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Polylogue
Kristeva Julia
COMPAGNONS
24,99 €
Épuisé
EAN :9782493296214
Polylogue analyse diverses pratiques de symbolisation : de la plus archaïque, la langue, le discours de l'enfant ou de l'adulte, en passant par la peinture de la Renaissance (Giotto, Bellini) et la littérature moderne (Artaud, Joyce, Céline, Beckett, Bataille, Sollers), jusqu'à leurs approches par les "sciences humaines" actuelles ; linguistique (classique ou moderne), sémiotique, épistémologie, psychanalyse. Traversant ainsi des époques charnières - Chrétienté, Humanisme, XXe siècle - et interrogeant l'usure des anciens codes comme l'affirmation d'une nouvelle identité, d'une nouvelle signification, le livre pose en permanence la question du sujet parlant. S'il indique, par chaque texte, comment a pu émerger, d'un négatif assumé jusqu'à l'évanouissement de sens, une positivité neuve, il démontre, par son trajet, que la seule positivité acceptable à l'époque moderne est la multiplication des langages, des logiques, des pouvoirs. Poly-logue ; pluralisation de la rationalité comme réponse à la crise de la Raison occidentale. C'est le pari de relèves multiples, à chaque fois spécifiques, de la mort qui menace notre culture et notre société, dans des langages dont la multitude est la seule marque de l'existence d'une vie. J. K.
Suspecté de perdre ses "valeurs", le XXe siècle a cependant ouvert des questions que l'humanité, à travers quelques femmes exceptionnelles, n'a jamais explorées avec autant de gravité, de risques et de promesses qu'est-ce que la vie (Hannah Arendt)? où est la folie (Melanie Klein)? que peuvent les mots (Colette)? Melanie Klein (1882-1960) apparaît comme la novatrice la plus originale de la psychanalyse. Alors que Freud centre la vie psychique du sujet sur l'épreuve de la castration et la fonction du père, Melanie Klein - sans les ignorer - les étaie d'une fonction maternelle, absente dans la théorie du fondateur. La première, elle pense au matricide: capable dès la naissance d'un lien à l'objet (le sein, la mère), et habité de fantasmes aussi violents que réparateurs, l'enfant selon Melanie Klein a ouvert de nouveaux horizons à la clinique de la psychose et de l'autisme
Ce livre traite des dépressions que nourrit un deuil impossible de l'objet aimé et perdu. En déniant le lien universel qu'est le langage, le déprimé nie le sens qui, pour l'être parlant, est le sens de la vie. Athée radical, le dépressif reste cependant un mystique : rivé à l'affect, la douleur et les larmes sont pour lui le pays secret d'une beauté aussi inaccessible qu'entière. Le sublime naît dans la mélancolie. La preuve ? Holbein, minimaliste macabre. Nerval, le Prince noir. Dostoïevski, persuadé que la souffrance est le but suprême de l'humanité, appelant le pardon. Et Duras, la femme-tristesse, qui rend contagieuses les figures de la dépression féminine dévoilées ici à partir de quelques histoires dites sur le divan du psychanalyste.
Résumé : Une aventure s'est déroulée en France depuis 1968 : fièvre de la pensée et des corps, passions excessives, goût du risque. Les personnages de ce roman en sont issus. On reconnaîtra parmi eux les intellectuels les plus importants de l'époque. Originaire d'un pays de l'Est, Olga rencontre à Paris l'écrivain Hervé Sinteuil. Une histoire d'amour " pas comme les autres " : surprises d'une île secrète, ravissements d'une naissance. Les Samouraïs excellaient dans l'art de la guerre comme dans la poésie, la calligraphie et le rituel du thé. Les héros de ce roman sont des Samouraïs modernes et modestes vivant dans la révolte permanente, les voyages lointains, les destins croisés, les conflits. Leur expérience ? Aller jusqu'au bout du sens de leur vie.
Résumé : Dans la vie d'un lecteur, certains auteurs occupent une place à part : lectures inaugurales, compagnons de tous les jours, sources auxquelles on revient. La collection "Les auteurs de ma vie" invite de grands écrivains contemporains à partager leur admiration pour un classique, dont la lecture a particulièrement compté pour eux. "Les yeux rivés sur L'Idiot, mon père m'en déconseillait sévèrement la lecture : "Destructeur, démoniaque et collant, trop c'est trop, tu n'aimeras pas du tout, laisse tomber ! " Il rêvait de me voir quitter "l'intestin de l'enfer", désignant ainsi notre Bulgarie natale. Pour réaliser ce projet désespéré, je n'avais rien de mieux à faire que de développer mon goût inné pour la clarté et la liberté, en français, cela va sans dire, puisqu'il m'avait fait découvrir la langue de La Fontaine et de Voltaire. Evidemment, comme d'habitude, j'ai désobéi aux consignes paternelles et j'ai plongé dans Dostoïevski. Eblouie, débordée, engloutie." JULIA KRISTEVA
Boulingrin, traversé par l'épreuve surréaliste du langage, vise l'atmosphérique. Produit par l'expérience d'écriture automatique, cettepoésie évolutive transcende les frontières de la conscience pour donnernaissance à un texte qui échappe aux conventions closes, à la métaphysiquepositive et aux limites du langage ordinaire : " Mention d'Ulysse en de longues substances à jamais étendues. nulle part dans l'ours on ne trouve quelconque étoile à l'évidence Bel Air se pare d'un costume sourd- ; comme une âme tzigane lourde malle et reprendre l'avionElle navigue, sur la soif d'une rose les tramways klaxonnenteffrayés sous la danse du chien sous un ciel gris-bleu jaunît du sucre du Soleil- ; pas de cafetiers une scèned'hiver Lamentu d'une fille Bel AirA "
Je parle parce que je suis un corps charnel, et je suis un corps charnel parce que je parle. C'est ce cercle qu'il s'agit de décrire. Non pour assimiler des phénomènes aussi distincts que le langage et la chair, mais pour mettre au jour l'ancrage charnel du langage. Une telle perspective invite à privilégier, au sein de la langue, la figure de la métaphore et à réfléchir au " déplacement " que son étymologie indique. Et pour ce faire, le discours philosophique, ici d'inspiration phénoménologique, doit lui-même accepter de se déplacer. Il lui faut revenir à la langue la plus courante (celle des expressions " toutes faites "), se frotter à celle de la psychanalyse ou de la Daseinsanalyse, ou encore à celle des arts : la poésie, le cinéma et la chorégraphie nous montrent en effet à quel point la métaphore nous ramène au corps ou, plus précisément, au sempiternel jeu de déplacement que la chair réalise avec ce dernier.
Encore et pourquoi cette bouffée de calme, A la rencontre de l'orage et du printemps, Là au café quand la pluie hésite à tomber, Il fait une chaleur ambiguë et ce gris, Cette gouache de gris qui est aussitôt velours, Promesse ou l'exacte couleur du matin, Celle de la vie légère qui arrive au pas suivant.
La référence à Descartes n'est pas dans Freud. C'est Lacan qui l'amène avec insistance, tout au long de son enseignement, pour établir le concept de sujet de l'inconscient. Ainsi se trouve fondé en raison l'inconscient freudien. Ni la philosophie ni la psychanalyse ne peuvent ignorer l'importance de cette référence à Descartes. Un psychanalyste et un philosophe s'attachent ici à en suivre l'élaboration et le sens dans le Séminaire de Lacan, les Quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse. Pour autant, il ne vient ni le consensus ni la convergence. Bien plutôt, entre leurs parcours, la distance et les croisements.