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Mode de jouir au féminin
Brousse Marie-Hélène
NAVARIN
12,00 €
Épuisé
EAN :9782916124681
Alors que les femmes s'affirment sur la scène du monde et que les catégories sexuelles se multiplient, la psychanalyse met au jour que le féminin n'est pas réductible à des données biologiques ou culturelles. Ce livre explore le féminin hors genre et au-delà du fantasme. De dits d'analysants, il extrait quelques expériences de jouissance. La sexualité féminine, "continent noir" de la psychanalyse freudienne, est mystère. De ce trou noir, Marie-Hélène Brousse fait surgir des effets de savoir. Le vide situe un érotisme propre au féminin. Elle précise ici l'avancée de Lacan isolant une jouissance autre que phallique, non localisée, indicible, affine à l'infini. Le féminin est un mode de jouir qui toujours surprend les êtres parlants quand ils l'éprouvent, une jouissance hors sens, hors loi, mais pas hors corps. Marie-Hélène Brousse Psychanalyste à Paris, membre de l'Ecole de la Cause freudienne et de l'Association mondiale de psychanalyse.
Nous voyons à l'oeuvre ces affects sociaux dans les différents types de rassemblements informels qui traversent ces nouvelles foules du XXIe siècle [...]. L'affect peut être aussi bien rassemblant que rejetant, selon la logique du fantasme." Eric Laurent. "L'orientation lacanienne comporte de distinguer les émotions du registre animal, vital, en tant que réaction à ce qui a lieu dans le monde, et les affects en tant qu'ils sont du sujet. Ainsi Lacan hausse-t-il la quetion d'un cran - d'émotions et affects, le débat passe à affects et passions." Jacques-Alain Miller.
Addict" est aujourd'hui sur toutes les lèvres, il flambe dans le discours contemporain. Il a remplacé les mots de "passion", de "vice", d'"habitude", donnant raison à Freud qui, dans Malaise dans la civilisation, prévoyait un avenir où la psychologie remplacerait la morale. Le terme d'addiction est d'un usage politique, il tend à lutter contre l'isolement des drogues illégales d'autres substances, qui, elles, sont légales, l'alcool et le tabac par exemple, par la constitution d'un ensemble tellement large qu'on n'en voit plus les limites aujourd'hui. Outre des textes d'analystes ayant travaillé avec des toxicomanes, on trouvera des articles étudiant le phénomène d'addiction à la lumière de l'orientation lacanienne. La rubrique C'est politique s'est invitée dans le dossier, questionnant la place du discours capitaliste et des neurosciences dans le processus, comme la rubrique Cas qui met la clinique des addicts à contribution. Et la psychanalyse elle-même, pratique addictive ? Trois analystes de l'Ecole ont bien voulu répondre. Et, surprise, une nouvelle rubrique, à l'initiative de J.-A. Miller, dont la responsable est Laura Sokolowsky : Archives. Pour l'inaugurer, une interview donnée par Jacques Lacan lui-même en Italie en 1974.
Le livre " La maison Chypre, 2009-2013 " est proposé dans une version fac-similé, tel un ouvrage déjà paru indéfiniment voué à sa propre reproductibilité. Au coeur de la répétition arrive, charriée par son propre sujet, la question de la découverte archéologique. Centrale dans le livre à travers la présence blafarde de ces ossements que l'on exhume du passé, la question d'une archéologie est bien apparue comme un point paradigmatique de l'Histoire de l'île de Chypre. En miroir avec Pompéi et par extension à tous les lieux de charniers du monde, une lente coulée de lave semble avoir recouvert ce paysage insulaire, le figeant pour toujours. L'île de Chypre divisée a représenté un territoire étonnant de complexités qui convenait parfaitement à la poursuite du travail photographique que j'avais engagé à travers des villes aussi différentes que Sarajevo, Odessa, Beyrouth, Kaliningrad.
