaires de la rue de Tournon, il participe aux derniers débats de la crise moderniste et connaît les débuts de la phénoménologie existentielle. Auprès du père Gaston Fessard, de Claude Bruaire, Henri Birault, Jeanne Delhomme, Etienne Borne et Henri Gouhier, il éprouve les tensions entre les systématiques intellectuelles classiques du christianisme et les exigences nouvelles de la pensée contemporaine. Doyen de la Faculté de philosophie de l'Institut catholique de Paris en 1973 et pendant douze années, il est nommé, en 1985, directeur du Département de la recherche. De ses années de recherche et d'enseignement universitaire, Pierre Colin a laissé une moisson abondante de manuscrits, de publications, ouvrages et articles, qui expriment les trois pôles constants de ses intérêts philosophiques : l'anthropologie, la phénoménologie existentielle et le rapport philosophie-christianisme. Ces trois pôles structurent le présent volume que les enseignants de la Faculté de philosophie ont voulu offrir, en manière de reconnaissance, à leur ancien doyen.
Face aux constats intempestifs de décès de la métaphysique, hâtivement assimilée à l'ontothéologie, s'impose une réflexion sur les multiples significations du terme de "philosophie première" dans la pensée contemporaine. C'est à cette réflexion que furent consacrés les travaux du colloque du Centenaire de la Faculté de philosophie de l'Institut catholique. de Paris, qui s'est tenu les 9 et li octobre 1995, à l'Unesco. Ils dégagent une conviction forte : l'âge dit "post-métaphysique" dans lequel nous sommes prétendument entrés aujourd'hui a plus que jamais besoin de la fonction "méta" pour se comprendre lui-même
La question théologico-politique est aujourd'hui doublement réactivée par l'ampleur inédite de travaux sur le statut de la modernité occidentale et les théorisations qu'ils induisent du rapport entre le pouvoir et le sacré; par l'effet de mondialisation qui retentit sur les identités politiques et religieuses. Deux points de vue distincts s'imposent à son traitement: le théologico-politique en tant que problème religieux et en tant que problème politique. Dans un contexte d'actualité qui fait résonner cette question sur un registre souvent passionnel, le présent ouvrage veut honorer quatre tâches: restituer les grands moments théoriques en vertu desquels le "théologique et le politique" sont entrés en compromis dans l'histoire occidentale (saint Augustin, islam médiéval, Spinoza, Hegel...); mettre en lumière et en débat plusieurs modèles contemporains d'interprétation de cette histoire (M. Weber, C. Schmitt, K. Lbw'ith, H. Blumenberg, J, Rawls..); apprécier les thèmes et les concepts mis en jeu par le phénomène de la nouvelle pluralité religieuse au sein de l'espace politique français et européen (nation, Etat, communauté, laïcité, mémoire, religion, témoignage, textualités fondatrices); répondre enfin à la question de savoir si l'idée d'une disjonction entre le théologique et le politique est recevable, examiner alors les conditions théoriques permettant d'en assumer une saine articulation.
La relation entre la philosophie et la théologie sort-elle enfin de l'oubli? Les jeux de frontières dont elle hérite en notre me siècle commençant ne peuvent que susciter une réponse inquiète. Du côté des philosophes, au motif principal et irréfutable de l'aventure propre de la pensée, on a volontiers ignoré la théologie, allant jusqu'à faire de cette ignorance un titre de probité intellectuelle - ou bien élaboré à son endroit des stratégies "repoussoir""excluant du champ théorique ses objets propres. Du côté des théologiens, là où on a cru devoir s'éloigner des tentatives médiévales d'harmonisation entre la philosophie et la théologie, l'on n'a guère toujours évité, en dépit des déclarations d'intention, de cantonner la première dans un rôle auxiliaire de la seconde. Non moins gravement, en certains lieux d'effervescence religieuse, on a relégué l'activité philosophique dans le champ des inutiles perplexités, de l'errance quand ce n'est de l'erreur. Prenant acte d'un héritage aussi contrasté, voire scandaleux, le présent ouvrage s'interroge sur le statut de cette relation comme telle et tente d'ouvrir quelques voies de compréhension permettant de favoriser le dialogue entre ses deux polarités. Trois axes en structurent le propos. Le premier (""Délimitations"") analyse les principaux déplacements qui affectent aujourd'hui le commerce entre ces deux exercices de la pensée. Le deuxième (" Institutions ") est consacré au problème de l'inscription philosophique au sein du régime d'autorité institutionnelle et confessante. Le troisième (" Figures ") est formé d'une série de confrontations avec quelques-unes des figures contemporaines emblématiques qui ont risqué, dans la traversée de cette problématique, une élucidation de la finitude mystérieuse.Ph. C."
Résumé : Révisez l'essentiel de ce qu'il faut savoir, pour le bac et au-delà, sur les plus grands philosophes, de Socrate à Michel Foucault. Dans un format pratique et maniable, retrouvez une présentation synthétique de la vie de ces penseurs et de leurs apports philosophiques. Un classement chronologique de ces 60 philosophes permet de bien saisir les grands courants de pensée à travers les siècles et les frontières.
Résumé : Ce n'est qu'une fois rassemblés dans leur intégralité que les neuf livres constituant le projet Homo Sacer prennent leur véritable signification. Le jeu des renvois internes, la reprise et le développement des thèmes abordés composent une vaste architecture, articulée en quatre sections. La première dresse le programme d'une mise en question de toute la tradition politique occidentale à la lumière du concept de vie nue ou de vie sacrée : Le Pouvoir souverain et la vie nue (1997) ; la seconde développe ce programme à travers une série d'enquêtes généalogiques : Etat d'exception (2003), La Guerre civile. Pour une théorie politique de la Stasis (2015), Le Sacrement du langage (2009), Le Règne et la Gloire (2008), Opus Dei (2012) ; la troisième soumet l'éthique à l'épreuve d'Auschwitz : Ce qui reste d'Auschwitz. L'archive et le témoin (1999) ; la quatrième élabore les concepts essentiels pour repenser depuis le début l'histoire de la philosophie occidentale : forme de vie, désoeuvrement, pouvoir destituant (De la très haute pauvreté, 2011, L'Usage des corps, 2015).
Imaginez un monde dans lequel vous pourriez être jugé "immoral" pour vos actions non seulement à l'égard des autres, mais aussi de vous-même. Qui aimerait vivre dans un tel monde, où rien de ce qu'on est, pense ou ressent, où aucune de nos activités, fût-elle la plus solitaire, n'échapperait au jugement moral ? C'est pourtant ce que propose aujourd'hui l'éthique, largement ralliée aux thèses maximalistes d'un Aristote, qui nous recommande tout un art de vivre et pas seulement un code de bonne conduite en société, et de Kant, pour qui nous avons des devoirs moraux à l'égard d'autrui comme de nous-même. C'est oublier les éthiques alternatives, minimalistes, pour lesquelles le monde moral, moins envahissant, se limite au souci d'éviter de nuire délibérément à autrui. Toute l'histoire de l'éthique aujourd'hui est l'histoire de l'opposition entre maximalistes et minimalistes.