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Dostoïevski
Kristeva Julia
BUCHET CHASTEL
14,00 €
Épuisé
EAN :9782283030400
Dans la vie d'un lecteur, certains auteurs occupent une place à part : lectures inaugurales, compagnons de tous les jours, sources auxquelles on revient. La collection "Les auteurs de ma vie" invite de grands écrivains contemporains à partager leur admiration pour un classique, dont la lecture a particulièrement compté pour eux. "Les yeux rivés sur L'Idiot, mon père m'en déconseillait sévèrement la lecture : "Destructeur, démoniaque et collant, trop c'est trop, tu n'aimeras pas du tout, laisse tomber ! " Il rêvait de me voir quitter "l'intestin de l'enfer", désignant ainsi notre Bulgarie natale. Pour réaliser ce projet désespéré, je n'avais rien de mieux à faire que de développer mon goût inné pour la clarté et la liberté, en français, cela va sans dire, puisqu'il m'avait fait découvrir la langue de La Fontaine et de Voltaire. Evidemment, comme d'habitude, j'ai désobéi aux consignes paternelles et j'ai plongé dans Dostoïevski. Eblouie, débordée, engloutie." JULIA KRISTEVA
1974. Julia Kristeva fait un voyage en Chine en compagnie de Roland Barthes, de Philippe Sollers. Nous sommes, dans les pays occidentaux, en plein combat féministe. La Chine vit au rythme de la révolution culturelle. En s'interrogeant sur ses ambitions, ses violences et ses non-dits, Julia Kristeva découvre le destin moderne des chinoises. Héritières d'une civilisation complexe dont ce livre retrace quelques grands moments relatifs aux femmes, elles défient la conception occidentale de l'identité sexuelle et nous incitent à penser autrement l'"homme" et la "femme", dont le pacte constitue le fondement de toute politique. Cet essai n'a pas vieilli. Il révèle la prochaine "crise de l'identité qui sera la véritable révolution d'une humanité industrialisée, délivrée de l'angoisse de procréer et de produire : ni homme ni femme, ni uni-sexe : tourbillon des heurts et des rires..." Dans sa préface d'aujourd'hui l'auteur démontre de façon magistrale que la lumière reste toujours à faire sur le fameux "continent noir", afin de refonder le lien social. En Chine comme partout, la liberté des femmes est à "réinventer" : elle est au c?ur des libertés politiques.
Suspecté de perdre ses "valeurs", le XXe siècle a cependant ouvert des questions que l'humanité n'a jamais explorées avec autant de gravité, de risques et de promesses: qu'est-ce que la vie? où est la folle? que peuvent les mots? Hannah Arendt, philosophe et politologue (19061975), est tout entière prise dans une méditation sur la vie qui demeure notre bien ultime après la crise des religions et des idéologies. Vie menacée, vie désirable: mais quelle vie? Face aux camps des deux totalitarismes, c'est sur le miracle de la natalité que se concentre l'oeuvre de cette rescapée du nazisme qui, en discussion avec Heidegger, et en rejetant l'automatisation moderne de l'espèce, pose les jalons d'une action politique envisagée en tant que pluralité vivante. Une utopie? A moins que ce ne soit une manière de pardon, et donc une promesse
Suspecté de perdre ses "valeurs", le XXe siècle a cependant ouvert des questions que l'humanité, à travers quelques femmes exceptionnelles, n'a jamais explorées avec autant de gravité, de risques et de promesses qu'est-ce que la vie (Hannah Arendt)? où est la folie (Melanie Klein)? que peuvent les mots (Colette)? Melanie Klein (1882-1960) apparaît comme la novatrice la plus originale de la psychanalyse. Alors que Freud centre la vie psychique du sujet sur l'épreuve de la castration et la fonction du père, Melanie Klein - sans les ignorer - les étaie d'une fonction maternelle, absente dans la théorie du fondateur. La première, elle pense au matricide: capable dès la naissance d'un lien à l'objet (le sein, la mère), et habité de fantasmes aussi violents que réparateurs, l'enfant selon Melanie Klein a ouvert de nouveaux horizons à la clinique de la psychose et de l'autisme
Ce livre traite des dépressions que nourrit un deuil impossible de l'objet aimé et perdu. En déniant le lien universel qu'est le langage, le déprimé nie le sens qui, pour l'être parlant, est le sens de la vie. Athée radical, le dépressif reste cependant un mystique : rivé à l'affect, la douleur et les larmes sont pour lui le pays secret d'une beauté aussi inaccessible qu'entière. Le sublime naît dans la mélancolie. La preuve ? Holbein, minimaliste macabre. Nerval, le Prince noir. Dostoïevski, persuadé que la souffrance est le but suprême de l'humanité, appelant le pardon. Et Duras, la femme-tristesse, qui rend contagieuses les figures de la dépression féminine dévoilées ici à partir de quelques histoires dites sur le divan du psychanalyste.
