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Boulingrin
Cabras Victor
COMPAGNONS
12,00 €
Épuisé
EAN :9782493296221
Boulingrin, traversé par l'épreuve surréaliste du langage, vise l'atmosphérique. Produit par l'expérience d'écriture automatique, cettepoésie évolutive transcende les frontières de la conscience pour donnernaissance à un texte qui échappe aux conventions closes, à la métaphysiquepositive et aux limites du langage ordinaire : " Mention d'Ulysse en de longues substances à jamais étendues. nulle part dans l'ours on ne trouve quelconque étoile à l'évidence Bel Air se pare d'un costume sourd- ; comme une âme tzigane lourde malle et reprendre l'avionElle navigue, sur la soif d'une rose les tramways klaxonnenteffrayés sous la danse du chien sous un ciel gris-bleu jaunît du sucre du Soleil- ; pas de cafetiers une scèned'hiver Lamentu d'une fille Bel AirA "
L'oeuvre de Cabral est l'une des plus influentes dans la poésie moderne brésilienne. Il a profondément marqué, par son originalité, par la rigueur poétique et éthique de ses vers, les poètes brésiliens de la seconde moitié du XXe siècle. Ecrivain populaire (ses vers ont été mis en musique par Chico Buarque, et Caetano Veloso se réclame volontiers de lui), il est aussi reconnu comme un immense poète par ses pairs et la critique. Nous espérons, avec ce recueil, faire découvrir aux lecteurs de langue française une oeuvre d'une grande originalité, qui émeut profondément par le regard nouveau qu'elle porte sur le monde". Mathieu Dosse.
En 1974, grâce à Pierre Drachline, son premier recueil Ouvrez le feu (Editions Plasma) sonne comme un coup de tonnerre dans le paysage quelque peu figé de la poésie française. Xavier Grall parlera d'un Goncourt de la poésie et François Bott, du Monde, écrira : " C'est l'un des seuls vrais romantiques de notre époque " (Journées infimes, p114). Plusieurs fois emprisonné en France et dans les Andes, il sera interné par sa famille de 2003 à 2005. Le Cimetière de Sion est son 14e ouvrage, sans doute le plus essentiel et le plus pathétique. La famille du poète vit à la fois à Jérusalem et à Beyrouth. Mais là où il se sent le mieux, c'est à Ramallah, la ville de son ami Mahmoud Darwich, disparu le 8 août dernier. Le Cimetière de Sion nous crie que la mer sera de plus en plus rouge, si Ismaël et Isarel ne se réconcilient pas. Un avertissement, à la fois superbe et terrible, quelques mois après le massacre de Gaza ! Comme son frère, Gabriel Celaya (Poésie urgente), Cabral vit la poésie au quotidien, "comme une arme du futur".
Depuis toujours, la technique de la reliure est directement liée à celle de l'écriture ou de l'impression. Sa fonction est double : protéger et embellir les livres. Cet ouvrage constitue une initiation à divers procédés spécifiques de cet art. En cinq chapitres, vous découvrirez l'histoire de la reliure, les matériaux les plus couramment utilisés ainsi que les outils et machines indispensables pour travailler chez soi, et vous verrez qu'il n'est pas nécessaire de disposer d'un atelier pour s'adonner à ce loisir. C'est en détails que vous sont expliquées ensuite les bases de la couture, du collage, du pliage, du découpage et de la décoration, via notamment quelques techniques simples de confection de papiers décorés. Puis vous aurez la possibilité d'apprendre le cartonnage, art dérivé de la reliure, et de réaliser vous-même 17 objets en suivant pas à pas les indications fournies.
Résumé : "Je m'appelle Martine H, j'ai 44 ans, je suis allemande, nazie et désespérée de l'être. Je suis mariée à Edmund H, endormi à mes côtés, 74 ans, sans (plus d') enfant, juif allemand, patriote fidèle, ça oui, nazi en ce sens, par simple habitude, un peu gêné de l'être sans doute. Nous fuyons l'enfer, et je suis perdue. A " Martine H n'est pas une biographie philosophique. Ce n'est pas non plus un livre sur l'identité trans-. L'autrice a voulu dans ce roman, contrairement à L'endroit et Déni ma survie, dont la tonalité est intime et familiale, entrer dans la Grande Histoire et dans celle de philosophes célèbres qui ont fait une part de notre Histoire à toutes et à tous. Mais elle a également voulu montrer leurs replis obsessionnels et traumatiques, et comment leurs idées et leurs concepts se sont incarnés dans leurs entrailles, jusque dans les tréfonds de la transformation identitaire sexuelle de l'un d'eux, sa folle sagesse. Ainsi, Natalie Depraz refuse le roman ou le théâtre d'idées à la façon de Jean-Paul Sartre, pour lui préférer l'incarnation vécue de la pensée dans l'intime fou du corps, en résonance avec la perspective genrée novatrice de Simone de Beauvoir.
Polylogue analyse diverses pratiques de symbolisation : de la plus archaïque, la langue, le discours de l'enfant ou de l'adulte, en passant par la peinture de la Renaissance (Giotto, Bellini) et la littérature moderne (Artaud, Joyce, Céline, Beckett, Bataille, Sollers), jusqu'à leurs approches par les "sciences humaines" actuelles ; linguistique (classique ou moderne), sémiotique, épistémologie, psychanalyse. Traversant ainsi des époques charnières - Chrétienté, Humanisme, XXe siècle - et interrogeant l'usure des anciens codes comme l'affirmation d'une nouvelle identité, d'une nouvelle signification, le livre pose en permanence la question du sujet parlant. S'il indique, par chaque texte, comment a pu émerger, d'un négatif assumé jusqu'à l'évanouissement de sens, une positivité neuve, il démontre, par son trajet, que la seule positivité acceptable à l'époque moderne est la multiplication des langages, des logiques, des pouvoirs. Poly-logue ; pluralisation de la rationalité comme réponse à la crise de la Raison occidentale. C'est le pari de relèves multiples, à chaque fois spécifiques, de la mort qui menace notre culture et notre société, dans des langages dont la multitude est la seule marque de l'existence d'une vie. J. K.
Je parle parce que je suis un corps charnel, et je suis un corps charnel parce que je parle. C'est ce cercle qu'il s'agit de décrire. Non pour assimiler des phénomènes aussi distincts que le langage et la chair, mais pour mettre au jour l'ancrage charnel du langage. Une telle perspective invite à privilégier, au sein de la langue, la figure de la métaphore et à réfléchir au " déplacement " que son étymologie indique. Et pour ce faire, le discours philosophique, ici d'inspiration phénoménologique, doit lui-même accepter de se déplacer. Il lui faut revenir à la langue la plus courante (celle des expressions " toutes faites "), se frotter à celle de la psychanalyse ou de la Daseinsanalyse, ou encore à celle des arts : la poésie, le cinéma et la chorégraphie nous montrent en effet à quel point la métaphore nous ramène au corps ou, plus précisément, au sempiternel jeu de déplacement que la chair réalise avec ce dernier.