La psychanalyse est une scène de crime. Ça remonte à loin. Qui a tué Laïos ? Pour Sophocle, il n'est pas absolument sûr que ce soit Oedipe - des témoins parlent d'une bande de voleurs. En revanche, si avec Freud on se rend sur la scène de l'inconscient, là, évidemment, la volonté de tuer ne fait aucun doute. Il est notable que trois des oeuvres majeures de la bibliothèque analytique, Oedipe-Roi, Hamlet et La Lettre volée, sont, à des titres divers, des polars. L'analyste-détective est une figure quasi native de la psychanalyse. Maintenant, depuis Edgar Allan Poe, en plus de l'oreille, le psychanalyste est requis d'ouvrir l'oeil, parce que sa tâche est désormais aussi de collecter les objets qui traînent. L'élucidation lacanienne tiendrait de ce qu'on nomme l'investigation. "Rien de plus humain que le crime", disait Jacques-Alain Miller. Sur l'autre scène, nous sommes tous criminels, voilà le sûr - mais que le crime fasse traumatisme, ce n'est pas sûr du tout. Du coup, l'enquête s'oriente sur le corps du délit. C'est le noeud de l'affaire. On a des indices disséminés, et à partir d'eux on cherche à tracer une silhouette. Il s'agit de savoir qui a été tué, ou quoi. On a le criminel, le problème, c'est l'objet du crime qui manque. Où est passé le corps? C'est un casse-tête analytique quotidien.
L'autisme fait question, aujourd'hui plus que jamais. Tout ce qui a été élaboré jusqu'ici est soumis à une critique radicale. On clame qu'il y a eu erreur, tromperie, on invoque la génétique pour écarter l'idée d'une causalité psychique. La cause génétique de l'autisme est-elle aussi établie qu'on nous le dit ? Il faut aller y voir de plus près. Ariane Giacobino et François Ansermet nous expliquent de manière simple et vivante les résultats de ces recherches de pointe. Le code génétique ne livre pas de causalité univoque. Au contraire : si chaque autiste est génétiquement déterminé, ces déterminants sont variables, multiples, hétérogènes. Ces recherches butent sur ce qui fait le propre de chaque cas. La psychanalyse, elle, pose la singularité de chacun, autiste ou non, au coeur de sa pratique. Voilà un croisement bien inattendu entre génétique et psychanalyse que tout semblait opposer !
Clotilde Leguil nous dévoile les coulisses de l?élaboration lacanienne de la psychanalyse à partir d?une corrélation secrète et paradoxale avec la philosophie sartrienne de l?existence. Si le rapport de Lacan à Sartre est de l?ordre d?une liaison dangereuse, c?est qu?il y a risque de méprise et de malentendu: la philosophie existentielle sartrienne nie la dimension de l?inconscient et la perspective lacanienne introduit le structuralisme en psychanalyse pour repenser l?inconscient freudien. Lacan ne recule pas devant les dangers de cette corrélation antinomique. Tout en critiquant Sartre, il réinvestit ses concepts. Ainsi métamorphose-t-il le désir, le manque d?être ou la contingence pour les mettre au service d?une psychanalyse structuraliste. C?est dire combien le structuralisme lacanien se détache singulièrement du mouvement structuraliste: il est question de structure certes, mais aussi de désir et de sujet, sans lesquels la psychanalyse se résorberait dans les sciences humaines. L?on saisira comment Lacan détourne les concepts de la philosophie existentielle pour leur faire jouer une nouvelle partition, qui éclaire l?expérience analytique en tant qu?expérience subjective.
La peur a pris depuis longtemps place dans le pays del'enfance, peur du noir, peur du loup, peur des monstres...Deux discours y répondent. D'un côté, une prétendue sagessedes nations énonce que "ça leur passera" avec l'âge. De l'autre,de modernes experts promettent d'éradiquer le désordre quivient brouiller l'image idéale du bien-être de l'enfant. Cetouvrage interroge la place qu'occupe la peur dans la vie desenfants d'aujourd'hui, à partir des mots de l'enfant tels qu'ilspeuvent être recueillis aussi bien dans une cure avec unpsychanalyste, que par les éducateurs dans les institutionsspécialisées, ou par les enseignants, et autres intervenants,dans l'institution scolaire. Toutes ces situations ne sont pasidentiques, mais, dans chacune d'entre elles, l'adulte concernéfait appel aux ressources qu'il a trouvées dans l'orientationpsychanalytique, que ce soit par l'expérience d'unepsychanalyse personnelle, ou du savoir analytique qu'il aacquis. Ouvrage à plusieurs voix, Peurs d'enfants met envaleur ce que les enfants savent, et, comme on le lira, danschacune des situations présentées, le dernier mot revient àl'enfant. Ce même enfant, nous le rencontrons au fil des écritset des séminaires de Jacques Lacan. De brefs textes depsychanalystes en présentent certains visages, d'autressuivront dans les prochains ouvrages de la collection.