A soixante ans passés, Francis Newton Xavier, poète et artiste culte installé à New York, décide de quitter l'ambiance délétère qui s'abat sur Manhattan au lendemain du 11-Septembre et de rentrer en Inde. Ce voyage sera l'occasion de dresser le portrait réjouissant d'un créateur radical et de la société dans laquelle il a évolué. De ses années d'apprentissage auprès d'un groupe de poètes maudits de Bombay jusqu'à ses frasques new-yorkaises, l'histoire de Xavier montre que la vie d'un artiste peut être, au fond, son grand oeuvre. Sa destinée compose un roman foisonnant, un hymne beau et étrange à la vie d'artiste qui vient confirmer Jeet Thayil comme l'un des auteurs les plus captivants de sa génération.
Savez-vous quand est apparue la première fleur ? D'où vient le nom du frangipanier ? Comment les orchidées attirent les butineurs ? Pourquoi Victoria regia, un nénuphar géant venu d'Amazonie, assez robuste pour porter un enfant, est devenu la star de la première Exposition universelle en 1851 ? Où l'on découvre l'existence de la punition chez les plantes et de la sieste chez les abeilles. Où l'on croise Pline l'Ancien, Darwin, Cléopâtre et bien d'autres. Où l'on apprend ce qu'est un tubercule, un sépale et un stigmate... Cet ouvrage réunit près de deux cent cinquante chroniques, anecdotes amusantes ou légendes sur les fleurs. Sérieuses ou ludiques, scientifiques ou pratiques, utiles ou futiles, mais toujours poétiques, ces histoires étonnantes invitent au voyage et se picorent au gré des envies.
Résumé : Vitrines brisées, vidéos chocs, actions coup de poing, les végans les plus revendicatifs, omniprésents dans les médias, donnent une vision caricaturale de leur mouvement. Très minoritaire, le véganisme bénéficie de la sympathie du public devenu plus sensible à la souffrance animale et aux impacts écologiques de l'élevage intensif. Mais qui sont vraiment les végans ? et les antispécistes ? Pourquoi s'opposent-ils à la consommation d'animaux ? Quelles sont leurs sources d'inspiration ? Ont-ils une vision politique et sociale du monde ? Une réflexion écologique ? Nutritionnelle ? Quelles relations entretiennent-ils avec les géants de l'industrie agroalimentaire et de la finance ? Cet ouvrage, véritable enquête de terrain, nous montre les contradictions d'un mouvement qui se trompe quand il soutient qu'un monde uniquement végétal résoudra les problèmes de l'agriculture, du climat, de la nutrition... Au final, il nous interroge sur notre rapport à la nature et à la vie, mais aussi à nos imaginaires.
Résumé : La Clairière, maison de campagne isolée, se trouve coupée du reste du monde à la suite d'évènements incompréhensibles. Pendant six jours, douze personnages s'agitent dans le désoeuvrement et l'inquiétude. Ils étaient partis en vacances ! Mais la contradiction des vacances n'est-elle pas d'offrir à des civilisés un retour à la vie naturelle ? Les Gens de la Clairière ont si bien retrouvé la nature qu'enfermés dans leur forêt, ils perdent, heure après heure, toute empreinte de civilisation. Alors, ces citadins se transforment. Du souci de la subsistance aux mystères de la Mort auxquels ils sont confrontés, ils revivent toutes les angoisses humaines avec une naïveté de primitifs. Ils recréent autour d'eux un univers. Ils ont leurs martyrs, leurs fantômes, leur prêtresse, leurs rites, leurs chants, leur façon d'adorer et de craindre le soleil ou le ciel étoilé. D'individus solitaires, ils mutent en une 'famille' d'un genre nouveau... Mais le septième jour, la Civilisation se rappelle à eux. Publié chez Buchet/Chastel en 1971, ce roman ''survivaliste'' de Régis Rivald est toujours aussi fascinant.