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Martine H
Depraz Natalie
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16,00 €
Épuisé
EAN :9782493296115
Je m'appelle Martine H, j'ai 44 ans, je suis allemande, nazie et désespérée de l'être. Je suis mariée à Edmund H, endormi à mes côtés, 74 ans, sans (plus d') enfant, juif allemand, patriote fidèle, ça oui, nazi en ce sens, par simple habitude, un peu gêné de l'être sans doute. Nous fuyons l'enfer, et je suis perdue. A " Martine H n'est pas une biographie philosophique. Ce n'est pas non plus un livre sur l'identité trans-. L'autrice a voulu dans ce roman, contrairement à L'endroit et Déni ma survie, dont la tonalité est intime et familiale, entrer dans la Grande Histoire et dans celle de philosophes célèbres qui ont fait une part de notre Histoire à toutes et à tous. Mais elle a également voulu montrer leurs replis obsessionnels et traumatiques, et comment leurs idées et leurs concepts se sont incarnés dans leurs entrailles, jusque dans les tréfonds de la transformation identitaire sexuelle de l'un d'eux, sa folle sagesse. Ainsi, Natalie Depraz refuse le roman ou le théâtre d'idées à la façon de Jean-Paul Sartre, pour lui préférer l'incarnation vécue de la pensée dans l'intime fou du corps, en résonance avec la perspective genrée novatrice de Simone de Beauvoir.
Résumé : Fondateur de la phénoménologie, Husserl inaugure au début du XXe siècle un mode de pensée radicalement nouveau. Prenant son départ dans les deux sciences centrales d'alors, les mathématiques et la psychologie, cette discipline inédite se présente comme l'étude descriptive de tous les phénomènes qui s'offrent à notre regard. Ce livre propose un exposé de la phénoménologie comme méthode, tout à la fois descriptive et caractérisée par la réduction. Il restitue la présentation des expériences cardinales que fait le sujet : l'espace, le temps, l'imagination, l'empathie et interroge la fécondité multiforme de la démarche phénoménologique.
Il y a un pari d'envergure, presque une provocation, à montrer l'ampleur et l'acuité des méthodes pratiques qui tissent le propos de Husserl dans un texte qui a été considéré par ses interprètes comme le livre le plus "métaphysique', à savoir celui où l'auteur prend parti pour une thèse philosophique souvent jugée éculée: l'idéalisme. Tout le destin de la phénoménologie s'est joué autour d'une prise de position contre son"tournant idéaliste"en 1913, Heidegger ayant ouvert les hostilités, suivi par Sartre, Ricoeur, Derrida et Levinas. A rebours de cette herméneutique constitutive de la critique philosophique, l'auteur cherche ici à faire voir un Husserl"praticien', "épistémologue', c'est-à-dire peu soucieux de défendre une position métaphysique. Cette épistémologie pratique de la phénoménologie peut être caractérisée comme un"empirisme transcendantal'. Par là, un sens de la vérité émerge, qui puise sa validité dans l'expérience native du lecteur, c'est-à-dire dans son aptitude à vérifier par lui-même l'accord du concept en relation avec son vécu. La lecture expérientielle proposée prend alors un tour pragmatique, à l'horizon d'un renouvellement de la phénoménologie comme pratique. Biographie de l'auteur Natalie Depraz, spécialiste de Husserl, est professeur de philosophie à l'Université de Rouen.
Encore et pourquoi cette bouffée de calme, A la rencontre de l'orage et du printemps, Là au café quand la pluie hésite à tomber, Il fait une chaleur ambiguë et ce gris, Cette gouache de gris qui est aussitôt velours, Promesse ou l'exacte couleur du matin, Celle de la vie légère qui arrive au pas suivant.
Le mot " S. K. beauA " (à lire : escabeau) est inventé parJacques Lacan en 1975 à propos de la tentative de James Joyce de démantibuler lalangue anglaise. De fait, il remplace celui, usé, de sublimation. Dans cetessai, il est réemployé avec sa typographie étonnante, pour dénuder ce réelauquel l'artiste se confronte : au coeur du Beau et du Sublime, toujours ce S. K. - bouts de jouissance opaques, hors sens. Quelles conséquencestirer de ce changement de paradigme ? De nombreux créateurs (écrivains, peintres, photographes, metteurs en scène de théâtre, acteurs...) sontconvoqués. On ne leur demande pas leurs papiers, on ne les interprète pas. Lemême fil est tiréA : chacun d'eux bricole de façon singulière avec l'incurabledu réel. Pourquoi le font-ilsA ? Comment s'y prennent-ilsA ? Quelles sont leurspratiques, leurs impasses, leurs réussitesA ? Lacan a pu avouer son embarrasquant à l'art signalant au passage que Freud ne se débrouillait pas mieux. Loindes balivernes fleur bleue où l'on confine souvent les artistes, une questionfait retourA : pourquoi donc l'art embarrasse-t-il le psychanalyste ? Hervé Castanet, membre de l'Ecole de la Cause freudienne, estpsychanalyste à Marseille. Professeur des Universités, il a publié une vingtainede livres et en a coordonné une quinzaine d'autres collectifs.
Polylogue analyse diverses pratiques de symbolisation : de la plus archaïque, la langue, le discours de l'enfant ou de l'adulte, en passant par la peinture de la Renaissance (Giotto, Bellini) et la littérature moderne (Artaud, Joyce, Céline, Beckett, Bataille, Sollers), jusqu'à leurs approches par les "sciences humaines" actuelles ; linguistique (classique ou moderne), sémiotique, épistémologie, psychanalyse. Traversant ainsi des époques charnières - Chrétienté, Humanisme, XXe siècle - et interrogeant l'usure des anciens codes comme l'affirmation d'une nouvelle identité, d'une nouvelle signification, le livre pose en permanence la question du sujet parlant. S'il indique, par chaque texte, comment a pu émerger, d'un négatif assumé jusqu'à l'évanouissement de sens, une positivité neuve, il démontre, par son trajet, que la seule positivité acceptable à l'époque moderne est la multiplication des langages, des logiques, des pouvoirs. Poly-logue ; pluralisation de la rationalité comme réponse à la crise de la Raison occidentale. C'est le pari de relèves multiples, à chaque fois spécifiques, de la mort qui menace notre culture et notre société, dans des langages dont la multitude est la seule marque de l'existence d'une vie. J. K.